Un rappel brutal de l’hiver en plein printemps ?

Alors que les premiers bourgeons annoncent timidement le retour des beaux jours, un invité surprise pourrait bien s’inviter au Québec : l’hiver. Les premiers jours de mai, souvent synonymes de douceur, risquent de prendre une tournure bien différente cette année. Un risque de flocons plane sur plusieurs secteurs, y compris dans le sud de la province, pour la fin de semaine à venir.
Ce scénario, publié le 27 avril 2026, peut sembler surprenant. Pourtant, l’histoire météorologique du Québec nous enseigne que le mois de mai est un véritable caméléon, capable de passer d’un extrême à l’autre sans préavis. Préparez-vous à un choc des températures.
Flocons en vue : que disent les modèles météo ?

Après un début de semaine où le mercure a flirté avec les 20 °C, les prévisions météorologiques agissent comme une véritable douche froide. Un changement radical de régime atmosphérique se profile à l’horizon, ouvrant la voie à une masse d’air beaucoup plus froide. Depuis plusieurs jours, les modèles informatiques convergent vers un même constat : une bande de précipitations tenace pourrait stagner sur la province samedi et dimanche.
Le résultat ? Un possible retour de la neige. Le météorologue Patrick Duplessis le confirme : « Les premiers jours du mois de mai pourraient être sous les flocons dans plusieurs secteurs ». Pour la majorité des Québécois, il ne sera pas nécessaire de ressortir la souffleuse. Toutefois, même la région du Grand Montréal pourrait voir tomber de la neige fondante, un spectacle toujours particulier à cette période de l’année.
Mai, un mois de contrastes frappants

Le mois de mai au Québec est une période de transition où tout peut arriver. Il n’est pas rare d’assister à des épisodes de chaleur extrême, suivis de près par une véritable bordée de neige. L’histoire climatique de la province est riche de ces contrastes saisissants. Les archives montrent que les années 1960 et 1970 ont été particulièrement généreuses en chutes de neige tardives.
Cette volatilité n’est pas qu’un lointain souvenir. Pas plus tard que l’an dernier, le 11 mai 2025, des flocons ont été observés dans l’Est de la province et à Fermont. Depuis les années 1990, la métropole montréalaise reçoit en moyenne de la neige une année sur quatre au cours du mois de mai, preuve que ce phénomène reste une possibilité bien réelle.
Des records de neige inscrits dans l’histoire

Certaines chutes de neige printanières ont marqué les esprits et les livres de records. Beaucoup se souviennent peut-être de la journée du 10 mai 1963, où plusieurs records de neige ont été pulvérisés dans le sud du Québec. Ce jour-là, Montréal a reçu une accumulation remarquable de 21,8 cm.
Si ce record montréalais tient toujours, la palme de la plus importante chute de neige en mai pour une ville principale du Québec revient à Sept-Îles. Le 1er mai 1974, la ville a été recouverte d’un manteau blanc de 29,2 cm. Ces chiffres témoignent de la capacité de l’hiver à s’accrocher, même lorsque le printemps semble bien installé.
L’incroyable mai 2020 : de la neige à la canicule en 19 jours

Pour illustrer parfaitement le caractère imprévisible de ce mois, il suffit de remonter à 2020. Cette année-là, Montréal a connu son dernier épisode de neige en mai. Mais c’est la suite qui démontre la nature extrême de la météo québécoise. Après avoir vu des flocons le 8 mai, la ville a littéralement basculé dans l’été.
Le 27 mai, soit à peine 19 jours plus tard, un record de chaleur a été fracassé avec une température écrasante de 36,6 °C. Comme le précise Patrick Duplessis, « Cette température est d’ailleurs la plus chaude enregistrée au XXIe siècle à la station météorologique de l’aéroport Montréal-Trudeau ». Un grand écart qui rappelle que, en mai, il faut s’attendre à tout.
Selon la source : meteomedia.com