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En cherchant des avions disparus dans le Triangle des Bermudes, History fait une découverte tragique et contacte la NASA pour confirmer
Crédit: NASA

Une expédition sous-marine aux découvertes inattendues

En 2022, une équipe de la chaîne de télévision History Channel menait une expédition sous-marine. L’objectif initial consistait à explorer l’habitat naturel du célèbre Triangle des Bermudes. Cette zone maritime, délimitée approximativement entre la Floride, Porto Rico et l’archipel des Bermudes, fait l’objet de nombreuses spéculations depuis des décennies.

L’équipe tournait alors des images pour une émission intitulée « The Bermuda Triangle: Into Cursed Waters ». Le programme avait pour but de sonder les fonds marins au large des côtes de la Floride, dans l’espoir de localiser des épaves d’avions datant de la Seconde Guerre mondiale.

Au cours de ces plongées, l’attention des explorateurs a été captée par un matériau intrigant. Ce fragment, partiellement recouvert de sable, a immédiatement suscité des interrogations. Face à la nature singulière de l’objet, les producteurs ont pris la décision de contacter directement la NASA pour obtenir une analyse approfondie.

Les origines de l’intrigue maritime

L’intrigue entourant cette région géographique trouve principalement ses racines dans un événement survenu le 5 décembre 1945. Cet épisode, connu sous le nom de « Vol 19 », marque le point de départ de la renommée du secteur. Les détails de cette journée restent documentés avec précision dans les archives militaires américaines.

Ce jour-là, quatorze hommes ont pris place à bord de cinq bombardiers-torpilleurs TBM Avenger. Il s’agissait d’un vol d’entraînement destiné à des élèves-pilotes. L’escadron participait à un exercice de simulation de bombardement au-dessus des Bahamas.

Le vol s’est déroulé sans encombre jusqu’à la deuxième étape de l’exercice. C’est à ce moment précis que la formation a rencontré des difficultés inhabituelles. Des messages radio interceptés ont révélé qu’un des élèves-pilotes demandait à un membre de l’équipage de vérifier les indications de la boussole.

Les ultimes communications du Vol 19

Les échanges captés par radio témoignent de la perte de repères qui régnait à bord. « Je ne sais pas où nous sommes, » entend-on répondre un aviateur. « Nous avons dû nous perdre après ce dernier virage. » Ces phrases marquent le début d’une désorientation généralisée pour l’escadron.

Le lieutenant de l’US Navy Charles Carroll Taylor, un pilote expérimenté qui dirigeait le vol, a par la suite confirmé des problèmes similaires à un autre aviateur. « Mes deux boussoles sont hors d’usage, et j’essaie de trouver Fort Lauderdale, en Floride, » a-t-il déclaré dans les enregistrements. Il ajoute ensuite : « Je suis au-dessus de la terre, mais elle est morcelée. Je suis sûr d’être dans les Keys, mais je ne sais pas à quelle distance vers le sud et je ne sais pas comment rejoindre Fort Lauderdale. »

L’autre pilote a alors exhorté Taylor à utiliser le soleil, en le plaçant à bâbord, et à suivre la ligne côtière pour retrouver le chemin de Fort Lauderdale. Pour des raisons inconnues, ce conseil n’a pas été suivi. Une autre voix a été captée déclarant : « Si nous volions simplement vers l’ouest, nous rentrerions chez nous, » avant de répéter, « Bon sang, si nous volions simplement vers l’ouest, nous rentrerions chez nous. » La dernière instruction de Taylor indiquait que lorsque le carburant du premier avion descendrait sous la barre des 10 gallons, tous les appareils tenteraient un amerrissage. Les bombardiers n’ont jamais reparu, s’abîmant probablement dans l’océan, générant d’autres récits de navires et d’avions perdus rattachés au « Triangle des Bermudes ».

Un fragment géométrique identifié au large de la Floride

Aujourd’hui, l’intérêt pour le Triangle des Bermudes décline. Plusieurs études ont en effet démontré l’absence d’un véritable mystère à résoudre, soulignant que la zone ne présente pas un nombre de disparitions statistiquement significatif en comparaison avec d’autres régions océaniques. Cette réalité n’empêche pas History Channel, une chaîne actuellement reconnue pour une programmation à tendance sensationnaliste, de poursuivre ses investigations dans ces eaux.

La persévérance de l’équipe a conduit à la découverte de ce large débris, enfoui dans le sable au large des côtes floridiennes. Les plongeurs ont rapidement constaté qu’il s’agissait d’une construction humaine. La surface de l’objet était recouverte de tuiles carrées mesurant 20 centimètres (8 pouces) de côté.

L’inspection visuelle a permis aux plongeurs de conclure de manière catégorique que la pièce ne provenait pas d’un aéronef classique. La proximité de la Floride, territoire que la NASA utilise essentiellement comme une immense plateforme de lancement, a dicté la suite des événements, poussant la chaîne à solliciter l’avis de l’agence spatiale américaine.

L’héritage d’une tragédie spatiale historique

L’agence spatiale a rapidement rendu ses conclusions. Le débris a été identifié comme un artefact de la navette spatiale Challenger. Cet engin s’est tragiquement désintégré 73 secondes après son décollage en 1986, entraînant la mort des sept astronautes à son bord. Les enquêtes avaient déterminé que la catastrophe résultait de la défaillance de deux joints toriques scellant une jonction sur l’un des propulseurs de la fusée.

L’administrateur de la NASA de l’époque, Bill Nelson, a publié une déclaration formelle : « Alors qu’il s’est écoulé près de 37 ans depuis que sept explorateurs audacieux et courageux ont perdu la vie à bord de Challenger, cette tragédie restera à jamais gravée dans la mémoire collective de notre pays. Pour des millions de personnes à travers le monde, dont moi-même, le 28 janvier 1986 semble encore être hier. »

Il a poursuivi en ajoutant : « Cette découverte nous donne l’occasion de faire une pause une fois de plus, d’exalter l’héritage des sept pionniers que nous avons perdus, et de réfléchir à la façon dont cette tragédie nous a changés. À la NASA, la valeur fondamentale de la sécurité est – et doit rester à jamais – notre priorité absolue, en particulier alors que nos missions explorent une part plus importante du cosmos que jamais auparavant. » Peu après la catastrophe, la plus vaste opération de sauvetage jamais entreprise avait permis de récupérer 167 pièces de la navette, pesant un total de 118 tonnes. D’autres fragments, tels que celui découvert lors de cette expédition, reposent probablement encore sur les fonds marins.

Selon la source : iflscience.com

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