10 endroits où il est préférable d’éviter d’utiliser votre carte de crédit ou de débit
Auteur: Simon Kabbaj
Une habitude quotidienne aux conséquences très différentes

La carte bancaire est, la plupart du temps, l’outil financier le plus fiable dont vous disposez. Toutefois, savoir où il ne faut pas utiliser une carte de crédit ou de débit revêt une importance tout aussi capitale que de savoir où s’en servir. Physiquement, ces deux moyens de paiement se ressemblent à s’y méprendre dans votre portefeuille. Pourtant, leur comportement diverge totalement en cas d’incident : l’une gèle votre argent réel, tandis que l’autre le protège. Cet écart de traitement peut transformer un simple désagrément en une véritable urgence financière.
Aujourd’hui, la majorité des consommateurs paient par automatisme. Ils insèrent, passent leur carte en mode sans contact ou cliquent en ligne sans s’interroger sur ce que le terminal du commerçant, le réseau Wi-Fi environnant ou la plateforme intermédiaire font réellement de leurs données bancaires. Cette inattention n’a pas échappé aux criminels. Les statistiques récentes concernant la fraude moderne incitent d’ailleurs à réfléchir beaucoup plus sérieusement aux lieux et aux méthodes d’utilisation de nos moyens de paiement.
La fraude à la carte de crédit connaît une accélération fulgurante. Rien qu’au cours du premier trimestre de l’année 2025, le réseau FTC Consumer Sentinel Network a enregistré 154 480 cas signalés, un chiffre qui place 2025 sur la voie d’une année record. Les escrocs dérobent les informations en installant des dispositifs de « skimming » (clonage) et de « shimming » (interception de la puce) sur ou à l’intérieur des terminaux de paiement, principalement dans les stations-service et les distributeurs automatiques. Mais le danger ne se limite pas aux équipements physiques : le risque suit votre numéro de carte partout où il circule. Voici dix situations où ce risque devient tout simplement trop élevé pour être ignoré.
1. Les pompes des stations-service

Les pompes à essence représentent l’emplacement le plus ciblé par le clonage de cartes aux États-Unis. Les distributeurs situés aux extrémités du terrain de la station sont particulièrement vulnérables, car ils sont plus difficiles à surveiller pour le personnel. En 2025, les forces de l’ordre ont visité plus de 9 000 entreprises et retiré 411 dispositifs de clonage illégaux des pompes, des distributeurs automatiques et des terminaux de point de vente, évitant ainsi des pertes estimées à 428,1 millions de dollars.
Le clonage coûte chaque année plus d’un milliard de dollars aux institutions financières et aux consommateurs. Les attaques par clonage de cartes ont bondi de 90 % en 2025. Bien que les données préliminaires de l’entreprise FICO pour début 2026 montrent une baisse, suggérant que la pression des forces de l’ordre commence à porter ses fruits, une augmentation de 90 % en une seule année ne constitue pas une hausse mineure. Elle témoigne d’une industrialisation massive de la fraude aux pompes à carburant.
La solution pour s’en prémunir est directe : privilégiez le paiement sans contact ou un portefeuille numérique comme Apple Pay ou Google Pay dès qu’une pompe le permet. Ces méthodes génèrent un code de transaction à usage unique qui devient sans valeur dès que le paiement est traité. Un appareil de clonage qui capturerait ces données n’obtiendrait rien d’utilisable. S’il est indispensable d’insérer une carte physique, optez pour une carte de crédit et n’utilisez jamais de carte de débit. Enfin, choisissez toujours les pompes les plus proches de l’entrée de la station, là où les caméras et la présence du personnel offrent un effet dissuasif.
2. Les distributeurs automatiques isolés et sans marque

