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Une découverte incroyable révèle comment les reines bourdons survivent une semaine sous l’eau
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une découverte née du hasard dans un laboratoire canadien

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Parfois, les plus grandes découvertes scientifiques ne sont pas le fruit d’un plan minutieux, mais d’un simple accident. C’est exactement ce qui est arrivé à une équipe de chercheurs canadiens de l’Université de Guelph. Alors qu’ils menaient des expériences en laboratoire sur des reines bourdons, un imprévu a révélé une capacité de survie totalement insoupçonnée chez ces insectes.

Les scientifiques ne s’attendaient absolument pas à observer un tel phénomène. Leur travail quotidien a été bouleversé par une observation fortuite qui remet en question ce que l’on pensait savoir sur la résistance de ces pollinisateurs essentiels. Un accident qui allait bientôt se transformer en une piste de recherche prometteuse.

Quand des reines que l’on croyait mortes reviennent à la vie

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Le point de départ de cette histoire, rapportée par le site The Conversation, est un incident technique. Les scientifiques conservaient des reines bourdons dans des tubes individuels, placés au réfrigérateur pour leurs recherches. À leur grande surprise, ils ont constaté que certains de ces tubes s’étaient accidentellement remplis d’eau.

Leur première réaction fut de croire à une perte totale. « Au départ, nous avons pensé que les reines étaient mortes », écrivent Sabrina Roudeau, Charles-Antoine Darveau et Nigel Raine, les auteurs de l’étude. Mais le dénouement fut tout autre. « Mais après avoir vidé l’eau, elles ont commencé à bouger et se sont rapidement rétablies, suggérant que les reines bourdons étaient en mesure de survivre à une immersion ».

Une semaine de survie aquatique confirmée par l’expérience

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Une simple observation accidentelle ne suffit pas à établir une vérité scientifique. Pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un coup de chance ou d’une erreur d’interprétation, les chercheurs ont décidé de reproduire les conditions de l’incident de manière contrôlée. Ils ont alors mis en place une nouvelle expérience, cette fois-ci sur un échantillon bien plus large de 143 autres reines bourdons.

Les résultats ont été sans appel, confirmant leur intuition première. Les reines bourdons sont bel et bien capables de survivre à une immersion prolongée. L’étude a démontré qu’elles pouvaient non seulement tenir plusieurs jours sous l’eau, mais que cette incroyable résistance pouvait s’étendre jusqu’à une semaine complète.

Un atout majeur face aux menaces climatiques

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Cette capacité de survie aquatique n’est pas une simple curiosité biologique ; elle représente une excellente nouvelle dans le contexte du changement climatique. Les reines bourdons sont particulièrement menacées par les inondations, qui peuvent survenir durant leur période d’hibernation, un état appelé diapause. C’est un moment crucial pour la survie de l’espèce.

La diapause, qui dure entre six et neuf mois, survient juste après l’accouplement. Durant cette période, les reines, qui sont les seules à pouvoir se reproduire, s’enfouissent seules dans une cavité creusée dans le sol pour passer l’hiver. Le risque qu’un sol gorgé d’eau ou une inondation remplisse leur abri est donc bien réel. Savoir qu’elles peuvent y survivre change radicalement la donne.

Les secrets physiologiques d’une résistance hors norme

credit : lanature.ca (image IA)

Comment une telle prouesse est-elle possible ? Les scientifiques expliquent que durant la diapause, le métabolisme des reines ralentit considérablement. Leurs besoins énergétiques diminuent, tout comme leurs besoins en oxygène. C’est cette mise en veille de leur organisme qui leur permet de supporter des conditions extrêmes, comme une immersion prolongée.

Une énième expérience a même permis de vérifier un fait étonnant : même sous l’eau, les reines continuent de consommer de l’oxygène et de libérer du dioxyde de carbone. En complément, elles utilisent un processus dit anaérobie, qui leur permet de produire de l’énergie sans avoir besoin d’oxygène. Cette double capacité respiratoire et énergétique rassure donc sur la capacité de l’espèce à faire face aux défis environnementaux à venir.

Selon la source : demotivateur.fr

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