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L’Afghanistan adopte une nouvelle loi renforçant les restrictions imposées aux femmes
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un contexte de restrictions persistantes

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Le pays s’approche de la barre des cinq années écoulées depuis la prise de pouvoir par les talibans en 2021. Depuis ce retour aux commandes, le régime fait l’objet d’une vaste condamnation internationale liée à son traitement des femmes et des filles, notamment en raison des restrictions imposées sur l’éducation, le travail, les déplacements et la vie publique.

Aujourd’hui, l’attention de la communauté internationale se tourne vers un nouveau texte législatif. Il s’agit du décret n° 18, officiellement publié par le ministère de la Justice de facto à la date du 14 mai 2026. Cette promulgation soulève de nouvelles inquiétudes quant à l’évolution de la condition féminine sur le territoire afghan.

ONU women a rapidement réagi à cette publication en avertissant qu’il s’agit d’un nouveau changement alarmant sous la direction des autorités de facto du pays. Cette déclaration a été officiellement émise par la représentante spéciale d’ONU Femmes en Afghanistan, Susan Ferguson.

La question du consentement et de l’âge légal

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Le décret fixe notamment des conditions relatives à la séparation d’un conjoint, tout en soulevant de graves préoccupations concernant le mariage des enfants et la notion de consentement. ONU Femmes précise que ce texte rompt drastiquement avec les lois qui étaient en vigueur avant la prise de pouvoir par les talibans, lesquelles fixaient un âge minimum pour le mariage et criminalisaient le mariage forcé et le mariage des enfants.

En contraste direct avec ces anciennes dispositions juridiques, le décret n° 18 ne fixe aucun âge minimum pour le mariage. Le texte décrit plutôt la manière dont un mariage d’enfant peut être invalidé, ou comment un enfant forcé de se marier pourrait demander une annulation, mais souligne que cette démarche ne peut s’effectuer qu’une fois la puberté atteinte.

ONU Femmes prévient que cette approche risque de suggérer que le mariage des enfants est autorisé en Afghanistan et pourrait normaliser davantage cette pratique. Dans sa déclaration, l’organisation affirme : « Le décret n° 18, publié par les autorités de facto en Afghanistan, est un autre développement grave qui va davantage saper les droits et la sécurité des femmes et des filles afghanes. »

Des procédures de séparation asymétriques

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Les dispositions de ce document ont également suscité l’inquiétude quant à la capacité des femmes à se séparer de leur conjoint. Selon ONU Femmes, le décret crée des obstacles juridiques beaucoup plus complexes pour les femmes que pour les hommes dans le cadre de ces procédures familiales.

L’organisation rapporte que les femmes peuvent être tenues de fournir de multiples témoignages pour appuyer une demande de séparation. Dans certains cas, un mari conserve également la possibilité d’annuler la demande de séparation de sa femme par une simple déclaration, ou par un refus de consentement.

Pour ONU Femmes, le décret souligne une fois de plus que les hommes et les femmes ne sont « plus égaux devant la loi » en Afghanistan. L’institution base son analyse sur les différences de traitement introduites par ces nouvelles règles civiles.

Une succession de réformes juridiques

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Cette évolution s’inscrit dans un cadre législatif plus large mis en place par le gouvernement. L’organisation a notamment fait référence au décret n° 12, publié en janvier, qui, selon elle, avait déjà confirmé la détérioration de la situation juridique des femmes dans le pays.

La représentante spéciale d’ONU Femmes a tenu à rappeler les principes fondamentaux relatifs aux droits humains. Dans sa déclaration, Susan Ferguson a ajouté : « Les femmes et les filles afghanes ont le droit de vivre à l’abri de la violence et de la discrimination. »

Poursuivant sur l’importance de l’accès à l’espace social et juridique, elle a précisé : « Elles ont droit à la dignité, à la sécurité, à la liberté de mouvement et à la participation à la vie publique. » ONU Femmes a souligné que les cadres juridiques doivent maintenir l’égalité devant la loi, protéger les femmes contre toutes les formes de violence et garantir un accès significatif à la justice, sans aucune discrimination.

Les appels au respect des engagements internationaux

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Face à cette situation, l’organisation a officiellement appelé les autorités de facto de l’Afghanistan à veiller à ce que l’ensemble des lois et des politiques protègent les droits des femmes et des filles. Cette exigence est présentée comme une nécessité au regard du droit international.

L’agence onusienne a déclaré que cette protection devait se faire conformément aux traités et conventions relatifs aux droits humains auxquels l’Afghanistan est partie. Le respect de ces textes internationaux demeure un point de fixation dans les analyses produites par la communauté internationale sur la région.

Le décret est ainsi le dernier d’une série de mesures imposées en Afghanistan, qui ont gravement affecté la vie, les libertés et l’accès aux espaces publics des femmes. Selon les termes des observateurs, ces mesures ont inclus la classification des femmes comme « esclaves » et la légalisation de la violence domestique.

Selon la source : newsday.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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