Trump : un nouveau sondage sur son taux de popularité relance des interrogations sur sa santé mentale
Auteur: Simon Kabbaj
Un président sous pression, une popularité en berne

La dernière cote de popularité du président Donald Trump vient d’être révélée par un nouveau sondage, dans un climat de doute grandissant sur sa santé cognitive, y compris au sein de son propre parti. Alors que beaucoup craignent que le conflit en Iran soit une épreuve trop lourde pour lui, ce n’est pas la seule source d’inquiétude qui a émergé ces dernières semaines concernant sa vivacité d’esprit.
À 79 ans, le président a vu de nombreux membres du Parti républicain prendre leurs distances. La cause ? La publication d’une image générée par intelligence artificielle le dépeignant en Jésus, qu’il a ensuite tenté de justifier comme une représentation de lui-même en tant que médecin. Une explication qui a laissé plus d’un observateur perplexe. Ce contexte déjà tendu est aggravé par une querelle ouverte avec le pape Léon XIV, qui a publiquement critiqué les États-Unis pour la guerre menée contre l’Iran.
Entre Bible et polémiques, la reconquête des conservateurs

Face aux critiques de centaines de conservateurs, Donald Trump a réaffirmé sa position face à la presse le vendredi 17 avril. Concernant le souverain pontife, il a martelé avoir « le droit de ne pas être d’accord avec le Pape », après l’avoir qualifié de « faible sur la criminalité » et de « terrible pour la politique étrangère ». Une prise de position qui a encore accentué les tensions.
Soucieux de renouer avec sa base électorale chrétienne conservatrice, le président a été aperçu le mardi 21 avril au soir lors d’une lecture marathon de la Bible. L’événement, intitulé « America Reads the Bible », se tenait au Musée de la Bible à Washington. Donald Trump y a lu un passage du Deuxième livre des Chroniques. Mais cette tentative de rassurer ses anciens partisans sur son attachement à la religion n’a pas suffi à inverser la tendance. Un sondage d’opinion réalisé sur six jours par Reuters/Ipsos vient de livrer des chiffres peu flatteurs.
Selon les dernières données datant d’avril 2026, seuls 36 % des Américains approuvent l’action de Donald Trump. Un chiffre en nette baisse par rapport à son plus haut niveau, atteint juste après sa nouvelle investiture le 20 janvier, où il s’élevait à 47 %. Le rapport révèle également que seuls 26 % des Américains le considèrent comme une personne « d’humeur égale ». Le président subit une pression croissante pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, initiée avec Israël en février, qui a provoqué une flambée record des prix du pétrole dans le monde.
Le cas du Prince Harry : « Il a assez de problèmes avec Meghan »

Au début de l’année 2025, lors d’une interview accordée au New York Post, la question de l’expulsion du Prince Harry des États-Unis a été posée au président, sur fond d’interrogations persistantes sur son statut migratoire. La réponse de Donald Trump a été pour le moins directe et personnelle.
Il a alors déclaré : « Je ne veux pas faire ça. Je vais le laisser tranquille. Il a assez de problèmes avec sa femme ». Il a ensuite ajouté à propos de Meghan Markle : « Elle est terrible ». Cette sortie illustre une tendance à commenter la vie privée de personnalités publiques, même étrangères, de manière très peu diplomatique.
Zelenskyy « sur son trente-et-un » : une plaisanterie qui passe mal

En 2025, lors d’une réunion dans le Bureau Ovale, Donald Trump a accueilli le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy avec une remarque pour le moins surprenante. Le chef d’État ukrainien portait un polo noir à manches longues orné du trident ukrainien, fidèle à sa promesse de ne pas remettre de costume tant que l’invasion russe de son pays ne serait pas terminée.
En le saluant, Donald Trump a lancé sur le ton de la plaisanterie : « Oh regardez, vous vous êtes mis sur votre trente-et-un ». Cette remarque, compte tenu du contexte dramatique de la guerre en Ukraine et de la symbolique de la tenue de Zelenskyy, a été perçue comme un manque de sensibilité et de compréhension de la situation.
Le Groenland, propriété du Danemark ? Trump conteste