Tous les distributeurs automatiques de billets (DAB) ne se valent pas. Ceux situés à l’intérieur des agences bancaires fonctionnent sous une surveillance constante et bénéficient de contrôles de maintenance réguliers. À l’inverse, ceux fixés aux murs des supérettes, dans les recoins d’aéroports ou les zones touristiques en sont souvent dépourvus. Selon les données sur les finances des consommateurs suivies par la FDIC, les attaques par clonage sur les DAB ont augmenté de près de 280 % depuis 2022. En 2025, plus de 280 000 cartes de débit ont été compromises par ce biais, touchant près de 3 400 institutions financières.
L’intégration des puces électroniques ayant rendu le clonage traditionnel plus complexe, une nouvelle technique appelée « shimming » est apparue pour dérober les données directement sur la puce EMV. Ces « super cloneurs » s’avèrent beaucoup plus difficiles à détecter que leurs prédécesseurs. Le danger est d’autant plus grand qu’un retrait par carte de débit prélève immédiatement de l’argent réel sur votre compte courant. Si un dispositif capture les détails de votre carte et votre code PIN, votre solde peut être vidé avant même que vous ne vous en rendiez compte.
Comme l’indique FICO, « La majorité des compromissions se produisent encore aux distributeurs automatiques n’appartenant pas à une banque, comme les terminaux indépendants dans les supérettes, de sorte que les utilisateurs de cartes de débit doivent rester vigilants et prudents lorsqu’ils utilisent un terminal de point de vente, un distributeur automatique ou tout autre endroit où un fraudeur aurait pu placer un dispositif de clonage de carte ». Si vous avez besoin de liquidités à l’étranger ou dans une zone que vous ne connaissez pas, retirez une somme plus importante sur une machine vérifiée afin de limiter le nombre global de vos transactions. Masquez systématiquement votre code PIN lors de la saisie, même si personne ne semble vous observer : certaines caméras cachées sont à peine plus grosses qu’une tête d’épingle.
3. Les publicités d’achat sur les réseaux sociaux

Faire défiler son fil d’actualité et cliquer sur une publicité pour un produit donne l’impression d’une expérience d’achat pratique. Cette commodité a cependant un prix bien réel. De nouvelles données de la FTC montrent qu’en 2025, près de 30 % des personnes ayant déclaré avoir perdu de l’argent lors d’une escroquerie ont indiqué que celle-ci avait commencé sur les réseaux sociaux. Les pertes signalées ont atteint 2,1 milliards de dollars, ce qui en fait la méthode de contact frauduleuse la plus coûteuse de l’année. Les pertes liées aux arnaques sur ces plateformes ont été multipliées par huit depuis 2020, dépassant de loin tout autre canal utilisé par les escrocs pour atteindre les consommateurs.
Le réseau Facebook a été à l’origine d’escroqueries ayant coûté 794 millions de dollars de pertes déclarées aux consommateurs. Les arnaques aux investissements initiées sur les réseaux sociaux ont engendré des pertes de 1,1 milliard de dollars, représentant plus de la moitié du montant total perdu sur ces plateformes en 2025, d’après les chiffres de la FTC. Par ailleurs, il ne s’agit pas uniquement de pièges liés à l’investissement. Les fausses vitrines vendant des contrefaçons, les pages de paiement de type « phishing » imitant des commerçants légitimes, et les annonces sponsorisées redirigeant vers des sites sosies sont des vecteurs de fraude très répandus.
Avant de saisir vos données bancaires sur une page vers laquelle une publicité sur les réseaux sociaux vous a dirigé, effectuez une recherche indépendante sur le marchand. Vérifiez que l’URL correspond au véritable nom de domaine de la marque et non à une imitation subtile. Consultez les avis en dehors de la propre page du vendeur. En cas de doute, rendez-vous directement sur le site officiel de l’enseigne au lieu de cliquer via la publicité. Gardez à l’esprit que si une offre semble trop belle pour être ignorée, c’est bien souvent le but recherché.
4. Les sites web inconnus ou non sécurisés

La fraude aux paiements visant les transactions en ligne devient de plus en plus complexe et sophistiquée. Selon le dernier rapport de l’entreprise Recorded Future, l’utilisation criminelle de l’intelligence artificielle et l’apparition de logiciels malveillants de plus en plus standardisés agissent comme une véritable boîte à outils de cambrioleur numérique. Chaque fois que vous entrez vos informations de carte sur un site web, vous partez du principe que le marchand a sécurisé son infrastructure de paiement, ce qui est loin d’être toujours le cas.
Un outil particulièrement redoutable permet aux fraudeurs de réécrire le code de la page de paiement d’un détaillant en ligne pour dérober les données des cartes au moment même où les transactions s’effectuent. Ces attaques sont connues sous le nom de Magecart. Un rapport de renseignements sur la fraude de 2026, publié par Recorded Future et Mastercard, a révélé que 10 500 attaques de ce type étaient actives en 2025, compromettant plus de 23 millions de transactions en ligne.
Ne faites vos achats que sur des sites dont l’URL commence par « https » et où une icône de cadenas apparaît dans la barre du navigateur. Même dans ces conditions, si vous ne connaissez pas le vendeur, envisagez d’utiliser un numéro de carte virtuel (proposé par de nombreux émetteurs de cartes de crédit) qui génère un numéro temporaire valable pour une seule transaction. Évitez d’enregistrer les détails de votre carte sur un quelconque site web, et n’achetez jamais sur un site que vous avez atteint via une fenêtre pop-up ou un e-mail non sollicité. Si le site semble récent, ne présente aucun avis de plus de quelques mois ou utilise des techniques créant un sentiment d’urgence agressif, fermez l’onglet.
5. Les réseaux Wi-Fi publics

