Un retour à la Maison Blanche qui fait du bruit

On s’y attendait un peu, non ? Depuis qu’il a été élu 47e président des États-Unis, Donald Trump n’a pas perdu de temps pour mettre ses menaces à exécution. Il avait promis, juré même, de lancer le « plus grand programme d’expulsion de l’histoire américaine » pour sortir ce qu’il appelle les « criminels » du pays. Eh bien, les chiffres commencent à tomber et c’est… vertigineux.
Figurez-vous que depuis son retour au Bureau Ovale, l’administration Trump a déjà annulé pas moins de 100 000 visas. Oui, vous avez bien lu. C’est le Département d’État lui-même qui a sorti ce chiffre. Le président républicain, fidèle à sa ligne dure, a mis en place des mesures drastiques pour ceux qui demandent des visas depuis certaines régions du monde. Mercredi dernier, le 14 janvier pour être précis, il a déclaré une pause indéfinie dans le traitement des visas d’immigrants pour une liste impressionnante de 75 pays. Une décision qui, je suppose, va faire couler beaucoup d’encre.
Les raisons invoquées : « Protéger la générosité américaine »

Mais pourquoi une telle décision maintenant ? L’explication officielle est assez directe. Dans un communiqué, le Département d’État a affirmé qu’il mettait ces mesures en place pour mettre « fin à l’abus » du système. Selon eux, il s’agit de bloquer ceux qui voudraient « extraire la richesse du peuple américain » via les aides sociales et les allocations. C’est un discours qu’on a déjà entendu, n’est-ce pas ?
Tommy Pigott, le porte-parole principal adjoint du Département d’État américain, a précisé la chose à la BBC : « Le Département d’État utilisera son autorité de longue date pour juger inéligibles les immigrants potentiels qui deviendraient une charge publique pour les États-Unis et exploiteraient la générosité du peuple américain ». C’est dit. L’ordre prendra effet très bientôt, dès le 21 janvier. Cependant, petite précision importante rapportée par l’Associated Press : ces nouvelles restrictions ne s’appliqueront pas — pour l’instant — aux visas non-immigrants, comme ceux pour le tourisme ou les affaires. Ouf pour les voyageurs, je suppose.
La liste complète : 75 pays dans le viseur

Alors, qui est concerné ? La liste est longue, très longue. Le Département d’État a publié l’intégralité des 75 pays dont les ressortissants voient leurs demandes de visas immigrants mises sur pause dès la semaine prochaine. Je vous la mets ici en entier, car il est important de savoir exactement de quoi on parle. On y retrouve des nations de presque tous les continents :
- Afghanistan
- Albanie
- Algérie
- Antigua-et-Barbuda
- Arménie
- Azerbaïdjan
- Bahamas
- Bangladesh
- Barbade
- Biélorussie
- Belize
- Bhoutan
- Bosnie-Herzégovine
- Brésil
- Birmanie (Myanmar)
- Cambodge
- Cameroun
- Cap-Vert
- Colombie
- Côte d’Ivoire
- Cuba
- République Démocratique du Congo
- Dominique
- Égypte
- Érythrée
- Éthiopie
- Fidji
- Gambie
- Géorgie
- Ghana
- Grenade
- Guatemala
- Guinée
- Haïti
- Iran
- Irak
- Jamaïque
- Jordanie
- Kazakhstan
- Kosovo
- Koweït
- République Kirghize
- Laos
- Liban
- Liberia
- Libye
- Moldavie
- Mongolie
- Monténégro
- Maroc
- Népal
- Nicaragua
- Nigeria
- Macédoine du Nord
- Pakistan
- République du Congo
- Russie
- Rwanda
- Saint-Christophe-et-Niévès
- Sainte-Lucie
- Saint-Vincent-et-les-Grenadines
- Sénégal
- Sierra Leone
- Somalie
- Soudan du Sud
- Soudan
- Syrie
- Tanzanie
- Thaïlande
- Togo
- Tunisie
- Ouganda
- Uruguay
- Ouzbékistan
- Yémen
Conclusion : Une rhétorique toujours plus musclée

Cette manœuvre n’est finalement que le dernier épisode d’une longue série de restrictions imposées par Trump sur l’immigration depuis son entrée en fonction il y a près d’un an. C’est sa marque de fabrique. Après son retour à la Maison Blanche, le républicain a réaffirmé qu’il expulserait tout immigrant présent aux États-Unis sans permission légale.
Ses mots sont d’ailleurs toujours aussi crus. Il a déclaré : « Je sauverai chaque ville et village qui a été envahi et conquis, et nous mettrons ces criminels vicieux et assoiffés de sang en prison, puis nous les flanquerons dehors de notre pays aussi vite que possible ». Une ambiance pour le moins… tendue, qui laisse présager que ce n’est que le début.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.