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La véritable raison pour laquelle le “pape américain” refuse de visiter les États-Unis
Crédit: Le pape Léon XIV dans la salle Paul VI lors de sa première audience en tant que souverain pontife avec les médias (2025). via wikimedia Edgar Beltrán, The Pillar  CC BY-SA 4.0

Un pape américain qui ne rentre pas au pays

lanature.ca (image IA)

L’histoire est sans précédent. Le 8 mai 2025, Robert Francis Prevost, né à Chicago en 1955, est devenu le pape Léon XIV. Pour la première fois, un citoyen américain accédait à la tête de l’Église catholique. Les catholiques américains attendaient ce qui semblait être un retour au pays inévitable. Mais la réponse du Vatican, aussi symbolique qu’un sermon, a été sans appel : ce ne sera pas pour tout de suite.

Le Bureau de presse du Saint-Siège a confirmé que le pape Léon XIV n’avait aucun projet de visite aux États-Unis cette année. Matteo Bruni, son directeur, a déclaré sobrement que « aucun voyage aux États-Unis n’est prévu pour 2026 ». Cette phrase lapidaire a eu le poids d’un communiqué diplomatique. Pas de langage adouci, pas de porte laissée entrouverte à la spéculation. Le Vatican a choisi de clore la question, tôt et clairement.

Pour un pays qui avait accueilli la fumée blanche au-dessus de la chapelle Sixtine avec une fierté nationale sincère, voir son premier pape décliner l’invitation à rentrer chez lui est plus qu’une anecdote. C’est une déclaration qui exige une explication. Car l’histoire de ce refus, du moins tant que Donald Trump occupera la Maison Blanche, est un enchevêtrement complexe de théologie, de géopolitique, d’immigration, de guerre et d’un fossé entre deux hommes aux visions radicalement opposées du rôle de l’Amérique dans le monde.

Qui est vraiment Léon XIV, le pape venu de Chicago ?

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Robert Francis Prevost est né le 14 septembre 1955 à Chicago, dans l’Illinois. Fils de Louis Marius Prevost, d’origine française et italienne, et de Mildred Martínez, d’origine espagnole, son parcours n’est pas celui d’un carriériste des couloirs du Vatican. Il est devenu frère dans l’Ordre de Saint Augustin en 1977 et a été ordonné prêtre en 1982. À l’âge de 30 ans, il est parti travailler au Pérou, où il a servi jusqu’en 1999, à l’exception d’un bref retour à Chicago en 1987 pour œuvrer comme pasteur des vocations et directeur des missions pour sa province augustinienne.

Ces années péruviennes ont été fondatrices. Il y a été confronté aux réalités de la violence, de l’inégalité et de l’instabilité politique, non pas en tant que dignitaire en visite, mais comme prêtre de terrain. Cette expérience ne l’a pas poussé vers une idéologie politique, mais a renforcé sa conviction que le pouvoir doit être soumis à des limites morales.

Élu 267ème pape le 8 mai 2025, il a profité de son premier discours public pour appeler au dialogue, à l’unité et à ce qu’il a décrit comme une « paix non armée et désarmante ». Cette phrase n’était pas une simple figure de style. Dans les mois qui ont suivi, elle est devenue le principe directeur d’une papauté qui allait placer Léon XIV en conflit direct avec le gouvernement le plus puissant du monde.

La première fissure : la crise migratoire

shutterstock / lanature.ca (image IA)

Le fossé entre le pape Léon XIV et la Maison Blanche de Trump n’a pas commencé avec les bombes sur l’Iran. Il a pris racine sur un sujet qui définit la politique intérieure américaine depuis le premier mandat de Trump : l’immigration. Léon XIV et les responsables catholiques américains avaient déjà une longue histoire de critiques envers l’administration Trump concernant le traitement des migrants dans le cadre de ses politiques du second mandat, ainsi que les coupes dans les aides sociales liées à la loi « One Big Beautiful Bill Act » et au « shutdown » du gouvernement fédéral de 2025. Selon NPR, bien que beaucoup aient espéré une visite du Pape dans sa patrie, le voyage semblait improbable compte tenu de ce fossé grandissant.

S’adressant aux journalistes à l’extérieur de Castel Gandolfo à la fin de 2025, le pape a affirmé que les politiciens catholiques devaient être jugés sur l’ensemble de leurs positions politiques, et non sur un seul sujet. « Quelqu’un qui dit être contre l’avortement mais en faveur de la peine de mort n’est pas vraiment pro-vie », a déclaré le pape. « Et quelqu’un qui dit être contre l’avortement, mais qui est d’accord avec le traitement inhumain des immigrants aux États-Unis, je ne sais pas si c’est pro-vie ».