Les cafés, les aéroports, les halls d’hôtel et les centres commerciaux proposent tous une connexion Wi-Fi gratuite. C’est l’une des petites commodités qu’offrent les déplacements. Toutefois, utiliser sa carte bancaire sur ces réseaux est une tout autre affaire. Les réseaux publics, y compris ceux des hôtels et des cafés, ne sont souvent pas sécurisés, ce qui en fait des cibles de choix pour les cybercriminels. Un grand nombre de réseaux Wi-Fi d’hôtels ne chiffrent pas les données circulant entre votre appareil et le routeur. Par conséquent, un pirate connecté au même réseau pourrait intercepter vos identifiants, vos mots de passe et les informations de votre carte de crédit.
Les pirates informatiques emploient une tactique appelée attaque de « l’homme du milieu » (man-in-the-middle) pour intercepter les données transitant entre votre appareil et le site que vous visitez. Ils déploient également de faux réseaux imitant le nom du Wi-Fi officiel de l’établissement, en utilisant des appellations très convaincantes conçues pour vous tromper. Comme le précisent les professionnels du secteur : « Les experts en sécurité conseillent vivement d’éviter le réseau Wi-Fi des hôtels pour les activités en ligne sensibles telles que les opérations bancaires ou la saisie des coordonnées de la carte de crédit, car ces informations peuvent directement faciliter l’usurpation d’identité ou le vol de données financières. »
La règle à suivre est simple : ne saisissez jamais les détails de votre carte via un réseau Wi-Fi public. Si vous devez procéder à un achat urgent, basculez sur la connexion de données mobiles de votre téléphone. Pour les personnes qui voyagent fréquemment et qui dépendent des réseaux des hôtels ou des aéroports, l’utilisation d’un VPN réputé ajoute une couche de chiffrement qui rend l’interception de vos données considérablement plus difficile. Ce système fonctionne comme un tunnel privé par lequel transitent vos informations, y compris sur un réseau partagé.
6. Les hôtels (avec une carte de débit)

Cette situation surprend souvent le grand public. Les hôtels sont des entreprises tout à fait légitimes, et pourtant, l’utilisation d’une carte de débit lors de l’enregistrement génère un piège financier qui n’a absolument rien à voir avec la fraude. Le problème réside dans le fonctionnement des retenues d’autorisation (ou cautions). Les établissements hôteliers placent une retenue temporaire sur votre carte pour couvrir d’éventuels frais accessoires. Avec une carte de crédit, cette retenue correspond à une portion bloquée de votre crédit disponible. Avec une carte de débit, il s’agit de votre argent réel.
La majorité des hôtels appliquent des retenues allant de 50 à 300 dollars par nuit. Cet argent n’a pas disparu, mais il n’est plus utilisable. Vous ne pouvez plus vous en servir pour payer vos courses, vos factures ou toute autre dépense tant que l’hôtel n’a pas levé cette retenue. Après votre départ, le délai de libération des fonds sur votre carte de débit peut prendre de deux à sept jours ouvrables, et certaines banques exigent un délai encore plus long. Si vous réglez votre note un vendredi, le simple retard lié au week-end peut bloquer des centaines de dollars jusqu’à la semaine suivante.
Ces retenues sur les cartes de débit peuvent également entraîner des frais de découvert si le solde de votre compte est insuffisant au moment où le blocage est appliqué. Il est donc recommandé d’utiliser une carte de crédit lors de l’enregistrement à l’hôtel afin de préserver la liquidité de votre compte courant et de protéger votre argent liquide. Si vous ne possédez pas de carte de crédit, contactez l’établissement à l’avance pour confirmer le montant de la caution, afin de ne pas vous retrouver à court de fonds durant votre séjour.
7. Les applications de paiement entre particuliers (P2P)

