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“Patient zéro” de l’épidémie de hantavirus sur un navire de croisière identifié
Crédit: Leo Schilperoord a été identifié comme le « patient zéro » (Facebook). / lanature.ca (image IA)

Trois morts sur un navire de croisière : l’ombre du hantavirus

lanature.ca (image IA)

Le voyage a viré au cauchemar. Une épidémie de hantavirus a frappé le navire de croisière néerlandais MV Hondius, qui avait largué les amarres depuis l’Argentine le 1er avril. Le bilan est lourd : trois personnes sont décédées des suites de l’infection. Cinq autres cas liés aux passagers et à l’équipage ont également été confirmés.

Le hantavirus est généralement associé aux rongeurs. Pourtant, la souche en cause ici, le virus des Andes, soulève une inquiétude particulière. Les scientifiques pensent qu’elle pourrait se transmettre d’une personne à l’autre, un mode de contagion qui change radicalement la donne pour la gestion de la crise.

Ce 10 mai, le navire est à l’ancre près du port de Granadilla, à Tenerife. Une opération délicate est en cours : l’évacuation des derniers passagers, pris au piège de ce drame sanitaire en pleine mer.

Tenerife, terminus d’une croisière tragique

Les autorités espagnoles ont pris les commandes de l’évacuation qui se déroule ce matin à Tenerife. La procédure est méthodique et se fait par nationalité. Parmi les passagers restants, on dénombre notamment 17 citoyens américains. L’objectif est de rapatrier tout le monde en toute sécurité, tout en évitant toute propagation du virus.

Six vols de rapatriement sont prévus à destination de pays de l’Union européenne, et quatre autres vols vers des destinations hors UE. Le protocole sanitaire est strict. Seules les personnes testées négatives et ne présentant aucun symptôme peuvent embarquer directement. Ces vols spéciaux seront affrétés avec du personnel médical à bord et un équipement de protection individuelle complet, incluant des masques faciaux.

Le MV Hondius, immobilisé depuis les premières heures du jour, est devenu le symbole de cette crise. Chaque passager qui quitte le navire emporte avec lui le souvenir d’une expédition qui a basculé dans l’angoisse.

Le « patient zéro » identifié : un ornithologue néerlandais

Leo Schilperoord a été identifié comme le « patient zéro » (Facebook).

Alors que l’évacuation se poursuit, un nom a été rendu public : celui de la première victime décédée à bord. Il s’agit de Leo Schilperoord, un citoyen néerlandais de 70 ans. Considéré comme le « patient zéro » de cette épidémie, il était un ornithologue passionné.

Il voyageait en Amérique du Sud en compagnie de son épouse, Mirjam Schilperoord. La tragédie a frappé le couple de plein fouet, puisque Mirjam a elle aussi succombé au virus. Ensemble, ils partageaient un amour pour les oiseaux, une passion qui les a peut-être conduits, sans le savoir, vers le foyer de l’infection.

Sur la piste des rats : la décharge d’Ushuaia

lanature.ca (image IA)

Comment le virus s’est-il invité à bord ? L’enquête remonte à la fin du mois de mars. Fervents observateurs d’oiseaux, les Schilperoord se sont rendus dans une décharge infestée de rats en Argentine. Leur objectif : apercevoir des espèces rares d’oiseaux de Patagonie, comme l’attagis de Gay. Ce site, situé à environ six kilomètres de la ville d’Ushuaia, est paradoxalement un lieu prisé des ornithologues pour cette raison.

Mais le lieu est loin d’être anodin. Gastón Bretti, photographe et guide local, a tiré la sonnette d’alarme auprès de l’agence Ansa Latina, décrivant le site comme « une montagne de déchets qui dépasse aujourd’hui de loin la limite initialement établie par les autorités ». Selon le New York Post, les autorités pensent que le couple a contracté le virus à cet endroit précis. La décharge abriterait des rats pygmées de rizière à longue queue, connus pour être porteurs de la souche Andes du hantavirus.

Le mode de contamination le plus probable ? L’inhalation de particules provenant des excréments de ces rongeurs. Quelques jours seulement après cette excursion, le couple embarquait sur le MV Hondius, emportant avec lui un passager invisible et mortel.

Virus des Andes : une souche rare et transmissible entre humains

La souche du virus des Andes est extrêmement rare. Le microbiologiste Dr Gustavo Palacios a expliqué à CNN qu’il n’y a eu que 3 000 cas connus dans toute l’histoire. Sa particularité la plus redoutable est qu’il s’agit de la seule forme documentée de hantavirus capable de se transmettre d’humain à humain.

Une étude a montré que la fenêtre d’infectiosité d’un patient est d’environ une journée, au moment où la fièvre apparaît. Fait inquiétant, la transmission peut se produire même après une brève proximité avec une personne infectée. Principalement présent en Amérique du Sud, le virus des Andes présente un taux de létalité élevé, oscillant entre 20 et 40 %. Il peut provoquer le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), une maladie grave qui s’attaque aux poumons.

De la fièvre à l’essoufflement : les symptômes qui doivent alerter

Connaître les symptômes du virus des Andes est crucial. Ils apparaissent généralement entre une et huit semaines après l’infection. Les premiers signes peuvent facilement être confondus avec ceux d’une grippe commune.

Voici les premiers symptômes à surveiller :

  • Fatigue
  • Fièvre
  • Courbatures
  • Maux de tête
  • Vertiges
  • Frissons
  • Nausées et vomissements
  • Diarrhée

Dans un second temps, lorsque la maladie progresse et affecte les poumons, des symptômes plus sévères se manifestent. Il s’agit notamment de :

  • Toux
  • Essoufflement
Selon la source : pbs.org

Créé par des humains, assisté par IA.

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