Donald Trump réaffirme son innocence et exige l’abandon des poursuites à New York
Auteur: Simon Kabbaj
Une nouvelle offensive médiatique sur Truth Social

Donald Trump a de nouveau pris la parole sur sa plateforme Truth Social pour contester la légitimité des procédures judiciaires qui le visent depuis plusieurs années. L’ancien président américain s’y est présenté comme la cible de poursuites motivées par des considérations politiques. Dans ce message, il a formulé une exigence claire : que les dossiers instruits contre lui dans l’État de New York soient immédiatement classés sans suite.
Dans cette publication, il a réaffirmé sa position en déclarant être un homme innocent qui aurait été injustement traité. Le cœur de sa nouvelle argumentation repose sur l’interprétation de récentes déclarations de son ancien avocat personnel, Michael Cohen. Donald Trump avance que ces propos discréditent de fait les enquêtes menées par la procureure générale Letitia James et le procureur du district de Manhattan, Alvin Bragg. Selon lui, cela prouverait que l’accusation a exercé des pressions indues sur des témoins au cours d’une procédure qu’il conteste.
L’argument de la rétractation du témoin clé

Le raisonnement exposé par l’ex-président repose sur le principe juridique voulant qu’un dossier fondé sur un témoignage ultérieurement remis en cause doive être clos sur-le-champ. Il s’appuie sur des propos récents de Michael Cohen, dans lesquels ce dernier a indiqué s’être senti sous la pression des procureurs lors des enquêtes impliquant le candidat républicain.
Pour appuyer son propos, Donald Trump a interpellé ses lecteurs de manière rhétorique. Il a demandé comment une affaire pourrait ne pas être immédiatement classée sans suite si un témoin clé révélait avoir été contraint de témoigner, affirmant par la même occasion que les procureurs auraient admis que ce témoignage constituait l’unique base du dossier.
Ces commentaires soulignent la volonté de l’homme d’affaires de valider ses affirmations de longue date. Il qualifie en effet régulièrement les diverses actions civiles et pénales intentées contre lui de manœuvres purement politiques orchestrées par ses adversaires.
Des accusations directes contre les procureurs de New York

Sur son réseau social, Donald Trump a pointé directement du doigt les magistrats en charge de ses dossiers, les accusant d’avoir contraint son ancien avocat à fournir un témoignage préjudiciable.
Il a dénoncé ce qu’il considère comme des manœuvres frauduleuses de la part de la justice new-yorkaise. Selon ses écrits, Michael Cohen aurait déclaré sans équivoque que Letitia James et Alvin Bragg l’auraient mis sous pression et contraint à témoigner contre lui, l’érigeant ainsi en acteur principal d’une procédure jugée partisane.
Poursuivant sa démonstration face à ce qu’il perçoit comme des revers juridiques majeurs, l’ancien président ne réclame pas seulement l’abandon des poursuites, mais exige également des sanctions à l’encontre de l’accusation.
Estimant que son témoignage est désormais discrédité, il juge que ces affaires devraient être classées une fois pour toutes. Invoquant la Constitution et l’État de droit, il appelle à un rejet rapide des dossiers et suggère même la mise en cause pénale des auteurs de ces enquêtes, affirmant vouloir restaurer la confiance et l’honneur dans le système judiciaire américain.
Le parcours complexe de Michael Cohen

La figure de Michael Cohen demeure l’une des plus controversées dans l’histoire judiciaire liant l’ancien président aux tribunaux. Autrefois qualifié de fidèle homme de main de Donald Trump, il a exercé en tant qu’avocat personnel et vice-président de la Trump Organization avant que leur relation ne se détériore profondément. Le point de bascule remonte à 2018, date à laquelle il a plaidé coupable de plusieurs délits fédéraux.
Parmi ces infractions figuraient des délits fiscaux, des infractions au financement de campagne électorale, ainsi que des mensonges prononcés devant le Congrès concernant le projet immobilier de la Trump Tower à Moscou. Après avoir purgé une peine de prison, il a endossé le rôle de témoin central dans plusieurs enquêtes.
Au cours du procès pénal de 2024 portant sur des paiements dissimulés, il a livré un témoignage détaillé associant Donald Trump aux discussions internes de cette affaire. En réponse, les avocats de la défense n’ont eu de cesse d’attaquer sa crédibilité, s’appuyant sur ses condamnations antérieures et son historique de critiques publiques à l’égard de son ancien employeur.
La réponse des experts face au dossier matériel
Face aux déclarations publiées en ligne, des analystes et experts juridiques apportent un éclairage technique sur l’état des procédures. Ils rappellent d’abord que Michael Cohen n’a, à ce jour, procédé à aucun retrait officiel de son témoignage livré sous serment devant le tribunal. S’il a effectivement émis des critiques envers les procureurs et déclaré s’être senti sous pression à certaines étapes de l’enquête, aucune décision de justice n’a invalidé les preuves présentées dans l’une ou l’autre de ces affaires.
Face aux déclarations publiées en ligne, des analystes et experts juridiques apportent un éclairage technique sur l’état des procédures. Ils rappellent d’abord que Michael Cohen n’a, à ce jour, procédé à aucune rétractation officielle de son témoignage livré sous serment devant le tribunal. S’il a effectivement émis des critiques envers les procureurs et déclaré avoir ressenti de la pression, aucune décision de justice n’a invalidé les preuves présentées.
Les spécialistes soulignent également que les dossiers ne reposent pas uniquement sur les déclarations de cet ancien proche. Tant l’affaire civile pour fraude que l’affaire pénale s’appuient sur de nombreuses autres pièces à conviction : preuves documentaires, registres financiers, courriels, communications internes et témoignages corroborants de multiples autres acteurs.
En dépit de ce cadre légal, Donald Trump maintient fermement sa ligne de défense publique. Il a d’ailleurs conclu son message sur Truth Social en réitérant son innocence et en formulant l’espoir que les tribunaux agiront en sa faveur.
Cette prise de parole intervient alors qu’il fait face à des sanctions financières substantielles et à une condamnation pénale historique. Si ses partisans partagent son point de vue et considèrent ces procédures comme des abus de pouvoir, les observateurs rappellent que les décisions judiciaires ont été prises par des jurys et des juges sur la base d’un vaste ensemble de preuves matérielles indépendantes.
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