Des plateformes telles que Venmo, Cash App et Zelle sont devenues si courantes qu’elles semblent être une extension naturelle de nos habitudes de dépense. Cependant, le risque de fraude y est bien réel et en augmentation. Selon les données de la FTC, lorsque les consommateurs paient un escroc avec une carte de crédit, une carte de débit ou une application de paiement, cela est le plus souvent lié à une fraude aux achats en ligne. Ce scénario implique généralement qu’un consommateur clique sur une annonce et achète sur un faux site web des biens qui n’arrivent jamais.
Au-delà des arnaques pures et simples, il convient de s’interroger sur la manière dont ces applications traitent votre carte. Par exemple, financer un paiement Venmo à l’aide d’une carte de crédit peut déclencher des frais d’avance de fonds de la part de l’émetteur de votre carte. Ces avances de fonds sont soumises à des taux d’intérêt plus élevés qui commencent à s’accumuler immédiatement, sans aucune période de grâce. D’après les statistiques de la FTC, les pertes individuelles médianes liées aux arnaques sur les applications de paiement se sont élevées à 380 dollars, devançant celles liées aux cartes de crédit (136 dollars) et aux cartes de débit (110 dollars).
Lorsque vous utilisez des applications P2P, limitez-vous aux virements bancaires et évitez les paiements par carte. N’envoyez de l’argent qu’aux personnes que vous connaissez physiquement, et n’utilisez jamais une plateforme si un inconnu en ligne vous le demande. Si quelqu’un fait pression sur vous pour que vous utilisiez une application de paiement spécifique, considérez cela comme un signal d’alarme. Les transactions légitimes s’accompagnent très rarement d’un caractère d’urgence ou d’une méthode de paiement imposée.
8. L’achat de cryptomonnaies

La plupart des individus ignorent que l’achat de cryptomonnaies avec une carte de crédit n’est pas souvent considéré comme un achat ordinaire. De nombreux grands émetteurs de cartes le classent comme une avance de fonds dès l’instant où la transaction est validée. Les frais relatifs à ces avances de fonds s’élèvent généralement de 3 % à 5 % du montant de la transaction. De plus, le taux annuel en pourcentage (APR) sur les avances de fonds est habituellement supérieur aux taux appliqués aux achats standards, et les intérêts commencent à courir dès le premier jour, sans période de grâce. Autrement dit, vous devez de l’argent dès le moment où vous appuyez sur « acheter ».
Par conséquent, si vous achetez pour 1 000 dollars de cryptomonnaie avec votre carte, vous pourriez devoir instantanément de 30 à 50 dollars de frais, auxquels s’ajoutent des intérêts à taux élevé dès le premier jour. Si la valeur de cette cryptomonnaie vient ensuite à baisser, vous vous retrouvez à payer des intérêts très chers sur un actif qui vaut déjà moins que ce que vous avez dépensé. Le problème s’aggrave donc dans les deux sens.
Outre les coûts engendrés, les plateformes de cryptomonnaies constituent des cibles de choix pour la fraude aux comptes. Selon un rapport de 2026 de Recorded Future sur la fraude aux paiements, le nombre de dossiers de cartes de crédit volées et mis en vente a chuté de près de 20 % en 2025. Néanmoins, la sophistication croissante des attaques permet aux criminels de mieux exploiter les données auxquelles ils ont accès. Si vous souhaitez acquérir des cryptomonnaies, utilisez des fonds transférés directement depuis votre compte bancaire et non une carte.
9. Les restaurants où votre carte échappe à votre vue

Ce risque existait bien avant l’avènement d’Internet, mais il n’a jamais disparu. Lorsqu’un serveur emporte votre carte physique vers un terminal hors de votre champ de vision, il se crée une brève fenêtre temporelle durant laquelle les détails de votre carte peuvent être capturés manuellement ou à l’aide d’un petit dispositif de clonage. Les stations-service, les bars et les restaurants figurent d’ailleurs parmi les endroits les plus risqués pour l’utilisation des cartes de débit en raison de cette vulnérabilité au clonage.
Le problème est encore plus prononcé avec les cartes de débit. Si une transaction non autorisée apparaît sur votre carte de débit sans que la carte physique n’ait été volée, vous pourriez être tenu responsable de la totalité du montant si vous attendez plus de 60 jours après réception de votre relevé pour le signaler. En revanche, si les informations de votre carte de crédit sont utilisées pour réaliser un achat frauduleux, vous n’êtes pas responsable du coût, à condition que votre carte physique ne soit ni perdue ni volée. Cet écart en matière de responsabilité est particulièrement significatif.
Si un restaurant vous propose d’utiliser des terminaux de paiement à table, servez-vous-en. Dans le cas contraire, réglez plutôt l’addition avec une carte de crédit qu’avec une carte de débit, et vérifiez votre relevé dans les jours qui suivent votre repas. Par ailleurs, certains émetteurs de cartes vous permettent de paramétrer des alertes de transaction instantanées, capables de signaler un débit frauduleux avant qu’il ne prenne des proportions plus graves.
10. Les arnaques aux sentiments et les contacts en ligne inconnus

