Aller au contenu
Combien de fois devriez-vous aller aux toilettes par semaine ? La science répond
Crédit: freepik

Les habitudes quotidiennes passées au crible

freepik

Aborder la question des passages aux toilettes peut parfois susciter une certaine gêne, mais il s’agit d’un indicateur corporel essentiel pour vérifier l’état de santé général de façon régulière. Un sondage récent mené par la marque Cushelle estime que les Britanniques se rendent aux toilettes en moyenne six fois par jour, avec une durée d’un peu plus de cinq minutes par visite.

Lorsqu’il s’agit spécifiquement d’aller à la selle, la fréquence varie considérablement d’une personne à l’autre. Les données de l’étude ‘Big Poo Review’ menée par Zoe en 2023 montrent que la fréquence varie d’une fois par semaine à quatre fois par jour. Plusieurs facteurs influencent ce rythme, notamment l’alimentation, le niveau de stress, l’hydratation et les routines quotidiennes, ce qui explique les fluctuations régulières.

Le docteur Marie Edison, directrice de la politique médicale chez Vitality Health, a détaillé ce phénomène pour le journal Metro. « La chose clé à retenir est que vous n’avez pas besoin d’essayer de forcer votre corps dans un calendrier, mais de prêter attention à la façon dont il se comporte au fil du temps », indique-t-elle.

Elle précise les signaux d’alerte : « Si vous vous retrouvez soudainement avec des selles beaucoup plus fréquentes, souffrant de constipation, ou éprouvant des symptômes comme de la douleur, des ballonnements, ou des selles sanglantes ou noires, vous devriez parler à un médecin pour vous assurer que rien de plus grave ne se passe. »

La zone idéale définie par les chercheurs

lanature.ca (image IA)

Pour établir ce qui relève d’une fréquence dite normale, une étude de 2024 réalisée par l’Institute for Systems Biology a catégorisé les différents rythmes de transit intestinal. Les résultats indiquent qu’aller à la selle deux fois par semaine correspond au seuil de la constipation.

Les chercheurs ont ensuite divisé les fréquences en plusieurs paliers : entre trois et six fois par semaine est considéré comme une fréquence normale basse, tandis qu’y aller une à trois fois par jour relève d’une fréquence normale haute. Au-delà de ces chiffres, l’étude classe le transit dans la catégorie de la diarrhée.

Le point d’équilibre optimal, qualifié par les scientifiques de zone ‘Goldilocks’ (la zone parfaite), se situe à un ou deux passages par jour. Les données montrent que les individus se trouvant dans cette tranche présentent globalement le meilleur profil de santé, avec des bactéries intestinales de meilleure qualité directement liées à une inflammation plus faible dans l’organisme.

Les conséquences sur la chimie sanguine

lanature.ca (image IA)

Le microbiologiste Sean Gibbons, qui a dirigé l’étude de l’Institute for Systems Biology, a résumé les conclusions de son équipe concernant la fenêtre optimale. « D’après ce que nous regardions, faire caca tous les deux jours jusqu’à quelques fois par jour est probablement une meilleure fenêtre pour être en bonne santé », a-t-il déclaré.

S’éloigner de cette zone n’est pas sans conséquences physiologiques. Les personnes qui se rendent moins souvent aux toilettes présentent une plus forte probabilité d’avoir des toxines dans le sang, des éléments qui sont liés à des problèmes tels que les maladies rénales chroniques et la maladie d’Alzheimer. À l’inverse, une diarrhée fréquente a été associée à des biomarqueurs liés aux dommages au foie.

Le mode de vie joue un rôle déterminant dans le maintien de ce rythme. Les individus qui se situent dans la zone ‘Goldilocks’ ont tendance à adopter des habitudes communes : ils consomment une plus grande quantité de fibres, boivent plus d’eau tout au long de la journée et pratiquent davantage d’activité physique.

Les indicateurs liés au ralentissement du transit

lanature.ca (image IA)

Un passage aux toilettes espacé de plus de cinq jours peut signaler une situation de constipation établie, selon les observations du docteur Delphine Sekri, médecin généraliste à l’hôpital St John & St Elizabeth.

Elle décrit les manifestations physiques qui accompagnent généralement ce ralentissement : « Cela peut signifier des ballonnements, des maux d’estomac, et cette sensation de ‘lourdeur’ inconfortable. »

Les complications liées à ce rythme nécessitent une attention particulière. Le docteur Sekri avertit : « Cela peut aussi conduire à des hémorroïdes… ou des fissures anales… Dans les deux cas, vous pourriez repérer du sang rouge vif lorsque vous vous essuyez. »

Les facteurs de l’accélération et l’importance du diagnostic

lanature.ca (image IA)

À l’autre extrémité du spectre, une fréquence trop élevée présente ses propres défis et peut être déclenchée par divers facteurs. Cela peut provenir d’une surcharge de caféine, de la prise de certains médicaments, ou être lié à des affections telles que le syndrome de l’intestin irritable (IBS) ou la maladie cœliaque.

Le docteur Sekri évoque les désagréments physiques et logistiques de cette situation : « L’irritation de la peau, les brûlures et l’inconfort général sont courants ici, surtout si cela se produit beaucoup. Il y a aussi le côté pratique — avoir besoin d’être constamment près de toilettes n’est pas exactement idéal. »

En fin de compte, la norme varie d’un individu à l’autre. Comme le résume le docteur Sekri : « La véritable référence est ce qui semble bon pour votre corps. » Toute sensation inhabituelle ou la présence de sang ne doit pas être ignorée. Il est recommandé de consulter un médecin généraliste en cas de doute, une conversation médicale étant largement préférable à la gestion d’un problème qui aurait pu être facilement évité.

Selon la source : news-usa.today

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu