Trump traite le pape Léon XIV de “faible” après ses critiques de la guerre en Iran
Auteur: Simon Kabbaj
Tensions au sommet : une attaque frontale et inattendue

Un message cinglant qui a fait l’effet d’une bombe. Donald Trump a publiquement attaqué le Pape Léon, le qualifiant de « faible », suite aux condamnations par ce dernier de la guerre en Iran. L’ancien président américain n’a pas mâché ses mots dans une publication sur le réseau social Truth Social.
Cette escalade verbale intervient dans un contexte de tensions internationales extrêmes. Pourtant, le souverain pontife, premier pape américain de l’histoire, n’avait jamais directement mentionné le nom de Donald Trump dans ses prises de parole, préférant des allusions plus générales à la paix et au rejet de la violence.
Le contexte brûlant de la guerre en Iran

Pour comprendre cette passe d’armes, il faut revenir au conflit qui oppose l’Iran à une coalition formée par Israël et les États-Unis. La guerre, qui dure depuis des semaines, a été déclenchée par une attaque conjointe israélo-américaine le 28 février. Cette opération a abouti à l’assassinat du leader iranien, Ali Khamenei. Une trêve de deux semaines a récemment été conclue, période durant laquelle l’Amérique espère parvenir à un accord de paix.
L’un des points de négociation cruciaux est l’abandon par l’Iran de son programme d’accès à l’arme nucléaire. Cependant, les pourparlers qui se tenaient au Pakistan ont échoué ce week-end. En réaction, Donald Trump a menacé de mettre en place un blocus naval. Il a déclaré que les États-Unis allaient « BLOQUER tous les Navires, quels qu’ils soient, tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz ».
La guerre a suscité de nombreuses condamnations internationales. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a par exemple refusé d’impliquer son pays, déclarant aux citoyens britanniques que ce n’était « pas notre guerre ».
Les messages de paix du Pape Léon

Face à ce conflit, le Pape Léon a multiplié les appels à la paix. Sans jamais viser directement un pays ou un dirigeant, il a fermement condamné le principe même de la guerre. Il a notamment affirmé que Dieu « n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre, mais les rejette ».
Le souverain pontife a également fait référence à un passage de l’Ancien Testament, tiré du livre d’Isaïe, pour appuyer son propos : « même si vous faites de nombreuses prières, je n’écouterai pas — vos mains sont pleines de sang ». Le samedi 11 avril, lors d’une veillée de prière à la basilique Saint-Pierre, il semblait de nouveau faire allusion au conflit en s’exclamant : « Assez de l’idolâtrie de soi et de l’argent ! Assez de l’étalage de pouvoir ! Assez de la guerre ! ».
La réponse cinglante de Donald Trump

Ces messages, bien qu’indirects, ont visiblement irrité Donald Trump. Dans un message publié dimanche 12 avril au soir sur Truth Social, il s’en est pris personnellement au Pape. « Le Pape Léon est FAIBLE sur la Criminalité, et terrible pour la Politique Étrangère », a-t-il écrit.
L’ancien président a ensuite détaillé ses griefs. « Je ne veux pas d’un Pape qui pense que c’est OK pour l’Iran d’avoir une Arme Nucléaire. Je ne veux pas d’un Pape qui pense que c’est terrible que l’Amérique ait attaqué le Venezuela, un Pays qui envoyait des quantités massives de Drogues aux États-Unis et, pire encore, qui vidait ses prisons, y compris des meurtriers, des trafiquants de drogue et des tueurs, dans notre Pays », a-t-il poursuivi.
Il a conclu cette partie en se défendant personnellement : « Et je ne veux pas d’un Pape qui critique le Président des États-Unis parce que je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, DANS UN RAZ-DE-MARÉE, à savoir établir des Chiffres de Criminalité historiquement bas et créer le plus Grand Marché Boursier de l’Histoire. »
Une élection papale politisée ? Les accusations de Trump

Donald Trump ne s’est pas arrêté là. Il a suggéré que l’élection même du Pape Léon était une manœuvre politique le visant. Selon lui, le souverain pontife n’aurait obtenu sa position « que parce qu’il était Américain, et qu’ils pensaient que ce serait la meilleure façon de traiter avec le Président Donald J. Trump ».
Il a ensuite affirmé de manière péremptoire : « Si je n’étais pas à la Maison Blanche, Léon ne serait pas au Vatican. »
Enfin, il a adressé un conseil direct au chef de l’Église catholique : « Léon devrait se ressaisir en tant que Pape, faire preuve de Bon Sens, cesser de complaire à la Gauche Radicale, et se concentrer sur le fait d’être un Grand Pape, pas un Politicien. » Avant de conclure par une mise en garde : « Cela lui fait beaucoup de mal et, plus important encore, cela fait du mal à l’Église catholique ! »
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