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Artemis II : une vidéo de la NASA alimente des rumeurs de tournage sur fond vert
Crédit: NASA

Un air de déjà-vu pour l’exploration lunaire

Une vidéo virale (X/NASA Artemis) a semé la confusion chez les internautes.

La mission Artemis II s’apprête à retourner sur la Lune, marquant un événement historique inédit pour l’humanité depuis les années 1970. Cependant, cette avancée technologique majeure s’accompagne d’une résurgence inattendue des théories du complot. Une vidéo enregistrée lors d’une interview en direct de l’équipage de la NASA circule massivement en ligne. Pour certains internautes, ces images constitueraient la preuve définitive permettant de révéler que l’intégralité de la mission Artemis II est simulée.

Le scénario actuel rappelle étrangement la décennie des années 1970. Les spéculations suggèrent que l’agence spatiale s’associe au gouvernement pour feindre le fait que nous allons sur la Lune. Le public dubitatif se pose alors une question vertigineuse : pourquoi aller dans l’espace lorsqu’il est possible d’envoyer une équipe dans une pièce en apesanteur équipée d’un fond vert, afin de faire semblant d’explorer au-delà de la Terre ? La réponse avancée par les sceptiques est cinglante : pour le prestige, évidemment.

Cette défiance envers l’institution spatiale n’est pourtant pas un phénomène nouveau. Lorsque la mission Apollo 17 a atterri sur la Lune en 72, les mêmes doutes étaient soulevés par une frange de la population. Il semble que certaines choses ne changent jamais à cet égard, alors que les réseaux sociaux débattent aujourd’hui avec ferveur de la légitimité du voyage record de survol prévu par l’ambitieuse mission Artemis II.

Une interview en direct sous haute surveillance

La controverse a véritablement débuté lorsque l’équipage a accordé une interview en direct à la chaîne d’information CNN. L’objectif principal de cette intervention télévisée était de parler de leur mission exceptionnelle consistant à voler au-delà de la face cachée de la Lune. Ce vol sans précédent attire logiquement l’attention du monde entier, mais il attire également les regards les plus pointilleux et critiques.

L’équipe de la mission Artemis II est composée de professionnels reconnus de l’exploration spatiale. On y retrouve les astronautes de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, qui sont accompagnés dans cette aventure par l’astronaute canadien Jeremy Hansen. Lors de cette retransmission, ces quatre spécialistes répondaient aux questions des journalistes de manière formelle et engagée.

Pendant l’échange en direct avec le présentateur, l’équipage souhaitait illustrer de manière concrète les conditions physiques de leur environnement. L’ambiance était à la pédagogie, visant à partager un aperçu de la vie à bord. C’est précisément à cet instant qu’un élément inattendu, censé être amusant, est venu troubler la démonstration et enflammer le web.

L’incident visuel de la peluche en apesanteur

Une vidéo virale (X/NASA Artemis) a semé la confusion chez les internautes.

Pour montrer à tout le monde ce que cela fait exactement de voyager sans gravité, un jouet en peluche nommé « Rise » a flotté autour de la capsule. Cet objet, censé apporter une touche de vulgarisation scientifique accessible, a finalement été le déclencheur d’une analyse minutieuse de la part des théoriciens du complot scrutant chaque pixel de l’image.

Une vidéo de l’extrait a mis en évidence une femme faisant remarquer qu’à certains moments, derrière la peluche, les lettres « OW » et « TAN » apparaissent. Ce phénomène visuel donnait la forte impression qu’un écran vert subissait un dysfonctionnement et clignotait dans la scène, une anomalie technique qui serait due au centre vert du jouet superposé à l’image.

Pendant que cette illusion visuelle se produisait à l’écran, les astronautes Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen semblaient totalement inconscients de la situation à ce moment-là. Ils ont poursuivi leur explication sans montrer la moindre réaction face à cet étrange clignotement textuel. Les utilisateurs des réseaux sociaux, en revanche, ont été extrêmement prompts à le souligner.

La confrontation sur les réseaux sociaux

Une vidéo virale (X/NASA Artemis) a semé la confusion chez les internautes.

Les réactions n’ont pas tardé à inonder les différentes plateformes en ligne, divisant les internautes en deux camps très distincts. Un premier groupe a immédiatement crié à la supercherie et à la manipulation médiatique. Une personne a écrit : « duh… même mon chien sait que c’est faux… ». Une conviction fermement partagée par d’autres spectateurs.

La critique s’est intensifiée avec des accusations directes concernant la crédibilité des technologies prétendument employées pour tromper le public. Un autre utilisateur a affirmé : « Faux comme l’enfer, ils pensaient vraiment pouvoir continuer à tromper les gens avec toute cette technologie actuelle qui démystifie tout en temps réel… ». La présence supposée de fonds verts alimentait toutes les conversations de la journée.

Cependant, d’autres internautes n’étaient pas du tout convaincus par ces accusations. Un utilisateur a pris la défense de l’authenticité de la vidéo en déclarant : « Écran vert ? C’est l’animal en peluche appelé RISE qui, si vous voyez clairement, a du VERT pour les continents Pour l’amour de Dieu avec ces gens ! ». Un autre a ajouté de son côté : « J’ai regardé ça en direct, il n’y a pas moyen que ce soit faux. Tous les extraits que je vois essayer de l’exposer sont littéralement édités. ».

L’explication technique derrière l’anomalie

Face à l’ampleur de la polémique, il convenait de se demander pourquoi ces fameuses lettres étaient visibles sur la vidéo devenue virale. Selon les enquêtes menées par le journal Daily Mail, la diffusion a été filmée en utilisant la technique du Chroma Key. L’entreprise Adobe précise que ce procédé est généralement utilisé sur des décors à écran bleu ou vert pour superposer des objets ou des personnes sur différents arrière-plans.

Cette technologie d’incrustation permet notamment d’ajouter des mots, par exemple. Les interviews en direct, et également celles de la chaîne CNN, incluent typiquement des écritures au bas de l’écran pour décrire l’interview en cours. C’est un processus standard dans l’industrie de la diffusion télévisuelle d’information en continu.

L’explication technique retenue suggère donc que la superposition utilisée pour couvrir les mots aurait pu s’actualiser à un moment différent du reste de la vidéo. Par conséquent, lorsqu’elle a été filmée par le smartphone tiers d’une personne devant un écran de télévision, il a pu y avoir un décalage où le texte est devenu visible de manière fugace. L’article original laisse cependant planer une ultime interrogation en concluant : mais qui sait ?

Selon la source : x.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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