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Liste de frappe russe et Troisième Guerre mondiale : les cibles britanniques révélées
Crédit: Side-by-side fusion: "Владимир Путин (08-03-2024) (cropped).jpg" by Пресс-служба Президента РФ licensed under CC BY 4.0 via Wikimedia Commons + "Volodymyr Zelenskyy in 2022.jpg" by President of Ukraine from Україна (Public domain) via Wikimedia Commons

Zelenskyy alerte : le spectre d’un conflit mondial

Les citoyens britanniques préoccupés pourraient bien tourner leur regard vers une « liste de frappe » russe qui a fuité, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Troisième Guerre mondiale avait déjà commencé. Cette déclaration intervient dans un contexte où les tensions géopolitiques atteignent peut-être un sommet historique, suscitant une inquiétude palpable au Royaume-Uni.

Le président ukrainien a suggéré plus tôt cette semaine que son adversaire russe, Vladimir Poutine, avait déclenché un conflit mondial et qu’il devait impérativement être arrêté. Depuis l’invasion initiale de l’Ukraine par la Russie en 2022, le pays dirigé par Poutine a été accusé à plusieurs reprises de tester la détermination de l’OTAN face à une éventuelle troisième guerre mondiale, notamment lorsque des drones et des avions ont violé l’espace aérien d’autres pays membres de l’Alliance.

Le Royaume-Uni, qui soutient l’Ukraine de manière vocale depuis longtemps tout en imposant de nombreuses sanctions économiques à la Russie, se retrouve ainsi en première ligne. Il ne serait donc pas surprenant de voir le territoire britannique ciblé si d’autres nations venaient à s’impliquer officiellement dans les combats, une perspective renforcée par la diffusion de cette liste de cibles potentielles.

Une pression nécessaire : la position de Kiev

S’exprimant au micro de la BBC, Volodymyr Zelenskyy a rejeté l’idée selon laquelle la cession de territoires ukrainiens pourrait conduire à un cessez-le-feu. Il a suggéré que la seule manière d’arrêter Vladimir Poutine passait par une pression militaire et économique intense, écartant toute solution diplomatique qui impliquerait un abandon de souveraineté.

Le président ukrainien a tenu des propos sans équivoque concernant la situation actuelle. Il a déclaré : « Je crois que Poutine l’a déjà commencée [la Troisième Guerre mondiale]. La question est de savoir quelle quantité de territoire il sera capable de saisir et comment l’arrêter… La Russie veut imposer au monde un mode de vie différent et changer les vies que les gens ont choisies pour eux-mêmes. »

Cette analyse souligne la conviction de Kiev que le conflit dépasse largement les frontières de l’Ukraine. Pour Zelenskyy, l’enjeu n’est pas seulement territorial, mais civilisationnel, la Russie cherchant selon lui à redéfinir l’ordre mondial et les choix de vie des populations libres.

La riposte de Rogozine aux propos de Ben Wallace

L’année dernière, l’ancien vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine a envoyé un avertissement menaçant au Royaume-Uni, partageant même une carte des zones qui pourraient être ciblées par la Russie. Il a publié cette image à la suite des commentaires formulés par l’ancien secrétaire à la Défense britannique, Ben Wallace, après que ce dernier a exhorté l’Occident à rendre la Crimée « inhabitable et non viable du point de vue russe ».

Ben Wallace avait alors déclaré : « L’Ukraine n’a pas besoin d’envahir la péninsule (ce qui, je l’admets, serait incroyablement difficile, voire impossible), mais elle devrait l’étouffer à mort. » Ces propos ont provoqué une réaction immédiate de Moscou, matérialisée par la publication de cette carte soulignant les cibles potentielles au Royaume-Uni en cas de Troisième Guerre mondiale, accompagnée d’un message cinglant.

