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Avion : 2 gestes que les médecins font toujours (et 1 que vous ignorez)
Crédit: lanature.ca (image IA)

Ces risques silencieux qui voyagent avec vous

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En montant dans un avion, la plupart des passagers n’ont qu’une seule idée en tête : arriver à destination. On trouve son siège, on range son bagage à main et on s’installe. Rares sont ceux qui pensent à la propreté de la tablette qu’ils viennent de déplier, aux rayons UV qui traversent le hublot ou à une secousse soudaine qui pourrait les projeter dans la cabine avant même d’avoir bouclé leur ceinture.

Sur le plan des accidents, l’avion est un moyen de transport extraordinairement sûr. Mais les médecins spécialisés dans les voyages, eux, s’inquiètent de risques bien différents, souvent ignorés des passagers. Selon les urgentistes qui prennent régulièrement l’avion, plusieurs habitudes pourraient discrètement compromettre votre santé à chaque vol.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est facile de corriger le tir une fois que l’on sait quoi surveiller. Voici deux gestes que les médecins n’omettent jamais, ainsi qu’un conseil de sécurité bonus qu’ils aimeraient voir davantage respecté.

Ne pas désinfecter sa tablette : une erreur coûteuse

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Ce n’est pas un hasard si les voyageurs avertis sortent une lingette désinfectante dès qu’ils s’assoient. La tablette est, de loin, la surface la plus sale que vous toucherez pendant votre vol. Une étude menée par TravelMath a analysé des surfaces dures dans les avions et a révélé que les tablettes contenaient huit fois plus de bactéries par pouce carré que les boutons de chasse d’eau des toilettes. Les mesures ont montré 2 155 unités formant colonie (UFC) par pouce carré sur les tablettes, un chiffre à comparer aux 127 UFC considérées comme la norme pour un siège de toilette domestique par la National Science Foundation.

Le microbiologiste Charles Gerba de l’Université de l’Arizona a trouvé, selon USA Today, des virus du rhume, des virus parainfluenza humains, des norovirus et même le SARM, un redoutable staphylocoque doré résistant à la méticilline, sur les tablettes qu’il a testées. Le SARM est une bactérie qui résiste à de nombreux antibiotiques courants et peut provoquer de graves infections cutanées. Des chercheurs de l’Université d’Auburn ont également découvert que le SARM et la bactérie E. coli O157:H7 peuvent survivre longtemps sur les tablettes et autres surfaces de l’avion. Dans certaines conditions, un contact peut entraîner une infection à E. coli, susceptible de provoquer une insuffisance rénale.

Pourquoi une telle contamination ? La réponse est simple : le manque de temps. Des responsables des grandes compagnies aériennes américaines comme American, Delta, United, Southwest, Alaska, Frontier et Spirit ont tous confirmé que leurs appareils ne subissent qu’un nettoyage « limité » entre les vols. Le temps d’escale, c’est-à-dire l’intervalle entre l’arrivée d’un avion et son prochain départ, peut être de 25 à 45 minutes seulement pour les petits appareils. Le nettoyage en profondeur, lui, n’a lieu que tous les 30 à 45 jours. La solution est donc simple : emportez des lingettes désinfectantes. Nettoyez le dessus et le dessous de votre tablette, mais aussi la boucle de votre ceinture, les accoudoirs et le cache du hublot. Pour être efficace, la surface doit rester visiblement humide pendant 30 secondes à 4 minutes afin de tuer les microbes.

Voler sans crème solaire : le danger insoupçonné du hublot

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Cette recommandation surprend la plupart des gens. La crème solaire, c’est pour la plage, pas pour un siège à 10 000 mètres d’altitude, n’est-ce pas ? C’est une erreur, selon les dermatologues. À une altitude de croisière d’environ 35 000 pieds (près de 11 km), l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) augmente car l’atmosphère, plus fine, offre moins de protection. Les hublots des avions bloquent la quasi-totalité des rayons UVB, responsables des coups de soleil, mais laissent passer une quantité non négligeable de rayons UVA.