Cette dernière catégorie ne décrit pas un lieu physique mais plutôt une situation, ce qui justifie néanmoins pleinement sa présence dans cette liste. Selon la FTC, près de 60 % des personnes ayant signalé avoir perdu de l’argent dans le cadre d’une arnaque aux sentiments en 2025 ont affirmé que l’histoire avait débuté sur un réseau social. Le mode opératoire suit toujours un scénario prévisible : création d’un lien, marques d’affection, puis une demande financière présentée comme urgente et profondément personnelle.
Une fois la confiance émotionnelle établie, les escrocs orientent de plus en plus leurs victimes vers les applications de paiement et les cryptomonnaies, précisément parce que ces méthodes sont les plus difficiles à annuler. Toutefois, les cartes de crédit et de débit sont également exploitées dans ces situations, souvent par le biais de liens frauduleux renvoyant vers de fausses pages de paiement ou des plateformes d’investissement illusoires. D’après les données de Recorded Future, le vol d’identifiants a grimpé de 160 % en 2025, avec 1,8 milliard de connexions dérobées sur 5,8 millions d’hôtes infectés. Ces chiffres rappellent l’ampleur et les ressources considérables de l’infrastructure criminelle qui orchestre ces escroqueries.
Aucune relation légitime, qu’elle soit de nature romantique, professionnelle, ou qu’il s’agisse d’un « ami dans le besoin », ne requiert que vous envoyiez de l’argent via un lien de carte bancaire à une personne que vous n’avez jamais rencontrée physiquement. Dès l’instant où un contact en ligne que vous n’avez jamais vu en personne vous demande un paiement, arrêtez tout. N’envoyez rien. Si vous pensez avoir été pris pour cible, contactez la FTC sur le site reportfraud.ftc.gov.
Quelles sont les mesures à prendre dès maintenant

Le point commun qui relie les dix éléments de cette liste est identique : la vigilance. La fraude à la carte bancaire se nourrit de nos habitudes et de nos suppositions. C’est l’habitude de payer sans contact sans réfléchir. C’est la supposition qu’un terminal est intègre, qu’un site web est sécurisé ou qu’un contact est bien la personne qu’il prétend être. Le réseau Sentinel de la FTC a reçu 6,5 millions de rapports de consommateurs au cours de l’année 2024, et ce chiffre ne cesse de grimper. Les pertes financières liées à la fraude et aux délits d’usurpation d’identité augmentent à un rythme exponentiel, ayant plus que doublé au cours des quatre dernières années : elles sont passées d’environ 5,4 milliards de dollars en 2021 à plus de 11 milliards de dollars en 2024. Derrière ces nombres se cachent des personnes réelles qui ne s’attendaient pas à ce que cela leur arrive.
Plusieurs mesures pratiques peuvent être adoptées pour se protéger. Refusez les offres visant à sauvegarder vos informations de paiement sur les sites web et utilisez des services de portefeuille numérique tels qu’Apple Wallet ou Google Wallet, qui génèrent des codes spécifiques à chaque transaction au lieu de transmettre votre véritable numéro de carte. Activez les alertes en temps réel sur chacune de vos cartes afin de voir chaque débit à l’instant même où il est enregistré. Examinez vos relevés de compte toutes les semaines, et non pas seulement une fois par mois.
Enfin, lorsque vous hésitez sur les endroits où il ne faut pas utiliser une carte de crédit, rabattez-vous systématiquement sur l’option la plus sûre : effectuez un paiement sans contact avec une carte de crédit, ou renoncez purement et simplement à l’achat à cet endroit.
Avertissement : Les informations présentées ici sont fournies uniquement à titre informatif et ne constituent pas un conseil financier, un conseil en investissement, un conseil fiscal ou un avis juridique. Elles ne remplacent en aucun cas les services d’un professionnel qualifié.
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