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Trump annonce 2 nouvelles cibles en Iran après sa menace de les ramener à l’âge de pierre
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une allocution télévisée sous haute tension

Side-by-side fusion: « Ali Khamenei crop.jpg » by Khamenei.ir licensed under CC BY 4.0 via Wikimedia Commons + « January 2025 Official Presidential Portrait of Donald J. Trump.jpg » by Daniel Torok (Public domain) via Wikimedia Commons

Cela fait désormais plus de trente jours que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes conjointes sur l’Iran. Le 28 février, les médias d’État ont officiellement confirmé l’assassinat d’Ali Khamenei, le deuxième guide suprême du pays. La tension a franchi un nouveau palier avec les récentes déclarations du président américain Donald Trump.

Le mercredi 1er avril, le chef d’État républicain de 79 ans s’est exprimé lors d’une allocution télévisée organisée à la dernière minute. Il y a affirmé que le conflit pourrait connaître une escalade si les législateurs iraniens ne cédaient pas aux conditions dictées par Washington.

Précisant la position de son administration, Donald Trump a ajouté que les forces armées allaient « terminer le travail » dès que « les objectifs stratégiques fondamentaux [étaient] sur le point d’être atteints ».

L’élargissement des cibles militaires américaines

lanature.ca (image IA)

L’agenda de l’armée américaine va s’élargir pour frapper et détruire des infrastructures civiles, notamment les ponts et les centrales électriques. Cette annonce a été formulée directement par le père de cinq enfants via son réseau social, Truth Social.

« Notre armée, la plus grande et la plus puissante (et de loin !) partout dans le Monde, n’a même pas encore commencé à détruire ce qu’il reste en Iran, » a-t-il écrit sur la plateforme. Il a ensuite détaillé ses intentions : « Les ponts ensuite, puis les Centrales Électriques ! La direction du nouveau Régime sait ce qui doit être fait, et cela doit être fait, VITE ! Président DONALD J.TRUMP. »

Le magazine Newsweek souligne que le fait de cibler des ponts et des centrales électriques étendrait les frappes au-delà des seules installations militaires. Selon l’analyse du média, cette stratégie soulèverait d’importants risques humanitaires et économiques à l’échelle régionale.

La destruction du pont B1 à Karaj

Les frappes ont notamment visé le plus haut pont du pays, le pont B1 de Karaj, culminant à 136 mètres. Le pont B1 faisait partie d’un important chantier autoroutier et n’était pas une cible militaire.

Avant de formuler cette menace contre l’infrastructure électrique, le dirigeant américain avait partagé des images montrant ce qui semblait être une frappe sur le pont B1, situé à Karaj. Les agences, via des reporters tels qu’Alex Brandon-Pool, Fatemeh Bahrami et Nathan Howard pour Getty Images et Anadolu, documentent visuellement ce conflit en cours au Moyen-Orient.

Donald Trump a affirmé que la vidéo partagée montrait « le plus grand pont d’Iran… s’effondrant, pour ne plus jamais être utilisé ». Il a accompagné cette séquence d’un avertissement : « Bien d’autres choses à suivre ! Il est temps pour l’Iran de conclure un accord avant qu’il ne soit trop tard, et qu’il ne reste plus rien de ce qui pourrait encore devenir une grande entreprise, »

Les conséquences de cette frappe ont été communiquées par les autorités locales et relayées par la BBC, qui indique que des responsables iraniens ont déclaré que deux personnes ont été tuées. Le député chargé de la sécurité au bureau du gouverneur d’Alborz a également confirmé à des médias locaux qu’un certain nombre de personnes avaient été blessées.

Cessez-le-feu, Otan et pressions économiques

shutterstock

Sur sa plateforme sociale, le président Trump a rapporté que le « président du nouveau Régime » de l’Iran avait demandé un cessez-le-feu. Il a néanmoins imposé une condition stricte concernant la navigation maritime dans la région.

« Nous aviserons quand le Détroit d’Ormuz sera ouvert, libre et dégagé. Jusque-là, nous bombardons l’Iran jusqu’à l’oubli ou, comme on dit, pour les renvoyer à l’Âge de Pierre, » a déclaré l’homme politique. Il a par ailleurs soutenu qu’il était en contact avec des responsables iraniens non nommés.

Ces menaces concernant de nouvelles infrastructures interviennent dans un contexte économique spécifique, marqué par une flambée des prix du pétrole aux États-Unis. En parallèle, Donald Trump a critiqué les membres de l’Otan, leur reprochant de montrer un manque de soutien envers les objectifs de son pays en Iran.

Le démenti catégorique de Téhéran

Khamenei.ir via wikimedia CC BY 4.0

Les affirmations du gouvernement américain ont rapidement fait réagir Téhéran, qui a nié la tenue de la moindre négociation. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a pris la parole jeudi sur le réseau social X, anciennement connu sous le nom de Twitter.

Répondant aux menaces sur les infrastructures civiles, le ministre a affirmé que cela ne « contraindrait pas les Iraniens à se rendre ». Il a poursuivi : « Cela ne fait que traduire la défaite et l’effondrement moral d’un ennemi en plein désarroi, » avant d’ajouter : « Chaque pont et chaque bâtiment sera reconstruit plus fort. Ce qui ne s’en remettra jamais : les dommages causés à la réputation de l’Amérique. »

Abbas Araghchi a également répliqué à l’expression sur l’Âge de Pierre. « Il y a une différence frappante entre le présent et l’Âge de Pierre : il n’y avait pas de pétrole ou de gaz pompé au Moyen-Orient à l’époque, » a-t-il souligné, concluant par cette question : « Le POTUS et les Américains qui l’ont mis en fonction sont-ils sûrs de vouloir remonter le temps ? »

Selon la source : cnbc.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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