Démence : ces 7 changements de personnalité qui peuvent alerter des années avant
Auteur: Simon Kabbaj
Au-delà de la mémoire : les signes avant-coureurs de la démence

La démence à début précoce est une réalité pour plusieurs millions de personnes dans le monde, avec des symptômes qui varient d’une personne à l’autre. Plus largement, l’Alzheimer’s Association estime qu’environ 7,2 millions d’Américains de 65 ans et plus vivent avec la maladie d’Alzheimer. Parmi eux, 74 % ont 75 ans ou plus. Cela signifie que 110 personnes sur 100 000, dans la tranche d’âge de 30 à 64 ans, sont touchées par cette forme précoce.
Cette maladie progressive n’affecte pas seulement l’esprit, mais aussi le corps. Selon la Mayo Clinic, les symptômes classiques de la démence incluent des pertes de mémoire, des difficultés à communiquer ou à trouver ses mots, des troubles des capacités visuelles et spatiales, des problèmes de raisonnement ou de résolution de problèmes, ainsi que des difficultés à accomplir des tâches complexes, à planifier ou à s’organiser. On observe aussi une mauvaise coordination, un contrôle des mouvements altéré, de la confusion et de la désorientation.
Cependant, des changements de personnalité peuvent se manifester des années avant l’apparition de ces signes plus connus. La professeure Gill Livingston, de l’University College London (UCL), a identifié six modifications comportementales à surveiller de près.
1. Le manque de confiance en soi

Un premier indice pourrait être une perte de confiance en soi. Si vous ou l’un de vos proches commencez à douter de vos capacités, cela mérite attention. De manière surprenante, ce facteur s’est révélé être le prédicteur le plus puissant parmi les personnes souffrant de baisse de moral et de troubles du sommeil.
Les chiffres sont parlants : ces personnes avaient 50 % de risques en plus de développer une démence, même en comparaison avec des individus présentant des facteurs de risque et des prédispositions génétiques. Geir Selbaek, professeur et directeur de recherche au Centre national norvégien pour le vieillissement et la santé, a apporté un éclairage au journal The Telegraph : « Je pense que le manque de confiance en soi crée de la solitude. Et nous avons publié une étude montrant que la solitude persistante augmente le risque de démence. »
2. La difficulté à gérer le quotidien

Un autre signal d’alerte concerne les personnes qui, dans la quarantaine ou la cinquantaine, se trouvent soudainement incapables de faire face aux problèmes de la vie quotidienne. D’après la professeure Livingston, ce changement pourrait indiquer une atrophie cérébrale, un phénomène courant chez les patients atteints de démence.
Elle établit une comparaison pour illustrer son propos : « Pour les jeunes enfants, les stress sont beaucoup plus susceptibles de les faire craquer, crier et pleurer, car ils ont un cerveau plus petit. » Elle poursuit en expliquant le processus à long terme : « Nous savons que des décennies avant le diagnostic de la maladie d’Alzheimer, le cerveau des gens peut commencer à rétrécir. Des choses qu’ils parvenaient à gérer auparavant, ils ne peuvent plus les maîtriser comme avant. C’est à la fois le stress et le fait qu’ils sont en train de développer une démence. »
3. Un manque de chaleur humaine

Ceux qui, au milieu de leur vie, déclarent « ne pas ressentir de chaleur et d’affection pour les autres » présenteraient également un facteur de risque élevé. Ce sentiment de détachement émotionnel n’est pas anodin.
En effet, l’étude a montré que ces personnes étaient 44 % plus susceptibles de développer une démence que celles qui ne rapportaient pas de tels sentiments. Ce changement dans la capacité à se connecter émotionnellement aux autres peut donc être un signe précurseur important.
4. L’impulsivité soudaine

Être une personne impulsive n’a rien d’anormal. En revanche, lorsque ce trait de caractère apparaît soudainement chez quelqu’un qui ne l’était pas, cela peut devenir inquiétant. La professeure Livingston a partagé un exemple concret lors de son entretien avec The Telegraph : « Je me souviens d’une femme que j’aurais décrite comme une personne très conventionnelle, et puis elle a soudainement semblé changer. »
Elle détaille : « Elle sortait plus, s’intéressait moins à son mari et voulait sortir sans lui. Ils avaient toujours tout fait ensemble, mais elle a soudain eu l’impression qu’il n’était pas assez aventureux pour her. » Ce phénomène s’explique par l’érosion des cellules dans les régions frontales du cerveau.
« L’une des choses qui nous permet de contrôler notre impulsivité est la région frontale du cerveau », précise Livingston. « À mesure que nous mûrissons et devenons adultes, celle-ci se développe beaucoup plus. Cela ne change pas nécessairement ce que nous voulons faire, mais cela nous rend moins susceptibles de le faire soudainement. »
5. Une nervosité inhabituelle

Les personnes qui deviennent particulièrement nerveuses seraient également plus à risque. Selon le professeur Selbaek, ce symptôme pourrait être directement lié au stress chronique, un ennemi connu de la santé cérébrale.
Il avance une hypothèse sur le mécanisme en jeu : « Je pense que c’est l’un des facteurs médiateurs. Des niveaux de stress accrus entraînent des niveaux d’inflammation plus élevés dans le corps, et les deux sont dévastateurs pour la santé du cerveau. » La nervosité ne serait donc pas juste un trait de caractère, mais le reflet d’un processus biologique sous-jacent.
6. Le perfectionnisme comme symptôme

Cela peut paraître contre-intuitif, mais penser constamment que les tâches ne sont pas accomplies correctement pourrait être un autre trait associé à un risque accru de démence. Ce n’est pas tant le désir de bien faire qui est en cause, mais plutôt une perception nouvelle et négative de la qualité du travail effectué.
L’explication est subtile : si vous avez l’impression que les tâches ne sont pas faites correctement, c’est peut-être parce que vous n’êtes plus en mesure de les réaliser selon les standards auxquels vous étiez habitué. Ce sentiment de perfectionnisme insatisfait pourrait masquer une baisse de vos propres performances cognitives.
7. Les difficultés de concentration

Le rapport révèle également un autre signe important : les personnes signalant des « difficultés de concentration » au milieu de leur vie étaient plus susceptibles de développer une démence. Ce symptôme est directement lié à la fonction cognitive, dont la dégradation est au cœur de la maladie.
Une incapacité à maintenir son attention sur une tâche, à suivre une conversation ou à lire un livre peut donc être plus qu’une simple fatigue passagère. C’est un indicateur à prendre au sérieux, surtout s’il devient récurrent et s’installe dans la durée.
Si vous reconnaissez l’un de ces signes chez vous ou chez un proche, il est fortement recommandé de consulter un professionnel de santé pour obtenir un avis éclairé et un diagnostic précis.
Disclaimer : Cet article a été rédigé à des fins d’information générale uniquement. Il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Les signes décrits ne permettent pas de diagnostiquer la démence ou toute autre maladie. Si vous avez des inquiétudes concernant votre santé ou celle d’un proche, consultez un médecin ou un spécialiste qualifié.
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