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Des scientifiques ont créé un outil capable de prédire la date de votre décès
Crédit: lanature.ca (image IA)

Au-delà de l’âge chronologique : la naissance d’une nouvelle horloge

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Depuis des décennies, la science cherche à percer l’un des mystères les plus profonds de l’existence : combien de temps notre corps peut-il réellement durer ? Si l’âge civil se calcule simplement en années depuis la naissance, l’âge biologique, lui, reflète l’état réel de nos cellules et de nos organes. Selon un rapport de Popular Mechanics, une équipe internationale de chercheurs a franchi une étape majeure en développant un outil capable de prédire la longévité avec une précision inédite.

Cette avancée repose sur l’exploration du génome pour comprendre les mécanismes moléculaires du vieillissement. Bien que des accidents imprévisibles, notamment les accidents de la route, puissent interrompre brutalement une vie, cette nouvelle méthode se concentre sur le déclin naturel de l’organisme. En analysant le fonctionnement cellulaire plutôt que le simple temps écoulé, les scientifiques ouvrent la voie à une médecine de précision capable d’évaluer le risque de mortalité de manière personnalisée.

Une étude d’envergure sur quatre espèces de mammifères

Pour concevoir cet outil, des experts de la Harvard Medical School et de l’Université de Tohoku au Japon ont mené une analyse exhaustive de différents tissus chez quatre espèces : le rat, la souris, le macaque et l’être humain. Comme le précise l’étude publiée dans la revue Nature, les chercheurs ont comparé 11 000 profils d’expression génique, également appelés transcriptomes.

L’objectif était d’identifier quels gènes s’activent ou se désactivent en réponse au vieillissement ou lors d’interventions visant à prolonger ou raccourcir la durée de vie. En examinant 25 tissus différents à travers ces quatre espèces, l’équipe a pu établir une base de données solide pour ce qu’elle appelle désormais une « horloge transcriptomique ». Cette approche permet de déterminer l’âge d’un organisme en se basant sur la fonctionnalité réelle de ses cellules à un instant T.

L’évolution des biomarqueurs : de l’épigénétique à la transcriptomique

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Jusqu’à présent, les scientifiques utilisaient principalement des horloges épigénétiques. Ces dernières analysent les modifications chimiques de l’ADN, comme l’accumulation de groupes méthyles au fil du temps et du stress. Cependant, selon les informations de Science Alert, ces méthodes ne sont pas toujours infaillibles pour prédire précisément la fin de vie.

La nouvelle horloge transcriptomique se distingue en mesurant l’activité des gènes plutôt que leur simple modification structurelle. João Pedro de Magalhães, de l’Université de Birmingham, explique dans un commentaire accompagnant l’étude que si les biomarqueurs transcriptomiques manquaient autrefois de précision par rapport à la méthylation, cette nouvelle recherche atteint désormais un niveau d’exactitude comparable. Selon lui, cette méthode pourrait s’avérer cruciale pour valider l’efficacité des interventions anti-âge.

« Parce que le risque de mortalité augmente avec l’âge, et que de nombreux processus non liés au vieillissement influencent la santé, le développement et la validation d’interventions anti-âge devraient reposer sur l’évaluation de l’impact d’une intervention donnée sur la mortalité et la durée de vie », a-t-il écrit. Les horloges transcriptomiques pourraient ainsi devenir des indicateurs précieux pour raccourcir la durée des essais cliniques chez l’homme et l’animal.

Les signatures moléculaires du vieillissement ralenti

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Les travaux des chercheurs ont révélé que la plupart des types cellulaires, qu’il s’agisse de cellules immunitaires, de cellules souches, hépatiques ou musculaires, présentent des changements moléculaires similaires au cours du temps. L’étude souligne que l’activation de certains gènes est un indicateur fiable de la vitesse de vieillissement de l’individu. Par exemple, les gènes associés à une division cellulaire saine et à la réparation des plaies sont les signes d’un vieillissement plus lent.

À l’inverse, l’activation de gènes liés à la mort cellulaire et à l’inflammation chronique est révélatrice d’un vieillissement accéléré. Alexander Tyshkovskiy, auteur principal de l’étude, a déclaré dans un communiqué de presse que ces changements étaient « prédictifs du temps prospectif avant le décès chez les humains ». Cette découverte permet de dresser un portrait biologique précis de la trajectoire de santé d’un individu.

Vers une accélération de la recherche médicale

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Bien que cet outil soit extrêmement prometteur, ses auteurs insistent sur le fait qu’il s’agit pour l’instant d’un instrument de recherche. Des tests supplémentaires seront nécessaires avant une application directe dans les traitements cliniques humains. Cependant, son potentiel pour accélérer le développement de nouveaux médicaments est immense, car il permet d’analyser rapidement l’impact d’un traitement sur les biomarqueurs de longévité.

Vadim Gladyshev, auteur principal de l’étude, souligne l’importance de cette avancée : « Ces horloges de vieillissement représentent une nouvelle façon potentielle de mesurer le vieillissement de manière plus détaillée et pourraient aider à prédire le risque de maladie et de mortalité, à caractériser les effets des traitements et à personnaliser les soins en fonction de l’âge biologique ». Il ajoute que les thérapies futures pourraient cibler à la fois des processus spécifiques liés à l’âge, comme le métabolisme, et le vieillissement dans son ensemble.

Si l’idée de connaître sa date exacte de décès relève encore de la science-fiction, l’exploration du génome nous rapproche d’une époque où la science pourra au moins nous fournir une estimation fiable de notre espérance de vie biologique. Pour toute question médicale, consultez un professionnel de santé qualifié.

Selon la source : popularmechanics.com

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