Dmitri Rogozine a répliqué en ces termes : « L’ancien ministre britannique de la Défense Ben Wallace sur ce que Kiev et ses alliés de l’OTAN devraient faire pour mettre fin aux actions militaires : ‘Nous devons aider l’Ukraine à acquérir des capacités à longue portée pour rendre la Crimée inhabitable. Nous devons étrangler la Crimée’. Ce qu’un ministre sobre a à l’esprit, un ancien l’a sur la langue. Cependant, il est même bon qu’ils révèlent leurs véritables intentions. Il est utile de lire ceci pour ceux d’entre nous qui considèrent encore la paix avec les agresseurs impérialistes comme possible. »

Cibles identifiées : Écosse et Irlande du Nord

La liste complète des cibles présumées identifie des sites stratégiques majeurs en Écosse et en Irlande du Nord. À Glasgow, les installations de BAE Systems, Rolls-Royce et Thales sont explicitement mentionnées. Édimbourg figure également sur la liste avec la présence de Leonardo, tout comme Rosyth, qui abrite les activités de Babcock et QinetiQ.

En Irlande du Nord, la ville de Belfast est ciblée pour les sites de Harland & Wolff, Spirit Aerosystems et Thales. Une localité plus petite, Fivemiletown, est également citée en raison de la présence de l’entreprise Cooneen Defence.

Ces désignations montrent une connaissance précise du tissu industriel de défense britannique. La concentration de ces sites dans le nord du Royaume-Uni souligne l’importance stratégique de ces régions pour l’effort de défense national et international.

Cibles identifiées : Nord de l’Angleterre et Midlands

Le nord de l’Angleterre et les Midlands abritent une densité importante de cibles selon la carte diffusée. Barrow-in-Furness est listée pour BAE Systems, tandis que Bolton l’est pour MBDA. La ville de Telford apparaît en raison de RBSL, et Derby pour les usines Rolls-Royce. Sheffield est également visée pour Sheffield Forgemasters.

La liste continue avec Warton & Samlesbury, sites majeurs de BAE Systems, ainsi que Newton Aycliffe pour Octric Semiconductors. La région de Tyne & Wear est mentionnée pour la présence conjointe de BAE Systems et Leonardo.

Cette énumération couvre un large éventail de capacités militaires, allant de la construction navale à l’aérospatiale en passant par les semi-conducteurs, démontrant que l’infrastructure industrielle civile et militaire est considérée comme un tout par les stratèges russes.

Cibles identifiées : Pays de Galles et Ouest

Le Pays de Galles et l’ouest de l’Angleterre ne sont pas épargnés par les menaces russes. Aberporth est cité pour QinetiQ et Tekever, tandis que Merthyr Tydfil l’est pour General Dynamics. Glascoed figure aussi sur la liste pour ses installations BAE Systems.

La ville de Bristol représente une concentration particulièrement élevée de cibles potentielles. La liste y recense Airbus, BAE Systems, GKN Aerospace, Leonardo, MBDA, QinetiQ et Rolls-Royce. Cette densité fait de la ville un point névralgique sur la carte publiée par Rogozine.

Ces sites sont cruciaux pour la chaîne d’approvisionnement de la défense britannique. Leur inclusion dans cette liste publique vise probablement à créer un sentiment de vulnérabilité au sein des populations locales et des travailleurs de ces industries.

Cibles identifiées : Londres et le Sud

Le sud de l’Angleterre et la capitale concentrent également des objectifs stratégiques de premier plan. HMNB Devonport est listé pour Babcock, et Yeovil pour Leonardo. Le site sensible d’Aldermaston, connu pour l’AWE (Atomic Weapons Establishment), est explicitement nommé.

Londres figure sur la liste avec les entreprises Helsing et Palantir. Stevenage est ciblée pour Airbus et MBDA, et Ampthill pour Lockheed Martin. Ces localisations complètent le tableau d’une menace qui couvrirait l’ensemble du territoire britannique.

Pour conclure son message menaçant, Dmitri Rogozine a adressé un conseil direct et glaçant à ses compatriotes fortunés. Il a déclaré : « Et mon conseil à nos oligarques [russes] : n’envoyez pas vos enfants étudier en Angleterre ! C’est mortellement dangereux. »

Selon la source : ladbible.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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