Les survivantes de l’affaire Jeffrey Epstein répondent à Melania Trump après son démenti sur d’éventuels liens
Auteur: Simon Kabbaj
La prise de parole inattendue à la Maison-Blanche

Le jeudi 9 avril, la Maison-Blanche a été le théâtre d’une prise de parole peu commune. Devant la presse réunie pour l’occasion, la Première dame Melania Trump a formulé une rare déclaration publique afin de démentir tout lien avec Jeffrey Epstein, le financier et gestionnaire de fonds condamné pour délinquance.
Cette intervention a surpris de nombreux observateurs de la vie politique américaine. Les experts ont qualifié cette démarche de mouvement inattendu, tandis que la chaîne de télévision BBC a souligné qu’il restait incertain de déterminer ce qui avait exactement motivé cette déclaration publique à ce moment précis.
Lors de cette allocution, l’épouse de Donald Trump a fermement rejeté les affirmations lui prêtant une quelconque association avec Jeffrey Epstein ainsi qu’avec Ghislaine Maxwell. Elle a exigé que toute allégation la reliant à l’homme d’affaires « doivent cesser aujourd’hui ».
Des démentis catégoriques face aux rumeurs en ligne

Au cours de son discours, Melania Trump a tenu à répondre directement aux rumeurs circulant sur internet, lesquelles insinuaient qu’elle aurait rencontré son mari par l’intermédiaire du gestionnaire de fortune. Elle a fermement rejeté ces spéculations, les qualifiant de « tentatives malveillantes de diffamer ma réputation ».
La Première dame a poursuivi son argumentaire en dénonçant vivement les « mensonges infondés et sans fondement » ainsi que les « fausses calomnies » dont elle s’estime la cible. Selon elle, ces attaques proviennent de la part d' »individus et entités politiquement motivés » dont le seul but serait de « gagner financièrement et grimper politiquement ».
Sur le plan factuel, elle a précisé qu’elle n’avait pas été une victime de Jeffrey Epstein et qu’elle avait brièvement « croisé le chemin » de ce dernier au cours de l’année 2000. Elle a expliqué cette rencontre par un simple « chevauchement de cercles sociaux » et a ajouté n’avoir entretenu qu’une « correspondance occasionnelle » avec Ghislaine Maxwell, l’amie et associée du financier déchu.
L’affirmation d’une mise à l’écart totale des actes criminels
Pour clarifier sa position vis-à-vis des crimes commis par Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell — cette dernière purgeant actuellement une peine de vingt ans de prison pour trafic et autres délits liés au dossier —, la Première dame s’est montrée catégorique. « Je n’ai jamais eu connaissance des abus d’Epstein sur ses victimes », a-t-elle déclaré face aux journalistes présents.
Souhaitant dissiper le moindre doute quant à une potentielle participation aux événements tragiques liés à cette affaire, elle a ajouté avec fermeté : « Je n’ai jamais été impliquée à quelque titre que ce soit. Je n’étais pas une participante. » Dans la foulée de ces démentis, elle a interpellé directement les législateurs américains.
Melania Trump a en effet réclamé la tenue d’audiences parlementaires, demandant au Congrès d’offrir aux victimes de trafic l’opportunité de témoigner « avec le pouvoir d’un témoignage sous serment ». « Toutes et chacune des femmes devraient avoir leur jour pour raconter leur histoire en public si elles le souhaitent, et ensuite leur témoignage devrait être inscrit de façon permanente dans les archives du Congrès », a-t-elle affirmé, avant de conclure : « Alors, et alors seulement, nous aurons la vérité. »
La réponse immédiate et conjointe des victimes

déclaration poster par Jim Acosta / X (traduit en français)
La proposition de la Première dame de convoquer les survivantes devant le Congrès a suscité une réaction rapide de la part des principales intéressées. Plus d’une douzaine de victimes de Jeffrey Epstein ont publié une lettre commune pour répondre aux propos tenus depuis la Maison-Blanche.
Dans ce document conjoint, les victimes ont exprimé leur mécontentement face à cet appel à témoigner de nouveau. Elles ont indiqué avoir le sentiment que Melania Trump cherchait à « déplacer le fardeau » sur leurs épaules, rappelant qu’elles avaient d’ores et déjà partagé leurs histoires à de multiples reprises par le passé.
Le groupe a également profité de cette prise de parole pour exiger la publication intégrale des documents restants relatifs à l’affaire Epstein. « Les survivants de Jeffrey Epstein ont déjà fait preuve d’un courage extraordinaire en se manifestant, en déposant des rapports et en témoignant. Leur en demander davantage maintenant est un détournement de responsabilité, pas de la justice, » souligne la lettre adressée en réponse.
La demande de reddition de comptes concernant Pam Bondi
First Lady Melania Trump’s Statement pic.twitter.com/juyoDgi2QR
— First Lady Melania Trump (@FLOTUS) April 10, 2026
Le communiqué des victimes ne s’arrête pas au simple refus d’une nouvelle audition parlementaire. Le groupe pointe également du doigt les possibles diversions créées par le discours du 9 avril, en mentionnant des figures précises liées à la gestion juridique de ce vaste dossier de trafic.
Le texte cible particulièrement une responsable politique. « Cela détourne également l’attention de Pam Bondi, qui doit répondre des dossiers retenus et de l’exposition de l’identité des survivants. Ces échecs continuent de mettre des vies en danger tout en protégeant les complices, » accusent les signataires dans leur lettre commune.
En guise de conclusion, les victimes réitèrent que le travail d’investigation et de témoignage a déjà été accompli de leur côté. « Les survivants ont fait leur part. Maintenant, il est temps pour ceux au pouvoir de faire la leur, » termine le document, marquant ainsi une limite claire entre les attentes des autorités et les actions déjà entreprises par celles qui ont subi les actes du gestionnaire de fonds.
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