Alors que les États-Unis étaient engagés dans un différend concernant le Groenland, territoire que Donald Trump souhaitait voir rattaché à l’Amérique, le président a fait une déclaration surprenante. Il a affirmé que le Danemark n’avait pas le « droit » de posséder ce pays.
Cette affirmation a soulevé des interrogations sur ses connaissances géopolitiques. En effet, le Groenland est un pays autonome et autogouverné au sein du Royaume du Danemark, et ce depuis 600 ans. La déclaration a été perçue comme une méconnaissance d’un fait historique et politique fondamental concernant l’un des alliés historiques des États-Unis.
La promesse de campagne : le retour des pailles en plastique

Toujours en 2025, Donald Trump a relancé l’un de ses combats passés : celui des pailles. Fervent critique des pailles en papier, il a réitéré son opinion selon laquelle elles « ne fonctionnent pas » et se dissolvent de manière « dégoûtante » pendant leur utilisation. Une position qu’il défendait déjà lors de sa campagne de 2020, durant laquelle il vendait des pailles en plastique à son effigie.
Il a détaillé son propos en affirmant : « Ces choses ne fonctionnent pas. Je les ai eues de nombreuses fois, et parfois, elles se cassent, elles explosent ». Cette promesse de ramener les pailles en plastique s’inscrit dans une rhétorique plus large de remise en cause des normes environnementales adoptées ces dernières années.
La fausse accusation des « souris transgenres »

Lors de son discours au Congrès en mars 2025, Donald Trump a accusé l’administration Biden d’avoir dépensé 8 millions de dollars pour des expériences visant à créer des « souris transgenres ». Cette affirmation a rapidement été examinée par les services de vérification des faits.
La chaîne PBS a conclu que cette allégation était fausse. Laura Barrón-López, correspondante de PBS News Hour à la Maison Blanche, a précisé que « l’idée que des scientifiques rendent des souris transgenres est fausse ». Elle a expliqué la véritable nature des recherches financées : « Ces expériences étudiaient les effets des hormones d’affirmation de genre sur l’asthme et sur le risque de développer un cancer du sein ».
Le golfe du Mexique rebaptisé « golfe d’Amérique »

Dès son premier jour de son second mandat, en janvier 2025, Donald Trump a signé un décret présidentiel au fort retentissement symbolique. Il a ordonné de renommer le golfe du Mexique en « golfe d’Amérique », une décision prise, selon ses termes, pour honorer la « grandeur américaine ».
Il est important de noter que ce changement de nom n’a qu’une portée limitée. Il ne s’applique en effet qu’aux communications et aux cartes officielles du gouvernement fédéral américain, et n’a aucune valeur juridique ou reconnue au niveau international.
Une solution « violente » pour éradiquer le crime

Pendant sa campagne électorale de 2024, Donald Trump a proposé une méthode radicale pour mettre fin à la criminalité. Il a appelé à « une journée vraiment dure, méchante » et « violente » de représailles policières, affirmant que cela éradiquerait le crime « immédiatement ». Beaucoup d’observateurs ont alors fait le parallèle avec le film de thriller « The Purge » (American Nightmare en français).
S’adressant à la foule à Erie, en Pennsylvanie, il a précisé sa pensée : « Une heure difficile — et je veux dire vraiment difficile — le mot se répandra et ça se terminera immédiatement, vous savez ? Ça se terminera immédiatement ».
Kamala Harris, une adversaire qualifiée de « s**t »

Toujours au cours de sa campagne électorale de 2024, un autre moment a marqué les esprits lorsque Donald Trump s’en est pris violemment à son adversaire, l’ancienne vice-présidente Kamala Harris. Le langage utilisé a franchi un cap dans l’agressivité verbale.
Devant ses partisans, il a lancé : « Nous devons dire à Kamala Harris que vous en avez assez, que vous n’en pouvez plus. On ne peut pas vous supporter, vous êtes une vice-présidente de m**de. La pire ». Cette insulte directe a suscité de nombreuses réactions dans le paysage politique américain.
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