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Les humains pourraient être capables de faire repousser de nouvelles dents d’ici seulement 4 ans
Crédit: lanature.ca (image IA)

La distinction biologique entre les os et les dents

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Le corps humain adulte moyen est constitué de 206 os. Cette structure se compose d’un mélange durci de calcium, de minéraux et de collagène. Cet ensemble forme l’échafaudage biologique qui nous accompagne tout au long de notre journée. Les os possèdent une résilience remarquable : en cas de fracture, ils bénéficient d’une astuce biologique leur permettant de se régénérer d’eux-mêmes.

En revanche, les dents ne sont pas des os. Bien qu’elles partagent des matériaux similaires et constituent le matériau le plus dur du corps humain grâce à leur couche protectrice d’émail, elles sont dépourvues de cette capacité vitale à guérir et à repousser. Une réalité scientifique qui pourrait ne pas s’inscrire éternellement dans le marbre.

Le lancement des essais cliniques au Japon

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Des chercheurs japonais ont avancé dans le développement d’un médicament expérimental dont la promesse est de faire repousser les dents humaines. La phase des essais sur l’homme a officiellement débuté au mois de septembre 2024. Les scientifiques estiment que les humains pourraient être capables de faire pousser de nouvelles dents d’ici seulement quatre ans.

Katsu Takahashi, chef du service de dentisterie à l’institut de recherche médicale de l’hôpital Kitano d’Osaka, s’est exprimé dans les colonnes du journal The Mainichi en 2024. « Nous voulons faire quelque chose pour aider ceux qui souffrent de la perte ou de l’absence de dents, » a-t-il déclaré.

Le spécialiste souligne le contexte de cette recherche inédite. « Bien qu’il n’y ait eu aucun traitement à ce jour offrant une guérison permanente, nous sentons que les attentes des gens pour la croissance des dents sont élevées, » précise le médecin.

Le rôle central de l’anticorps USAG-1

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Cette avancée médicale fait suite à de nombreuses années d’études concentrées sur un anticorps spécifique nommé Uterine sensitization–associated gene-1, plus connu sous le sigle USAG-1. Les recherches ont démontré que cet anticorps inhibe la croissance des dents chez les furets et les souris.

En 2021, des scientifiques de l’Université de Kyoto, qui seront impliqués dans les futurs essais cliniques sur l’homme, ont fait une découverte majeure. Ils ont mis en évidence qu’un anticorps monoclonal, une technique habituellement employée dans la lutte contre le cancer, perturbait l’interaction entre l’USAG-1 et des molécules connues sous le nom de protéine morphogénétique osseuse, ou BMP.

Katsu Takahashi, co-auteur de cette étude, a expliqué cette dynamique dans un communiqué de presse publié à l’époque. « Nous savions que la suppression de l’USAG-1 profite à la croissance des dents. Ce que nous ne savions pas, c’était si ce serait suffisant, » a-t-il détaillé. Il a complété son propos en ajoutant : « Les furets sont des animaux diphyodontes avec des modèles dentaires similaires à ceux des humains. »

Le protocole de l’étude menée sur l’homme

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Les scientifiques cherchent à présent à vérifier l’étendue de ces similarités à travers un essai mené sur l’homme. Cette étude se concentre sur un groupe de 30 individus de sexe masculin, dont l’âge est compris entre 30 et 64 ans. Chaque participant étudié présente l’absence d’au moins une dent.

Afin de prouver son efficacité et sa sécurité, le médicament sera administré par voie intraveineuse. Lors des précédentes études réalisées sur les modèles animaux, aucun effet secondaire n’a été signalé par les équipes de recherche.

Les perspectives pédiatriques et l’horizon 2030

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Si toutes ces étapes préliminaires se déroulent comme prévu, l’hôpital Kitano prévoit d’administrer ce traitement à des patients âgés de 2 à 7 ans. Pour être inclus dans cette phase, ces jeunes patients devront présenter une absence d’au moins quatre dents.

L’objectif final affiché par les équipes de recherche est de rendre ce médicament de repousse dentaire disponible à l’horizon de l’année 2030. Actuellement, ces traitements se concentrent spécifiquement sur les patients atteints de déficience dentaire congénitale.

Cependant, les ambitions à long terme dépassent ce cadre initial. Katsu Takahashi exprime l’espoir que ce traitement sera un jour accessible à toute personne ayant perdu une dent au cours de son existence.

Selon la source : popularmechanics.com

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