Or, les rayons UVA pénètrent plus profondément dans la peau, accélérant le vieillissement et augmentant le risque de cancer cutané. Une étude a mesuré le rayonnement UV dans le cockpit d’un avion à turbopropulseurs. Le résultat est frappant : voler moins d’une heure à 30 000 pieds expose à la même quantité de rayons UVA cancérigènes qu’une séance de 20 minutes dans une cabine de bronzage. Personne ne s’exposerait à une telle séance à la légère, et pourtant, de nombreux passagers passent des heures près d’un hublot sans y penser.

Une analyse de 19 études, publiée en 2015 dans la revue JAMA Dermatology, a conclu que les pilotes et le personnel de cabine ont une incidence de mélanome environ deux fois supérieure à celle de la population générale. Le rayonnement UV s’intensifie avec l’altitude, augmentant d’environ 10 à 12 % tous les 1 000 mètres (3 280 pieds). À certaines altitudes, l’exposition peut plus que doubler par rapport au sol. Bien que les passagers volent moins souvent, les voyageurs fréquents accumulent une exposition significative. La solution : appliquez une crème solaire à large spectre (SPF 30 minimum) sur le visage, le cou et les mains avant d’embarquer. Sur un vol long-courrier, pensez à en remettre après quelques heures.

Bonus : rester détaché quand le signal lumineux est éteint

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Voici l’habitude bonus que les médecins évoquent systématiquement. Le réflexe de se détacher dès que le signal « Attachez votre ceinture » s’éteint est compréhensible, mais les turbulences, elles, ne préviennent pas. L’une des formes les plus dangereuses est la turbulence en air clair. Invisible pour les radars, les satellites et à l’œil nu, elle survient souvent lorsque le signal lumineux est éteint. Le seul avertissement est la secousse elle-même, soudaine et violente.

Un rapport du National Transportation Safety Board (NTSB) américain est formel : la majorité des passagers gravement blessés par des turbulences ne portaient pas leur ceinture. Ils étaient souvent aux toilettes ou en train de se déplacer dans l’allée. Les données de la Federal Aviation Administration (FAA) et du NTSB montrent qu’entre 2009 et 2024, rien qu’aux États-Unis, les turbulences ont causé 207 blessures graves et un décès. Le terme « blessure grave » inclut ici les fractures, les lésions d’organes internes et les brûlures sévères.

Et la situation pourrait s’aggraver. Des chercheurs qui ont réanalysé des données atmosphériques entre 1980 et 2021 ont constaté que les turbulences en air clair modérées à sévères ont augmenté de 60 % à 155 % au-dessus de l’Afrique du Nord, de l’Asie de l’Est, du Moyen-Orient, de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord au cours de cette période de 41 ans. La FAA recommande de garder sa ceinture attachée en permanence lorsque l’on est assis, même sans consigne lumineuse. C’est la protection la plus simple, la plus gratuite et la plus immédiate qui soit.

Voyager mieux, sans stress et en meilleure santé

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Ces trois habitudes peuvent paraître mineures, mais leur effet cumulé sur votre santé, vol après vol, est bien réel. Avant votre prochain voyage, glissez un petit paquet de lingettes désinfectantes homologuées dans votre bagage à main. Appliquez votre crème solaire avant de partir pour l’aéroport, pas seulement une fois arrivé à destination. Et une fois assis, bouclez votre ceinture et gardez-la attachée.

Il ne s’agit pas de devenir paranoïaque ou de suivre un rituel complexe. Nettoyer sa tablette prend trente secondes. Mettre de la crème solaire, soixante. Garder sa ceinture ne coûte rien. Les passagers qui rentrent de voyage en meilleure santé ne sont pas ceux qui traquent le moindre microbe, mais ceux qui ont intégré discrètement une poignée de bons réflexes.

En fin de compte, ces gestes simples deviennent une seconde nature. Ce sont trois excellents points de départ pour transformer chaque vol en une expérience plus saine et plus sereine.

Selon la source : newsweek.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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