Une sortie de route fatale dans l’obscurité

La nuit de vendredi à samedi a basculé dans le drame au cœur de la municipalité de Huntingdon, où un jeune homme dans la vingtaine a perdu la vie dans des circonstances violentes. Le conducteur, qui venait tout juste d’avoir 26 ans, a heurté un obstacle naturel en bordure de route. La trajectoire de son véhicule s’est achevée brutalement contre un imposant rocher.
Les premiers éléments recueillis par les autorités laissent croire que cet événement tragique serait lié à une conduite avec les facultés affaiblies. Circulant à haute vitesse, l’automobiliste n’a laissé aucune chance de réaction à la mécanique de son véhicule ni à lui-même lors du choc. Les services d’urgence dépêchés sur les lieux n’ont pu que faire le constat de cette implacable violence.
Élizabeth Marquis, porte-parole de la Sûreté du Québec, a confirmé que le décès de l’homme a été formellement constaté sur place. L’agente a tenu à préciser que l’enquête se poursuit afin d’élucider toutes les causes qui ont mené le vingtenaire à perdre la maîtrise de son véhicule cette nuit-là.
Un impact d’une force inouïe devant témoins

Ce scénario s’est déroulé peu après minuit, le samedi, sous le regard médusé de quelques occupants d’une autre voiture. Alexandre Defond-Côté, un jeune homme de 24 ans, se baladait paisiblement avec des amis sur le chemin Ridge, situé dans Huntingdon. Au même instant, un véhicule bleu est arrivé à toute allure sur la rue transversale, connue sous le nom de rue Bouchette.
L’attention du groupe a été instantanément captée par ce bolide. « On faisait notre stop quand a vu un ombrage bleu passé très rapidement puis on a entendu l’impact, c’était assez violent », se souvient le témoin. L’homme de 24 ans a estimé que l’automobiliste en perdition « roulait entre 100 et 140 km/h » au moment de traverser l’intersection.
Les amis ont ensuite été témoins directs de l’impact qui a figé la scène. La voiture bleue a percuté de plein fouet le rocher installé à l’entrée d’une résidence privée. L’énergie cinétique libérée lors du choc a été d’une telle magnitude que la roche visée s’est littéralement fendue en deux sous le poids du métal.
Des efforts de sauvetage freinés par la tôle froissée

Face à la gravité évidente de l’accident, les témoins ont immédiatement tenté de porter assistance au jeune conducteur piégé. L’urgence d’agir a dicté leurs premières réactions dans l’obscurité de la nuit. « On a essayé de réagir sur le coup. La première chose que j’ai faite une fois sorti de ma voiture a été d’appeler les secours », explique l’homme de 24 ans, replongeant dans le fil des événements.
Accompagné de sa copine qui exerce le métier d’infirmière, le jeune homme s’est précipité vers la carcasse de la voiture bleue. Dans un élan d’adrénaline, il est parvenu à « arracher la fenêtre » pour tenter de se frayer un accès jusqu’à l’automobiliste. Toutefois, la réalité matérielle s’est dressée comme un mur devant leur bonne volonté.
Les dommages infligés à la voiture s’avéraient beaucoup trop importants pour qu’ils puissent dégager le corps emprisonné dans l’habitacle. L’intervention spontanée s’est soldée par un terrible constat médical : l’absence de signes vitaux, ou plus sobrement, « Pas de pouls ». Le témoin impuissant n’a pu que confirmer cette réalité macabre en déplorant qu' »il n’avait pas de pouls ».
Le temps du recueillement au bord de la chaussée

Toujours marqués par le choc des images de la nuit, Alexandre Defond-Côté et deux amis ont ressenti le besoin de revenir sur les lieux du drame dès le samedi après-midi. En guise d’hommage silencieux, ils ont accroché quelques fleurs à un panneau de signalisation érigé à proximité de la collision mortelle.
Leur démarche a vite été imitée par d’autres proches. Ils ont rapidement été rejoints par un groupe d’amis du défunt qui, submergés par l’émotion, n’ont pas souhaité s’adresser au Journal. Cet entourage en deuil a déposé d’autres fleurs, accompagnées de quelques peluches, avant de planter et de signer une croix dédiée à cet être cher. L’assemblée a ensuite pris un long moment pour se recueillir.
Cette intersection résonne tragiquement dans l’esprit du voisinage, car ce n’est pas la première fois qu’un tel incident survient à cet endroit, selon des résidents avec qui Le Journal s’est entretenu. Marco Tiberio, un voisin du secteur, a d’ailleurs justifié la présence même de cet aménagement paysager : « Les rochers ont été installés là pour protéger la maison parce qu’un automobiliste a déjà foncé dans le garage ».
Une fin de semaine entachée par de multiples drames
La tragédie survenue à Huntingdon s’inscrit dans un bilan routier très sombre pour ce secteur, marquant la deuxième collision mortelle impliquant la conduite avec les facultés affaiblies à survenir en moins d’une heure durant la nuit de vendredi à samedi. L’alcool ou la drogue au volant semblent avoir lourdement pesé sur les routes de la région.
Cette même nuit, un peu avant 23h45 vendredi, le territoire de Brossard a été le théâtre d’un autre événement tout aussi grave. Un conducteur aux facultés affaiblies a provoqué un impact ayant blessé plusieurs personnes. La violence de cette autre collision a laissé des traces physiques importantes, l’une de ces personnes nécessitant toujours d’être hospitalisée.
La situation à Brossard a pris une dimension encore plus préoccupante lorsque le chauffard aux commandes de la voiture suspecte a entrepris de fuir les lieux de l’accident. Ce délit de fuite a toutefois été de courte durée, les policiers ayant finalement procédé à son arrestation peu de temps après les faits.
Selon la source : journaldemontreal.com