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Cet ex-procureur vedette pourrait-il changer la donne pour le PLQ à Québec ?
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un coup de circuit inattendu pour les libéraux à Québec

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Le Parti libéral du Québec (PLQ) vient de marquer un point majeur dans la capitale. Le chef libéral, Charles Milliard, a officialisé la candidature de l’ancien procureur vedette René Verret dans la circonscription stratégique de Louis-Hébert. Cette annonce est perçue comme un véritable coup de circuit pour le parti, qui ne compte plus aucun représentant dans la région de Québec depuis 2019.

Avec cette nomination, le PLQ devient la première formation politique à présenter une candidature d’envergure dans la région. Cette stratégie s’inscrit dans une volonté de reconquête, après des années d’absence sur l’échiquier politique local. Le choix de Louis-Hébert n’est pas anodin : c’est un terrain que les libéraux ont longtemps dominé avant de le céder à la caquiste Geneviève Guilbault en 2018.

René Verret, une légende du palais de justice

Qui est René Verret ? Pour beaucoup, son nom est synonyme de rigueur et de ténacité. Qualifié de « véritable légende dans les corridors du palais de justice de Québec » par la journaliste Kathryne Lamontagne lors de son départ à la retraite en 2019, l’homme a bâti une réputation solide au cours de ses 33 ans de carrière comme procureur de la Couronne.

Son bilan est impressionnant. Il est notamment celui qui a fait condamner Guy Turcotte pour le meurtre de ses deux enfants. Au fil de sa carrière, il a remporté une vingtaine de procès devant jury, ne subissant qu’une seule défaite, un acquittement lors de sa toute dernière apparition au tribunal. Il y a sept ans, jugeant avoir « fait le tour du jardin », il avait choisi de passer de l’autre côté de la barre, en devenant avocat de la défense.

Lundi, aux côtés de son nouveau chef, il s’est dit animé par une énergie, un dynamisme et une motivation renouvelés pour embrasser la fonction de député.

Une stratégie à deux vitesses pour la reconquête

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La candidature de René Verret envoie un signal positif et puissant pour le PLQ dans la région, susceptible de faciliter le recrutement d’autres candidats de qualité. Elle s’ajoute à une autre annonce faite le mois précédent par Charles Milliard : celle de l’info-influenceur Farnell Morisset dans la circonscription de Taschereau. Ce dernier vise une clientèle plus jeune, un électorat différent.

La situation n’est cependant pas la même dans les deux comtés. Taschereau représente un défi de taille pour les libéraux, qui n’y possèdent pas de tradition électorale forte. En revanche, Louis-Hébert a longtemps été un bastion libéral. La présence d’une pointure comme Me Verret rend la reconquête de ce territoire tout à fait plausible.

Un engagement politique né d’une conviction personnelle

À 66 ans, qu’est-ce qui a poussé cet homme de loi à se lancer en politique ? C’est René Verret lui-même qui a fait les premiers pas vers le Parti libéral du Québec. En quête d’un nouveau défi, il a expliqué lundi que le PLQ était la seule formation politique pour laquelle il pouvait envisager de s’engager.

Cet attachement a des racines profondes. Il a raconté que dans sa famille, on votait libéral depuis plusieurs générations. Une anecdote touchante illustre cette fidélité : lorsqu’il a annoncé son intention à sa mère, âgée de 94 ans, celle-ci lui a simplement lancé : « Tu as besoin d’être pour les libéraux ».

Un vent d’optimisme, mais la partie est loin d’être gagnée

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Interrogés par les journalistes sur la possibilité que Me Verret devienne un futur ministre de la Justice, Charles Milliard et son candidat ont préféré faire preuve d’humilité. Le potentiel est évidemment là si le PLQ forme le prochain gouvernement, mais le chemin est encore long. Un vent d’optimisme souffle néanmoins chez les libéraux, qui connaissent une remontée dans les sondages.

La victoire n’est acquise nulle part, ni dans Louis-Hébert ni ailleurs. Les intentions de vote demeurent très volatiles, comme le montrent les différents sondages. Pourtant, une chose est claire : ce qui semblait impossible il y a seulement quelques mois, avant l’arrivée de Charles Milliard à la tête du parti, apparaît aujourd’hui comme tout à fait envisageable.

Selon la source : journaldemontreal.com

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