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Des scientifiques proposent une estimation d’un scénario d’extinction de l’humanité, avec une fiabilité annoncée de 95 %
Crédit: lanature.ca (image IA)

L’Horloge de l’Apocalypse et l’intégration des menaces modernes

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Les scientifiques tentent d’estimer la date à laquelle l’humanité s’éteindra. Une récente étude affirme pouvoir fournir une projection précise à 95 %, en élaborant une date à laquelle la Terre perdra tous ses habitants grâce à un modèle qui prend en compte la totalité des êtres humains ayant existé.

Cette annonce intervient dans un contexte où l’attention mondiale se porte régulièrement sur les nouvelles concernant l’Horloge de l’Apocalypse. Ce dispositif symbolique, qui prédit le moment de l’extinction de l’humanité, a récemment fait l’objet d’une mise à jour plus troublante que les précédentes afin de refléter l’époque moderne.

Les responsables de l’horloge ont ainsi pris en considération les mauvais usages de l’intelligence artificielle (IA) et de l’intelligence biologique. Ils ont également intégré les guerres en cours en Ukraine et à Gaza, de même que les effets du changement climatique. Cette accumulation de menaces a placé l’horloge à 89 secondes (soit 1 minute et 29 secondes) de minuit, ce qui représente la position la plus proche de la douzième heure jamais enregistrée.

L’argument de l’Apocalypse : un calcul mathématique controversé

lanature.ca (image IA)

Au-delà de l’Horloge de l’Apocalypse, un autre changement dans la chronologie de la fin des temps a été introduit lorsque des mathématiciens ont utilisé une formule controversée pour modéliser cette échéance. Cette théorie mathématique est connue sous le nom de l’argument de l’Apocalypse.

Le calcul démarre en évaluant à environ 117 milliards le nombre total de personnes ayant vécu sur Terre depuis les origines. La théorie suppose ensuite que les individus en vie aujourd’hui occupent une position aléatoire dans l’histoire de l’humanité. De cette hypothèse, les mathématiciens déduisent que ces 117 milliards de personnes ayant déjà vécu ne représentent que 5 % de tous les êtres humains qui existeront au total.

Ce postulat laisse donc 95 % de l’humanité à venir, non encore comptabilisés. Pour déterminer à combien de personnes correspondent ces 95 %, les chercheurs ont multiplié le chiffre représentant les 5 % par 20, étant donné que 100 % est 20 fois plus grand que 5 %. L’opération multiplie ainsi 117 milliards par 20, ce qui aboutit au chiffre de 2 340 milliards (soit 2,34 billions en échelle courte) de personnes qui devront exister avant la fin de l’humanité.

Le chronomètre des naissances : une échéance fixée à 17 100 ans

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La formule mathématique s’accompagne d’une estimation temporelle précise concernant la venue au monde de ces futures populations. La question centrale pour les chercheurs était de déterminer combien de temps il faudrait pour que ces 2 340 milliards d’individus existent physiquement.

Selon les experts en mathématiques responsables de ce modèle, il faudrait environ 17 100 ans pour que ce cycle démographique s’achève. Le corollaire de cette théorie est que l’humanité prendra fin une fois que la totalité de ces naissances aura été complétée.

Si l’on pourrait penser que les mathématiques sont incontestables, cette théorie précise a fait l’objet de nombreuses remises en question. Plusieurs critiques ont en effet pris la parole pour s’opposer à cette modélisation strictement numérique et souligner ses limites méthodologiques.

Les limites de la formule et les innovations technologiques ignorées

The Daily Beast Podcast,

Les critiques estiment qu’il est possible de contester ces calculs en se basant sur les éléments manquants de l’équation. La principale objection formulée à l’encontre de l’argument de l’Apocalypse est qu’il omet d’intégrer les potentiels bouleversements scientifiques à venir.

Les détracteurs de la théorie soulignent notamment que la formule ne prend pas en considération les innovations majeures telles que le voyage spatial et la colonisation de nouvelles planètes, des facteurs capables de transformer radicalement la trajectoire de l’espèce humaine.

Il faut également ajouter à cela l’absence de prise en compte des nouvelles technologies qui pourraient considérablement allonger la durée de nos vies. Ces variables technologiques et médicales sont absentes du calcul des experts, ce qui pourrait invalider la chronologie des 17 100 ans.

L’étude de l’Université de Milan : un déclin anticipé pour 2064

L’horizon tracé par l’argument de l’Apocalypse se confronte par ailleurs à d’autres recherches scientifiques beaucoup plus urgentes. Une étude publiée au mois de mai a mis en évidence que la population mondiale pourrait s’effondrer d’ici 2064, une date beaucoup plus rapprochée que ce que les mathématiciens envisagent.

Les chercheurs de l’Université de Milan, qui ont dirigé ces travaux, ont apporté des précisions sur la nature de leur modélisation. « La partie la plus provocatrice de notre article explore des scénarios futurs hypothétiques, » ont-ils expliqué en détaillant leur démarche analytique.

Ils ont ensuite précisé les paramètres de leur projection catastrophique : « Nous avons modélisé ce qui pourrait se produire si des crises environnementales majeures imposaient brusquement de sévères limites à la capacité de charge de la Terre. Sous l’hypothèse pessimiste délibérément conservatrice selon laquelle la capacité de charge durable de la Terre chuterait soudainement à environ deux milliards de personnes, notre modèle prédit un déclin rapide de la population mondiale, l’humanité pouvant potentiellement diminuer de moitié d’ici l’an 2064. »

Selon la source : scientificamerican.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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