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Une majorité d’Américains s’opposent fermement à la construction d’une nouvelle salle de bal, selon un rapport
Crédit: shutterstock / lanature.ca (image IA)

Un sondage qui tombe au plus mal

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Un nouveau sondage révèle une forte opposition des Américains à un projet de construction porté par Donald Trump : une nouvelle et immense salle de bal à la Maison-Blanche. Commandée conjointement par le Washington Post, ABC News et le réputé institut Ipsos, cette enquête d’opinion dresse un tableau sans appel. Fait notable, certains participants ont été interrogés avant même que ne soit rendue publique l’information cruciale : ce projet à 400 millions de dollars serait finalement financé par les contribuables.

Pour garantir sa représentativité, le sondage a été mené auprès d’un échantillon de 1 292 adultes américains. Les entretiens se sont déroulés en ligne, en anglais et en espagnol, afin de refléter la diversité de la population des États-Unis. La marge d’erreur annoncée est de seulement 2,8 %. La période de l’enquête, du 24 au 28 avril, est particulièrement importante. Elle chevauche en effet le dîner des correspondants de la Maison-Blanche du 25 avril, un événement qui a joué un rôle clé dans l’argumentaire du président.

Le projet pharaonique de la « Salle de Bal Donald Trump »

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L’origine du projet remonte à l’obtention par Donald Trump de l’accord du Congrès pour démolir l’aile est de la Maison-Blanche. Son objectif : y ériger une salle de bal monumentale de 8 361 mètres carrés. Un espace capable d’accueillir plus du double de la capacité de l’ancienne salle de réception. Pour convaincre les élus, Trump avait avancé un coût de 400 millions de dollars, en assurant que la totalité de la somme proviendrait de dons privés et de sa fortune personnelle.

Un incident va cependant tout accélérer. Le 25 avril, au Washington Hilton, un suspect armé fait irruption dans le hall du dîner des correspondants de la Maison-Blanche. Donald Trump saisit l’occasion pour affirmer que la construction de sa salle de bal doit être accélérée pour des raisons de sécurité. Sur le réseau social Truth Social, il déclare : « Ce qui s’est passé hier soir est exactement la raison pour laquelle notre grande armée, les services secrets, les forces de l’ordre et, pour différentes raisons, tous les présidents des 150 dernières années, ont EXIGÉ qu’une grande salle de bal, sûre et sécurisée, soit construite SUR LE TERRAIN DE LA MAISON-BLANCHE. » Il insiste : « cet événement ne se serait jamais produit si la salle de bal classée top secret militaire, actuellement en construction à la Maison-Blanche, avait existé ».

Le financement public et le verdict des chiffres

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Quelques jours après l’incident, le sénateur Lindsay Graham présente un projet de loi au Congrès. Sa demande : allouer 332 millions de dollars de fonds publics pour achever la salle de bal. La raison de ce revirement ? Selon Graham, Donald Trump n’a réussi à collecter que 68 millions de dollars de dons, une somme bien loin des 400 millions initialement promis. Bien qu’Ipsos n’ait pas confirmé l’impact direct de cette annonce sur les résultats, le calendrier suggère une forte influence.

Quoi qu’il en soit, les résultats du sondage sont sans équivoque. Une majorité écrasante de 56 % des personnes interrogées se déclare opposée au projet, qui a débuté en octobre 2025. Un chiffre à mettre en perspective avec les moins de 30 % de sondés qui y sont favorables, et les 16 % qui n’ont pas souhaité répondre. De manière encore plus marquée, 47 % des participants se disent « fermement opposés » à cette initiative. Pendant ce temps, l’aile est, souvent considérée comme le cœur de la Maison-Blanche, est en ruines depuis plus de six mois, et le paysage du Diamond de Washington est gâché par les engins de chantier.

L’arche de la discorde entre Washington et la Virginie

Capture d’écran tirée du site web de la Maison-Blanche

La salle de bal n’est pas le seul projet présidentiel testé par les sondeurs. L’enquête incluait également des questions sur d’autres propositions controversées. L’une d’elles concernait la construction d’une arche monumentale de 76 mètres de hauteur, un ouvrage d’art destiné à relier le Lincoln Memorial, à Washington D.C., au cimetière national d’Arlington, en Virginie.

Là encore, l’opinion publique se montre majoritairement hostile. Cinquante-deux pour cent des personnes interrogées s’opposent à cette arche géante. Parmi elles, une part significative de 41 % se déclare même « fermement opposée » à sa réalisation, témoignant d’un rejet profond du projet.

La signature présidentielle sur la monnaie ? Un refus net

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Un autre projet soumis à l’avis des Américains était celui d’imprimer la signature de Donald Trump sur les billets de banque. Une proposition qui a suscité la réaction la plus négative de toutes les questions dont les résultats ont été publiés.

Les chiffres sont éloquents : pas moins de 68 % des sondés se sont dits opposés à voir la signature du président sur leur monnaie. Le rejet est massif, avec 52 % des personnes interrogées se déclarant « fermement opposées » à cette idée. C’est le score d’opposition le plus élevé parmi les questions dévoilées.

Le mouvement MAGA à l’épreuve des chiffres

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Enfin, le sondage s’est penché sur l’adhésion au mouvement politique de Donald Trump, le MAGA (Make America Great Again). Il était demandé aux participants s’ils se considéraient comme des adeptes de ce mouvement. La réponse est surprenante : un pourcentage très élevé de 71 % des sondés a déclaré ne pas s’identifier au mouvement MAGA.

Ce chiffre est d’autant plus intéressant qu’il est mis en relation avec les habitudes de vote des personnes interrogées. Trente-deux pour cent de l’échantillon a affirmé avoir voté pour Donald Trump. Une simple comparaison suggère donc qu’au moins 38 des 1 292 participants ayant voté pour lui ne se considèrent plus aujourd’hui comme des partisans du mouvement MAGA, signalant une possible érosion de sa base la plus fidèle.

Un sondage révélateur et des questions en suspens

Ce type de sondage tente de décrypter la perception qu’a l’électorat des actions du président, alors que sa cote de popularité continue de chuter. Ce contexte rappelle une décision récente et marquante : en février, le légendaire institut Gallup a annoncé mettre fin à son célèbre sondage sur la cote de popularité présidentielle, après 88 ans de service. Cette décision est intervenue après que les enquêtes de Gallup ont montré à plusieurs reprises que la popularité de Trump atteignait des niveaux historiquement bas, et suite à de multiples commentaires désapprobateurs du président envers l’organisation.

Au total, l’enquête du Washington Post, d’ABC News et d’Ipsos comportait 37 questions. Cependant, seules les réponses à quatre d’entre elles ont été rendues publiques. Les 33 autres n’ont pas été publiées pour des raisons non précisées. Selon Ipsos, ces résultats seront diffusés ultérieurement, mais sans qu’une date ne soit avancée. Pour l’heure, les réponses sont officiellement « retenues en vue d’une publication », laissant planer le mystère sur ce qu’elles pourraient encore révéler.

Selon la source : abcnews.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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