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L’administration de Donald Trump dévoile un projet d’« Arc de Trump » de 76 mètres à Washington, D.C
Crédit: shutterstock / lanature.ca (image IA)

Un nouveau géant dans le ciel de washington

Harrison Design and the US Commission of Fine Arts

La physionomie de la capitale américaine pourrait bientôt connaître une transformation majeure. Vendredi, l’administration de Donald Trump a dévoilé les détails de ses plans visant à construire un arc de triomphe de 250 pieds de haut, un édifice qui deviendrait une caractéristique permanente du paysage urbain et éclipserait visuellement le Lincoln Memorial.

Les plans, qui ont fait l’objet d’une maquette par le cabinet d’architectes Harrison Design, révèlent une structure monumentale qui dépasserait le bâtiment du Capitole des États-Unis d’environ 20 pieds. Au sommet de cet arc de 250 pieds trônera une statue dorée de Lady Liberty mesurant 60 pieds de haut, offrant une nouvelle silhouette emblématique à l’horizon de Washington DC.

L’esthétique du monument se veut chargée en symboles. Juste sous la statue, les mots « One Nation Under God » s’étendront sur toute la largeur de l’édifice. Pour parfaire cette base imposante, les plans prévoient l’installation de deux lions dorés.

La quête d’héritage à l’approche des élections

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Ce projet intervient à un moment charnière. Alors que Donald Trump entame depuis un an et demi son deuxième et dernier mandat, son équipe rapprochée se penche sur la question de son héritage présidentiel. Avec une élection de mi-mandat qui s’annonce difficile, l’objectif est d’imprimer sa marque de façon permanente sur la ville.

Cette initiative monumentale fait suite à un autre projet d’envergure qui a été mis en pause, celui de la construction d’une immense salle de bal sur le site de l’ancienne aile est. En érigeant cet édifice, l’actuel locataire de la Maison-Blanche souhaite rejoindre les grands présidents de la nation, tels que George Washington, Abraham Lincoln et Thomas Jefferson, en disposant de son propre monument permanent.

L’annonce de cette modification majeure a été faite via le réseau social Truth Social. Le président y a déclaré : « Ce sera un merveilleux ajout à la région de Washington DC dont tous les Américains pourront profiter pendant de nombreuses décennies à venir ! ».

L’inspiration européenne et ses résonances militaires

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Rapidement surnommé « Arc de Trump », le projet imite ouvertement l’Arc de Triomphe de Paris. L’année dernière, lors de la première évocation de ses intentions, le président avait précisé vouloir faire une référence directe au monument français, construit sous l’empereur Napoléon pour commémorer les guerres expansionnistes consécutives à la Révolution française, guerres qui ont finalement mené à sa défaite.

Cette filiation architecturale s’inscrit dans une longue tradition. Napoléon lui-même s’était inspiré de l’Arc de Titus à Rome, un édifice vieux de 2000 ans célébrant les victoires militaires des empereurs Vespasien et Titus. Ces deux arcs historiques partagent une caractéristique commune : ils sont décorés de sculptures et de gravures illustrant de grandes batailles de l’histoire mondiale.

Cette tradition décorative soulève des spéculations quant aux événements qui pourraient orner l’édifice américain. Il est évoqué la possibilité de voir des frises dépeignant l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par la Delta Force, ou encore les frappes aériennes sur l’Iran qui ont tué 3000 personnes tout en laissant le régime décimé largement intact.

Un emplacement historique face au fleuve potomac

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Le lieu d’implantation de cet arc a été choisi pour maximiser son impact visuel. La construction est prévue sur le Memorial Circle, situé au pied du pont commémoratif d’Arlington. Cette position placerait le monument directement face au célèbre Lincoln Memorial, les deux édifices étant seulement séparés par les eaux du fleuve Potomac.

Le projet doit encore être approuvé par un conseil. La Commission des Beaux-Arts (CFA), désormais composée de personnes nommées par Donald Trump après le licenciement des six précédents commissaires, se réunira le 16 avril pour décider d’ajouter ou non cette structure aux monuments de DC.

Pour l’administration, la symbolique du lieu est primordiale. Davis Ingle, porte-parole de la Maison-Blanche, a justifié ce choix dans un communiqué : « Cela améliorera l’expérience des visiteurs au cimetière national d’Arlington pour les anciens combattants, les familles des disparus et tous les Américains, en servant de rappel visuel des nobles sacrifices supportés par tant de héros américains tout au long de nos 250 ans d’histoire afin que nous puissions profiter de nos libertés aujourd’hui. ».

Critiques architecturales et question du financement

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Cette volonté de remodeler le visage de la capitale de la nation est loin de faire l’unanimité. Une vague de mécontentement a d’ailleurs conduit certains opposants à inonder de critiques négatives la firme architecturale à l’origine des plans. Un individu a ainsi qualifié le projet de « De mauvais goût, sans inspiration et dérivé, ».

Cette même personne a poursuivi son argumentaire en déclarant : « Le travail de Harrison Design sur l’arc de triomphe de D.C. est un pas en arrière pour l’architecture américaine. ». Le critique a conclu en ajoutant : « Choisir de concevoir un monument littéral à l’ego plutôt que de créer quelque chose d’original ou de significatif pour le 250e anniversaire montre un manque total de vision et un ensemble discutable de valeurs d’entreprise. ».

Enfin, la manière dont ce projet de construction massif sera payé n’est pas encore claire. Toutefois, un responsable de l’administration a confié au journal The Guardian que « une certaine combinaison de fonds publics et privés » serait utilisée pour régler la facture.

Selon la source : unilad.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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