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Toilettes d’Artemis II mission NASA en panne alors que les astronautes filent vers la Lune pour dépasser le record d’Apollo 13 mission NASA
Crédit: lanature.ca (image IA)

En route pour briser le record de la mission Apollo 13

credit : lanature.ca (image IA)

Les astronautes de la mission Artemis II ont franchi la moitié de leur trajet en direction de la lune. Ce survol lunaire historique doit les emmener plus loin dans l’espace que les équipages du programme spatial Apollo. Ils doivent atteindre leur destination ce lundi, avec l’objectif de photographier la mystérieuse face cachée de l’astre pendant qu’ils tournent autour.

Le voyage vise à établir un nouveau record de distance pour des êtres humains, actuellement détenu par la mission Apollo 13. La capsule Orion va parcourir plus de 252 000 miles (400 000 kilomètres) depuis la Terre. L’engin effectuera ensuite un demi-tour derrière la lune pour prendre le chemin du retour, sans s’arrêter ni entrer en orbite lunaire.

Cette expédition marque le retour d’un équipage vers l’astre lunaire après plus de 53 ans, reprenant le flambeau là où la NASA l’avait laissé avec l’équipage de trois personnes d’Apollo 17 en 1972. La mission actuelle, d’une durée de près de 10 jours, s’achèvera par un amerrissage dans l’océan Pacifique le 10 avril.

Un équipage pionnier face à l’immensité spatiale

Le quatuor spatial se compose de trois Américains et d’un Canadien. Reid Wiseman commande la mission, accompagné du pilote Victor Glover, premier astronaute noir à se rendre vers la lune, et de Christina Koch, la première femme à accomplir ce périple. Jeremy Hansen complète l’équipe en tant que premier citoyen non américain à voler vers l’astre.

Lors d’une liaison télévisée en direct, Jeremy Hansen a partagé ses impressions depuis la capsule Orion de la NASA. Le spécialiste a déclaré avoir déjà été témoin de vues « extraordinaires » au cours des premiers jours de vol.

Le pilote Victor Glover a fourni sa propre perspective de l’éloignement progressif de notre planète. « La Terre est assez petite, et la lune devient définitivement plus grande, » a-t-il signalé, illustrant la vitesse à laquelle le vaisseau s’approche de son objectif céleste.

L’incident technique des toilettes à bord d’Orion

Un défi technique perturbe la routine à bord du vaisseau spatial. Les toilettes de la capsule sont de nouveau en panne. Ce système, souvent qualifié de cabinet lunaire, a connu un dysfonctionnement à la suite du décollage de mercredi et a fonctionné de manière aléatoire depuis cet instant.

En attendant la réparation de la salle de bains d’Orion, le centre de contrôle de la mission a ordonné aux astronautes de sortir davantage de sacs de collecte d’urine de secours. Les ingénieurs soupçonnent que de la glace bloque la conduite, empêchant l’urine d’être complètement évacuée par-dessus bord. Les toilettes restent toutefois ouvertes pour la grosse commission.

Debbie Korth, responsable adjointe du programme Orion de la NASA, a précisé que l’équipage a signalé une odeur provenant de la salle de bains. Cette installation est encastrée dans le plancher de la capsule et dispose d’une porte ainsi que d’un rideau pour garantir l’intimité. Korth a rappelé que les toilettes de la navette spatiale tombaient souvent en panne par le passé. « Les toilettes et les salles de bains dans l’espace sont quelque chose que tout le monde peut vraiment comprendre .. c’est toujours un défi, » a-t-elle expliqué.

La gestion rigoureuse d’une situation inconfortable

Les équipes au sol suivent l’évolution de ce problème d’ingénierie sanitaire de très près. John Honeycutt, président de l’équipe de gestion de la mission, a reconnu qu’il est dans la nature humaine de s’intéresser aux toilettes spatiales.

Même si le système se trouve « dans un bon état en ce moment, » John Honeycutt a souligné qu’il aimerait le voir fonctionner à 100%. Une version des toilettes de la mission Artemis II avait pourtant été testée sur la Station spatiale internationale il y a plusieurs années pour étudier sa viabilité.

Le recours forcé aux sacs de collecte manuelle n’entame pas la concentration des quatre membres de l’équipage. « Ils vont bien, » a déclaré le responsable au sujet des astronautes. « Ils se sont entraînés pour gérer cette situation. »

Les célébrations canadiennes et l’avenir du programme lunaire

Sur Terre, l’enthousiasme reste intact, particulièrement au nord de la frontière américaine. L’Agence spatiale canadienne a célébré le rôle du pays dans cette mission lors d’une intervention depuis le Québec, au moment même où l’astronaute Jeremy Hansen se dirigeait vers son rendez-vous lunaire.

La présidente de l’Agence spatiale canadienne, Lisa Campbell, a salué cet accomplissement. « Aujourd’hui, il écrit l’histoire pour le Canada, » a-t-elle proclamé. « Alors que nous le regardons faire ce pas audacieux vers l’inconnu, que son voyage nous rappelle que l’avenir du Canada est écrit par ceux qui osent viser plus haut. »

Le succès de ce vol constitue la première étape des plans audacieux de la NASA pour l’établissement d’une base lunaire durable. L’agence spatiale vise un atterrissage par deux astronautes près du pôle sud lunaire en 2028.

Selon la source : phys.org

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