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Artemis II : vers un retour historique et un nouveau record absolu de vitesse humaine
Crédit: NASA

Une correction de trajectoire millimétrée vers la Terre

credit : lanature.ca (image IA)

L’équipage de la mission Artemis II a définitivement laissé la Lune derrière lui. Afin de s’assurer d’être sur la bonne trajectoire pour revenir sur Terre, le vaisseau a effectué une combustion de correction décisive. Ce voyage de retour s’annonce comme une phase critique et délicate de la mission.

La nuit dernière, à 20h03 (heure d’été de l’Est ou EDT), le vaisseau spatial Orion, baptisé Integrity, a allumé ses propulseurs pendant exactement 15 secondes. Cette manœuvre de précision a généré un changement de vitesse d’environ 50 centimètres (1,6 pied) par seconde. Cette légère impulsion a suffi pour placer la capsule sur le chemin correct pour rentrer à la maison.

Lorsqu’ils rencontreront l’atmosphère de notre planète, les astronautes voyageront plus vite que n’importe quel humain avant eux. Cet événement vertigineux approche à grands pas, marquant la conclusion imminente d’un périple exceptionnel au-delà de l’orbite terrestre basse.

Une vitesse vertigineuse aux portes de l’atmosphère

credit : lanature.ca (image IA)

Dans l’espace, les quatre membres de l’équipage se dirigent vers notre planète. Il s’agit des astronautes de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que de Jeremy Hansen de l’Agence spatiale canadienne. Ils tombent vers le globe terrestre de plus en plus vite, attirés par l’irrésistible force gravitationnelle de la Terre.

Lorsqu’ils atteindront les couches supérieures de l’atmosphère, leur vitesse avoisinera les 40 000 kilomètres (25 000 miles) par heure. Cette accélération prodigieuse pourrait battre le record absolu établi par la mission Apollo 10. Lors de leur rentrée atmosphérique, les astronautes d’Apollo 10 avaient atteint la marque de 39 937 kilomètres (24 816 miles) par heure.

Le vaisseau Artemis I, qui ne transportait aucun équipage, s’était montré un cheveu plus lent que ce record. Il avait emprunté une trajectoire de retour vers la Terre légèrement différente de celle prévue pour Artemis II. La capsule Orion d’Artemis I avait utilisé l’approche de la rentrée par ricochets, rebondissant sur l’atmosphère pour ralentir un peu, avant de plonger définitivement.

L’adaptation cruciale du bouclier thermique

credit : lanature.ca (image IA)

La procédure de rentrée repose sur l’utilisation de la friction de l’atmosphère pour freiner le vaisseau, bien avant le déploiement des parachutes. Pour survivre à cette étape, le bouclier thermique est conçu pour résister à des températures de plusieurs milliers de degrés. Des fissures inattendues étaient cependant apparues sur le bouclier lors du vol d’Artemis I.

Les ingénieurs estiment que l’approche de la rentrée par ricochets a causé un stress supplémentaire sur la structure protectrice de la capsule. Même si un équipage aurait été en sécurité à bord d’Artemis I malgré ce dommage matériel, l’agence spatiale a opté pour la prudence absolue pour cette nouvelle étape du programme.

La NASA a ainsi décidé de garder l’équipage d’Artemis II encore plus en sécurité en modifiant la méthode de rentrée. Cette évolution technique démontre la volonté d’adapter les profils de vol en fonction des données récoltées lors des précédents essais inhabités.

La stratégie officielle de la NASA pour limiter les risques

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Les changements apportés à la trajectoire finale visent directement à préserver l’intégrité de la capsule Integrity. Kenna Pell, une responsable des affaires publiques pour Orion au centre spatial Johnson de la NASA à Houston, s’est exprimée à ce sujet auprès du site Space.com au mois de février.

« La NASA a modifié la trajectoire en raccourcissant la distance que peut voler Orion entre le moment où il pénètre dans l’atmosphère terrestre et celui où il amerrit dans l’océan Pacifique, » a-t-elle expliqué avec précision. Cette réduction de distance modifie fondamentalement l’exposition thermique du vaisseau spatial.

La représentante de l’agence a ajouté un détail crucial sur la gestion de la chaleur : « Cela limitera combien de temps Orion passe dans la plage de température dans laquelle le phénomène du bouclier thermique d’Artemis I s’est produit. » L’objectif est donc de minimiser la fenêtre de vulnérabilité de la structure.

Un dispositif de récupération maritime déjà en route

credit : lanature.ca (image IA)

La conclusion de ce voyage historique est programmée pour le vendredi 10 avril 2026, aux alentours de 20h07 EDT. Le vaisseau Integrity doit amerrir dans l’océan Pacifique, au large des côtes de San Diego, en Californie. L’équipage et la capsule seront récupérés par le navire USS John P. Murtha.

La NASA a confirmé la nuit dernière que ce navire a déjà quitté le port. Le bâtiment militaire se dirige actuellement vers le point médian en direction du site de récupération. La logistique navale se met en place bien en amont pour assurer une prise en charge immédiate des astronautes dès leur contact avec l’eau.

Le moment exact et les emplacements plus précis de l’amerrissage seront communiqués ultérieurement, en fonction des prévisions météorologiques les plus récentes. La NASA fournira davantage d’informations concernant cette rentrée atmosphérique dans les jours à venir.

Selon la source : iflscience.com

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