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Trump jure de s’emparer de l’uranium enrichi, l’Iran dément tout transfert
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L’annonce surprise de Donald Trump

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C’est une déclaration qui a pris tout le monde de court. Vendredi 17 avril, lors d’un entretien téléphonique avec l’agence de presse Reuters, le président Donald Trump a affirmé que les États-Unis allaient collaborer avec l’Iran pour récupérer son uranium enrichi et le rapatrier sur le sol américain.

Avec des termes pour le moins imagés, le président a détaillé sa vision de l’opération. « Nous allons nous y mettre ensemble. Nous allons aller en Iran, à un rythme tranquille et agréable, et commencer à excaver avec de grosses machines… Nous le ramènerons aux États-Unis », a-t-il déclaré. Il a également évoqué une « poussière nucléaire » qui, selon lui, serait récupérée « très bientôt ».

La réponse cinglante de l’Iran

Mehr News Agency via wikimedia CC BY 4.0

La réaction de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Quelques heures après les déclarations du président américain, l’Iran a formellement démenti l’existence d’un tel accord. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a été catégorique lors de son intervention à la télévision d’État.

Il a opposé un refus sans équivoque à l’idée d’un transfert de matière nucléaire. « L’uranium enrichi de l’Iran ne sera transféré nulle part ; le transfert d’uranium aux États-Unis n’a pas été une option pour nous », a-t-il précisé, contredisant point par point la version de Donald Trump.

La « poussière nucléaire » et le contexte tendu

lanature.ca (image IA)

L’expression « poussière nucléaire » utilisée par Donald Trump n’est pas anodine. Elle fait référence à ce qu’il estime être les vestiges des installations nucléaires iraniennes bombardées par les États-Unis et Israël en juin de l’année précédente. Cette mention rappelle le climat de confrontation militaire qui a précédé ces pourparlers.

Le programme nucléaire iranien reste l’un des sujets les plus sensibles dans les négociations entre les deux pays. Les estimations actuelles suggèrent que l’Iran posséderait plus de 900 livres d’uranium enrichi à un niveau de pureté pouvant atteindre 60%. Donald Trump a d’ailleurs rappelé que l’une des principales justifications de la guerre était d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. De son côté, l’Iran maintient que son programme d’enrichissement, un processus permettant de produire du combustible pour les centrales ou, selon sa durée, pour les ogives nucléaires, a des fins strictement civiles et pacifiques.

L’optimisme de Trump face à un possible accord

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Malgré le démenti iranien, Donald Trump s’est montré particulièrement enthousiaste à l’idée de conclure un accord pour mettre fin à la guerre. Il a affirmé que le blocus naval américain contre l’Iran serait maintenu jusqu’à la finalisation d’un arrangement définitif. « Je pense que l’accord se fera très rapidement. Nous nous entendons très bien avec l’Iran », a-t-il assuré.

Le président américain a indiqué que de nouvelles discussions seraient nécessaires pour parvenir à un accord, précisant que celles-ci pourraient avoir lieu « probablement ce week-end ». L’optimisme présidentiel tranche avec la complexité du dossier, mais témoigne d’une volonté d’avancer rapidement.

Prochaines étapes et démenti financier

Au-delà de la question de l’uranium, Donald Trump a mentionné d’autres points de collaboration. Il a ainsi déclaré que les États-Unis travaillaient avec l’Iran pour retirer des mines présentes dans le détroit. Concernant les suites diplomatiques, il a évoqué la possibilité de se rendre à Islamabad une fois l’accord conclu, tout en nuançant : « Je n’ai pas encore pris cette décision ».

Enfin, interrogé sur une rumeur faisant état d’un paiement de 20 milliards de dollars en échange de l’uranium, le président a été formel. Il a balayé cette information d’un revers de main. « C’est totalement faux. Aucun argent ne change de mains », a-t-il conclu, mettant un terme, du moins de son point de vue, aux spéculations financières.

Selon la source : usnews.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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