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Première vague de chaleur de l’année s’abat sur le Canada : jusqu’à 35 °C attendus
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une vague de chaleur massive attendue sur les Prairies

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Il s’apprête à faire très chaud sur une large étendue du Canada. En effet, la première vague de chaleur significative de l’année devrait s’abattre sur le sud des Prairies au cours de cette semaine.

Les prévisions annoncent un épisode climatique intense, avec des températures qui pourraient atteindre la barre des 35 °C dans certaines parties du sud de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba.

Cette première longue période de chaleur est caractérisée par un thermomètre grimpant potentiellement au-dessus de 32 °C sur plusieurs jours consécutifs. Environnement et Changement climatique Canada prévoit des maximales dépassant les 30 °C à Regina et à Saskatoon du mardi jusqu’au samedi, et cela pourrait même s’étirer jusqu’à dimanche.

L’impact détaillé par province et les avertissements

Cette illustration indique le risque d’incendie au Canada. Le centre et le sud de l’Alberta sont exposés à un risque extrême. (Système canadien d’information sur les feux de forêt)

La chaleur s’installera d’abord au Manitoba, en descendant principalement sur la partie sud de la province à partir de jeudi. Les températures atteindront les 30 °C ou plus dans les villes de Brandon et de Winnipeg, mais le phénomène s’étendra également vers le nord pour toucher les municipalités de The Pas et de Flin Flon.

En Alberta, la ville de Medicine Hat connaîtra des températures de 30 °C ou plus tout au long de cette semaine. Cette hausse des températures s’accompagne d’une humidité croissante et d’un risque d’orages, selon les observations des météorologues.

Parallèlement, le réseau The Weather Network met en garde contre des valeurs d’humidex élevées à travers les zones touchées. Il s’agit d’un événement de chaleur significatif, comme l’a déclaré David Phillips, le climatologue principal d’Environnement et Changement climatique Canada.

Un contraste saisissant après un printemps particulièrement froid

« À Winnipeg, par exemple, quand vous parlez de 36 degrés d’ici … mercredi, je veux dire, c’est 15 degrés plus chaud que ce que cela devrait être, » a déclaré David Phillips. Il a souligné que cette chaleur survient de manière brutale, immédiatement après des températures plutôt fraîches.

« Dans de nombreuses régions, l’est des Prairies a encore de la glace sur les lacs et dans les rivières, » a-t-il précisé. « Je veux dire, quelqu’un a plaisanté en disant que le temps de pêche lors du long week-end de mai ressemblait plus à de la pêche sur glace qu’à de la pêche ordinaire. Donc ça a vraiment été une arrivée lente, lente. »

« Cela vous montre vraiment que cette fraîcheur que nous avons eue — ce va-et-vient, ce genre de météo en coup de fouet, où, mon Dieu, il a fait froid, et ensuite ça a été une chaleur, et ensuite de retour au froid, où vous avez du gel suivant des vagues de chaleur, » a ajouté le climatologue. « Je veux dire, ça a juste été tout mélangé, et certainement la situation semble sur le point de changer. »

Le bilan chiffré des températures et des feux de forêt

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Monsieur Phillips a fait remarquer que les Prairies ont traversé un printemps plus froid que la normale, une tendance observée sur une grande partie du territoire canadien. Les données de Winnipeg illustrent parfaitement ce phénomène : les températures y ont été de 2,5 °C plus froides que la normale en mars, de 3 °C plus froides en avril et de 2,2 °C plus froides en mai.

« Donc cela va être presque passer de conditions de type hivernal à vraiment les jours de canicule de l’été à la fin de mai, et cela va être très abrupt, » a-t-il poursuivi.

Si la fin de ce long et frais printemps peut réjouir une partie de la population, cette période a tout de même engendré un effet positif majeur, à savoir un risque réduit de feux de forêt. Monsieur Phillips a rappelé qu’à la même époque l’année dernière, plus de 315 000 hectares de forêt avaient déjà brûlé à cause des feux de forêt. Au moment de rédiger ces lignes, le bilan actuel fait état de 16 808 hectares brûlés. Cependant, avec la transition vers un temps plus chaud et le potentiel de formation d’orages, le risque d’incendie va s’accroître.

Les mécanismes climatiques à l’œuvre et les mesures de prévention

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Pour expliquer ces variations, David Phillips indique qu’un changement dans le modèle de circulation atmosphérique est à l’origine non seulement de l’hiver et du printemps plus froids, mais également de la bascule vers ces températures nettement plus chaudes.

« Ce que nous voyons avec le changement climatique est que cela modifie le modèle de circulation. Et la chose qui doit frustrer beaucoup de personnes qui sont dans le déni ou sceptiques, ils disent, ‘Ouais, eh bien, pourquoi avons-nous cet hiver froid ?' » a-t-il expliqué. « Eh bien, le fait est que parfois le réchauffement climatique peut créer un hiver plus froid, parce que vous obtenez davantage de cette circulation arctique descendant vers le sud. »

Dans ce contexte météorologique en pleine mutation, The Weather Network rappelle l’importance de rester hydraté, d’éviter la lumière directe du soleil et d’utiliser la climatisation lorsque cela est possible. Les spécialistes recommandent également de vérifier régulièrement l’état de santé des amis et des voisins vulnérables, ainsi que des personnes plus âgées.

Selon la source : cbc.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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