Andrew Neil : la fin de l’ordre mondial dominé par les États-Unis, accélérée par Trump
Auteur: Simon Kabbaj
Un tournant historique qui fait froid dans le dos

On sent bien que quelque chose ne tourne plus tout à fait rond, n’est-ce pas ? C’est un peu ce sentiment diffus que nous avons tous, mais que le célèbre écrivain et journaliste britannique Andrew Neil vient de mettre en mots avec une franchise assez brutale. Selon lui, nous ne vivons pas simplement une période de turbulences passagères, mais nous faisons face à ce qu’il appelle un « tournant historique effrayant ».
Ce n’est pas juste une façon de parler pour faire les gros titres. Neil nous explique que l’ordre mondial tel que nous le connaissions, celui dirigé par les États-Unis et mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est bel et bien arrivé à son terme. C’est fini. Une page se tourne, et on a l’impression que le livre est en train de se refermer sur nos doigts.
L’Europe, bientôt seule face à son destin ?

Le retour de Donald Trump aux affaires ne serait pas la cause unique de ce bouleversement, mais disons qu’il a appuyé sur l’accélérateur. Andrew Neil soutient que nous assistons actuellement à un retrait progressif, mais bien réel, des États-Unis vis-à-vis de l’Europe. C’est un changement de paradigme complet pour nous, Européens, qui avons grandi avec l’idée que l’Oncle Sam serait toujours là en cas de coup dur.
La conséquence directe de ce repli ? Le vieux continent se retrouve de plus en plus isolé pour affronter des défis de sécurité majeurs. Et quand on parle de défis, on pense évidemment en premier lieu à la guerre en Ukraine. Sans le soutien massif américain, l’Europe risque de se sentir bien seule dans la pièce, et c’est une perspective qui a de quoi inquiéter, vous ne trouvez pas ?
Il faut se rendre à l’évidence : cette transition est en cours, que nous soyons prêts ou non.
Le retour de l’Amérique dans son « arrière-cour »

Mais alors, si les États-Unis regardent moins vers l’Est, où regardent-ils ? Eh bien, selon Neil, Trump semble vouloir se concentrer à nouveau sur ce qu’il considère comme la propre « arrière-cour » de l’Amérique. On parle ici d’un retour d’intérêt marqué pour l’Amérique latine, mais pas forcément pour y faire du tourisme.
L’analyse suggère que cela pourrait conduire à de nouvelles tentatives de changement de régime dans la région. Andrew Neil cite spécifiquement des pays comme le Venezuela et Cuba. C’est assez ironique, ou peut-être tragique, quand on y pense… Washington a pourtant un historique franchement médiocre en matière d’interventions de ce type par le passé. Malgré ces échecs historiques, la tentation d’intervenir semble revenir au galop.
Conclusion : Le réveil difficile de l’Europe
Pour finir, ce qui est peut-être le plus inquiétant dans l’analyse d’Andrew Neil, c’est notre propre réaction ici, en Europe. Il affirme que le continent n’a pas encore pleinement saisi l’ampleur de cette transformation géopolitique. On est un peu comme des somnambules.
Le manque de préparation militaire réelle est criant. Neil prévient que cela pourrait plonger le continent dans une phase hautement dangereuse. Imaginez un monde où les États-Unis ne sont plus le garant traditionnel de notre sécurité et de la stabilité… C’est un saut dans l’inconnu, et franchement, on ferait mieux d’ouvrir les yeux rapidement.
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