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Tramway à Québec : cette pluie de contraventions qui fragilise le projet
Crédit: lanature.ca (image IA)

Quand les chantiers riment avec contraventions

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Pour garantir l’adhésion des citoyens au projet du tramway, une chose est certaine : il faut à tout prix éviter que les entraves liées aux travaux deviennent des pièges à contraventions. Or, un récent épisode dans le secteur du Grand Théâtre a précisément créé cette perception, soulevant des inquiétudes sur la gestion des chantiers à venir.

En mars, en l’espace de moins d’une semaine, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a émis pour plus de 25 000 dollars d’amendes à des automobilistes. L’information, rapportée par le journaliste Vincent Desbiens, a mis en lumière une situation tendue qui pourrait nuire à l’image du mégaprojet.

L’affaire du Grand Théâtre : un couac à 25 000 $

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Ce sont les commerçants de la rue Jacques-Parizeau qui ont initialement tiré la sonnette d’alarme. Dans nos pages, ils avaient dénoncé le fait que nombre de leurs clients se retrouvaient pénalisés par une nouvelle réglementation de la circulation. Le problème majeur ? Celle-ci était entrée en vigueur après un préavis de seulement trois jours, un délai jugé beaucoup trop court pour permettre aux usagers de s’adapter.

Cette situation a rapidement pris de l’ampleur, transformant une simple modification de la circulation en un sujet de mécontentement. Pour les commerçants, voir leur clientèle sanctionnée de la sorte n’était pas seulement injuste, mais potentiellement dommageable pour leurs affaires déjà impactées par les travaux.

La mairie tente de rassurer, les faits interrogent

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Informé de la situation à son retour d’une mission dans l’Ouest canadien, le maire Bruno Marchand avait publiquement déploré ce court délai d’avis. Il avait alors assuré que des ajustements seraient faits pour corriger le tir. Pour défendre l’action des policiers, le maire avait également affirmé, sans toutefois fournir de chiffres pour le prouver, que les deux premiers jours, trois fois plus d’avertissements que de contraventions avaient été distribués.

Pourtant, les informations obtenues par notre collègue journaliste semblent raconter une autre histoire. Elles tendent plutôt à démontrer que les agents sur le terrain ont fait preuve d’un zèle certain dans l’application du nouveau règlement. Cette divergence entre le discours municipal et les faits rapportés laisse planer un doute sur la coordination des opérations.

Chantiers géants : l’humain au cœur du défi

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S’il est désormais trop tard pour revenir sur ce cafouillage, la Ville de Québec doit en tirer les leçons. L’enjeu est de taille : éviter que chaque nouvelle phase de travaux majeurs pour le tramway ne soit perçue comme une source de revenus par la contravention. Ces chantiers, les plus importants que la capitale ait jamais connus, forcent les citoyens à modifier profondément leurs habitudes de déplacement.

Ces changements génèrent déjà leur lot de désagréments aux heures de pointe, provoquant frustrations et retards. Dans ce contexte, la tolérance est mince. Bien sûr, un automobiliste qui mettrait en danger la vie d’autrui en ignorant une entrave doit être sanctionné. Mais une bonne signalisation et un positionnement stratégique des policiers devraient justement prévenir de telles situations.

Prévention et communication : les clés pour avancer

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La solution passe par une stratégie en deux temps. D’une part, les communications concernant les chantiers doivent être faites bien à l’avance et répétées sur plusieurs plateformes pour s’assurer que l’information atteigne un maximum de personnes. D’autre part, une directive claire doit être donnée aux policiers sur le terrain : durant les premiers jours d’une nouvelle entrave, leur mission doit être de privilégier la sensibilisation et la prévention plutôt que la coercition.

Le projet du tramway fait déjà l’objet de suffisamment de démagogie pour ne pas y ajouter des frictions inutiles. Une meilleure communication entre la Ville et son service de police est indispensable pour que les travaux se déroulent en sécurité et dans l’ordre, mais sans donner l’impression d’un excès de zèle. C’est à ce prix que la confiance des citoyens pourra être maintenue.

Selon la source : journaldequebec.com

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