Le défi de l’évaluation médicale présidentielle

Chaque année, le centre médical militaire de Walter Reed accueille un examen de routine bien particulier, au cours duquel Donald Trump se soumet à un test cognitif d’une durée de dix minutes. Cet outil d’évaluation est aujourd’hui accessible gratuitement en ligne, ce qui permet à n’importe quel internaute de s’y confronter depuis son propre ordinateur.
C’est précisément la démarche entreprise par Jack Hobbs, un journaliste travaillant pour la publication Mirror US. L’homme s’est lancé dans l’expérience en étant initialement débordant de confiance en lui. Pourtant, le déroulement de cet examen l’a profondément stupéfait, le poussant à détailler le moment précis où les choses ont véritablement basculé.
Les déclarations sur la plateforme Truth Social

Durant son second mandat, Donald Trump a passé à quatre reprises le Montreal Cognitive Assessment (MoCA). Le samedi 30 mai, l’homme politique de 79 ans, qui approche de son 80e anniversaire, a affirmé que tous les résultats qu’il avait reçus avaient été qualifiés de PARFAITS. Il a par ailleurs allégué que ce score indique une intelligence extrême, bien que les experts médicaux aient souligné que le MoCA ne constitue pas un test de QI.
Sur le réseau Truth Social, l’ancien président a partagé son enthousiasme : « Contrairement aux autres présidents américains, dont aucun n’a jamais passé un test cognitif approuvé de haute difficulté, j’ai obtenu un score parfait de 30 sur 30, » a-t-il rédigé. Il a ensuite poursuivi : « Les Dumocrates sont-ils vraiment surpris ? En fait, c’est mon quatrième test de ce type, tous PARFAITS ou, 120 bonnes réponses sur 120 questions posées ! Il est très rare que quelqu’un obtienne un score parfait, surtout quand c’est réussi quatre fois de suite. Toutes les personnes se présentant à la présidence et à la vice-présidence devraient être forcées de passer des tests cognitifs de haute difficulté. »
Le bilan officiel des médecins

Le suivi du candidat fait l’objet d’une communication encadrée par ses équipes soignantes. Le capitaine Sean Barbabella, qui occupe la fonction de médecin du président, a fourni un compte-rendu exhaustif des capacités de son patient, couvrant de multiples aspects de sa physiologie et de son rythme de vie.
Le praticien a formellement déclaré : « Le président Trump reste en excellente santé, démontrant de fortes fonctions cardiaques, pulmonaires, neurologiques et physiques globales. Son emploi du temps quotidien exigeant, comprenant de multiples réunions de haut niveau, des engagements publics et une activité physique régulière, continue de soutenir son bien-être général. Les performances cognitives et physiques sont excellentes. Il est pleinement apte à exercer toutes les fonctions de Commandant en chef et de Chef d’État. »
L’expérience de Jack Hobbs et la chute des scores

Ce test se divise en deux parties distinctes et comprend un examen de mémoire. Selon Jack Hobbs, l’exercice demande notamment d’organiser des images de certains animaux selon un modèle précis, puis de les mémoriser. C’est lors de cette étape que les choses se sont vraiment effondrées et que tout a dérapé pour le journaliste. « Sur une autre page, on m’a demandé de disposer des éléphants, des zèbres et des paons de différentes tailles pour former un motif, » relate-t-il.
Le MoCA a répété ce modèle d’épreuves deux fois de plus avant de livrer un score final qui l’a pris de court. Jack Hobbs a obtenu 36 sur 100 devant la caméra. Lors d’une seconde tentative réalisée hors caméra, son score est monté à 90. Le journaliste a tenu à contextualiser ce résultat : « Je tiens à souligner que je n’ai jamais réussi les tests, ayant eu besoin de certains aménagements à l’école pour ma dyslexie, en plus de n’avoir que deux minutes pour terminer chaque section, ». Pour un suivi optimal, le site recommande de passer l’évaluation une fois par mois afin de surveiller sa santé cognitive.
Les origines et la fonction du MoCA
Le Montreal Cognitive Assessment se présente comme un outil de dépistage court, noté sur 30 points. Il est couramment utilisé par les professionnels de la santé dans un but très précis : détecter les troubles cognitifs légers ainsi que les tout premiers symptômes de la démence chez les patients examinés.
Ce protocole a été développé par le Dr Ziad Nasreddine en 1992, avant d’être officiellement finalisé en 2005. Le site officiel du MoCA définit son rôle au sein du monde médical : « Le MoCA est le test le plus sensible disponible pour détecter la maladie d’Alzheimer, tout en mesurant les fonctions exécutives et de multiples domaines cognitifs qui sont des composants importants non mesurés par le MMSE. »
Créé par des humains, assisté par IA.