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Une Canadienne vivant en France : des petites choses du quotidien qui lui ont soudainement fait regretter le Canada
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Le choc initial de l’expatriation académique

lanature.ca (image IA)

Les différences entre la France et l’Amérique du Nord alimentent de nombreuses conversations, mais leur réalité reste difficile à appréhender tant qu’elle n’a pas été vécue de l’intérieur. Le choix de s’installer en France pour poursuivre des études universitaires représente un changement de vie majeur pour les étudiants internationaux.

Cette décision de déménager à l’étranger pour l’école est souvent décrite comme l’une des meilleures à prendre. L’expérience est suffisamment positive pour inciter à recommander activement à d’autres personnes d’envisager un parcours universitaire à l’international, avec une mention toute particulière pour la destination française.

Malgré l’enthousiasme généré par cette installation, la transition demande une période d’adaptation. L’intégration au quotidien local implique de se familiariser avec plusieurs aspects spécifiques du mode de vie français qui nécessitent un certain temps d’assimilation.

La fermeture méridienne et hebdomadaire des commerces

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La gestion du temps de travail constitue l’une des premières surprises. La société française accorde une grande importance à l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Il n’est donc pas rare de constater que de nombreux commerces ferment leurs portes à midi pour la pause déjeuner, une coupure qui s’étend généralement entre 12h00 et 14h00.

Cette organisation du temps impacte directement les démarches du quotidien. Pour se rendre à la banque ou pour toute affaire liée au gouvernement, il est impératif de vérifier préalablement les horaires d’ouverture. Ces institutions sont très souvent fermées pendant la pause du midi, ainsi que les dimanches et les lundis.

Ce rythme ne concerne pas uniquement les grandes administrations. Les petites boutiques de vêtements et les magasins indépendants qui n’appartiennent pas à de grandes chaînes appliquent également ces mêmes règles de fermeture à la mi-journée et en début de semaine.

Les horaires stricts de la restauration

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Le domaine de la restauration fonctionne selon des plages horaires très précises. La majorité des restaurants ouvrent pour le service du déjeuner aux alentours de 12h00 et terminent vers 14h00. Ils rouvrent ensuite pour le service du dîner vers 19h00 et ferment leurs portes autour de 22h00.

Cette rigidité des horaires demande une réorganisation pour ceux qui ont l’habitude de manger à toute heure, au gré de leurs envies. Un client prêt à déjeuner à 15h00 se retrouve face à deux options : se tourner vers la restauration rapide ou patienter jusqu’à 19h00. Une sortie au restaurant pour un déjeuner tardif, vers 16h00 par exemple, se solde généralement par des portes closes.

Bien que le fait de cuisiner régulièrement chez soi atténue ce problème au quotidien, l’impossibilité de trouver un établissement classique ouvert en milieu d’après-midi impose de planifier ses sorties avec beaucoup plus d’anticipation qu’en Amérique du Nord.

L’utilisation exclusive du format 24 heures

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La lecture de l’heure marque une autre distinction culturelle forte. Les personnes ayant grandi au Canada sont majoritairement habituées au format de 12 heures, différencié par les mentions AM et PM. Bien que le format de 24 heures y soit occasionnellement utilisé, les horloges affichent le format de 12 heures dans 95 % des cas.

En France, comme dans la majeure partie de l’Europe, le format de 24 heures est la norme. Ce système offre l’avantage d’éliminer toute confusion potentielle lors de la prise de rendez-vous : le chiffre 8 désigne sans ambiguïté 8h00 du matin, tandis que 20h00 est utilisé pour le soir. Par ailleurs, l’utilisation de ce format semble sonner de manière plus naturelle en langue française qu’en anglais.

L’adaptation mentale à ce système prend un certain temps. Même si les téléphones et les ordinateurs portables sont paramétrés sur 24 heures, le cerveau conserve souvent le réflexe de convertir mentalement et par habitude l’heure au format de 12 heures.

La perception de l’alimentation et le concept de produits sains

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La composition des produits de grande consommation constitue une différence notable. Lors d’une soirée passée au lit à regarder un film, l’envie de consommer des collations très peu diététiques se heurte à la réalité des rayons français. Ce qui est considéré comme une collation mauvaise pour la santé en France serait classé comme relativement sain au Canada.

Les recettes des marques internationales s’en trouvent modifiées. Les biscuits de la marque Oreo n’ont pas le même goût et ressemblent davantage aux versions sans matières grasses vendues sur le marché canadien. De plus, il est impossible de retrouver dans les supermarchés français la multitude de saveurs d’Oreos disponibles dans les rayons d’un Walmart aux États-Unis.

D’autres produits emblématiques, comme les céréales Frosted Flakes, se présentent sans l’épaisse couche de sucre emblématique connue en Amérique du Nord. Tout est perçu comme

L’omniprésence et le fonctionnement exclusif des pharmacies

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La densité du réseau pharmaceutique est frappante. Il est pratiquement impossible de faire plus de cinq pas dans une rue commerçante sans apercevoir une pharmacie. Cette présence massive s’explique par une réglementation stricte : aucun produit ayant trait au domaine médical n’est vendu dans les supermarchés classiques.

Les épiceries et grandes surfaces traditionnelles limitent leur offre de parapharmacie à de l’alcool à friction et des pansements. Pour se procurer des produits comme de l’Advil, du Tylenol ou de simples vitamines, le passage par une officine spécialisée est obligatoire.

Le mode de distribution au sein même de la pharmacie demande également une adaptation. Lors d’une recherche de médicaments contre les nausées, tel que le Pepto Bismol, un nouveau venu peut passer dix minutes à scruter les rayons en vain. Les médicaments, y compris le paracétamol (Tylenol), ne sont pas en libre-service dans les allées ; il est impératif de s’adresser au pharmacien pour qu’il aille les chercher dans la réserve située derrière le comptoir.

Un processus d’adaptation continu et un bilan à long terme

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L’intégration dans un nouveau pays est un processus qui s’inscrit dans la durée. Même après trois années passées en France, certaines habitudes de la vie quotidienne demandent encore un effort d’assimilation et donnent l’impression d’être à peine maîtrisées.

Le volume de chocs culturels et de différences dans les modes de vie est suffisamment vaste pour fournir de la matière à écrire pendant de très longues périodes. L’expérience nord-américaine confrontée aux réalités françaises offre une multitude d’anecdotes.

Ce type d’observation s’inscrit dans le genre littéraire du voyage et de la vie en France. Les lecteurs intéressés par cette thématique et qui ont suivi ce récit jusqu’à son terme sont d’ailleurs invités à s’abonner pour découvrir d’autres articles abordant ces sujets similaires.

Selon la source : readmedium.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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