La Maison Blanche a peu goûté ces propos. La porte-parole, Karoline Leavitt, a rejeté la description du pape, déclarant aux journalistes lors d’un briefing : « Je rejette l’idée qu’il y ait un traitement inhumain des immigrants illégaux aux États-Unis sous cette administration », ajoutant que le gouvernement « essaie de faire respecter les lois de notre nation de la manière la plus humaine possible ». L’ambiance s’était déjà tendue lors de la messe inaugurale du pape en mai 2025, où le vice-président JD Vance avait reçu un accueil glacial. Selon plusieurs médias, Tricia McLaughlin, secrétaire adjointe à la Sécurité intérieure, avait insinué sur X que le pontife ne disait pas la vérité, et un porte-parole de la Maison Blanche avait déclaré que le pape « ne sait pas de quoi il parle » – une remarque qui avait poussé Vance à exiger de savoir qui en était l’auteur. Avant même de devenir pape, Léon XIV avait déjà critiqué les politiques de Trump et Vance sur son compte X, notamment sur l’immigration.

La guerre en Iran et le point de non-retour

Direttore della Sala Stampa della Santa Sede via Lorenzo Iorfino wikimedia CC BY-SA 4.0

Les tensions ont atteint un pic après l’action militaire américaine contre l’Iran le 28 février 2026. Léon XIV a réagi avec des avertissements moraux d’une rare franchise sur la retenue et l’escalade, des remarques largement interprétées comme visant directement le leadership du président Trump. Dans son message de Pâques, le pape a fermement condamné les actions américaines, affirmant que Dieu « n’écoute pas » les dirigeants mondiaux qui font la guerre. Il avait déjà critiqué les actions de Trump au Venezuela et ses menaces contre le Groenland et le Canada dans un discours du 9 janvier, déclarant : « une diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus entre toutes les parties est en train d’être remplacée par une diplomatie basée sur la force ».

La réponse du Pentagone fut rapide et, sur le plan diplomatique, extraordinaire. Selon un article de The Free Press, repris par le National Catholic Reporter, quelques jours après le discours du pape sur l’état du monde, le sous-secrétaire à la Défense pour la politique, Elbridge Colby, a rencontré le cardinal Christophe Pierre, alors représentant du Vatican aux États-Unis, au Pentagone le 22 janvier. The Free Press a rapporté que Colby aurait averti le Vatican que « les États-Unis ont la puissance militaire pour faire ce qu’ils veulent dans le monde » et que « l’Église catholique ferait mieux de prendre leur parti ». Un fonctionnaire américain présent aurait même évoqué la papauté d’Avignon, période du XIVe siècle où la monarchie française avait soumis l’Église.

Le Pentagone et le Vatican ont tous deux contesté ce récit. Le Département de la Défense a qualifié l’article d' »exagéré et déformé », affirmant que la réunion était « substantielle, respectueuse et professionnelle ». Le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, a publié une déclaration formelle le 10 avril affirmant que « le récit proposé par certains médias sur cette réunion est complètement faux » et que le cardinal Pierre a confirmé que la rencontre « faisait partie de la mission régulière du Représentant Pontifical ». L’ambassadeur américain auprès du Saint-Siège a même rapporté que Pierre lui-même avait qualifié ces informations de « fabrications » qui étaient « simplement inventées ». Cependant, le média catholique The Pillar a rapporté qu’au moins un haut fonctionnaire du Vatican a décrit la réunion comme ayant eu des moments de tension, certains responsables américains étant « agressifs », bien qu' »il n’ait jamais été question que quiconque menace qui que ce soit ».

Les attaques directes de Donald Trump

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Le conflit est devenu une querelle ouverte le 12 avril 2026, lorsque Donald Trump a lancé des attaques personnelles directes contre Léon XIV sur son compte Truth Social. Il a remis en question l’autorité du pape à critiquer la politique américaine, transformant un désaccord politique en une confrontation publique. Trump a écrit que « le pape Léon est FAIBLE sur la Criminalité, et terrible pour la Politique Étrangère », ajoutant qu’il ne voulait pas d’un pape qui pense qu’il est normal que l’Iran ait l’arme nucléaire, ou qui trouve « terrible que l’Amérique ait attaqué le Venezuela ». « Je ne veux pas d’un Pape qui critique le Président des États-Unis », a ajouté Trump. Il a également affirmé que Léon « n’était sur aucune liste pour être Pape, et n’a été mis là par l’Église que parce qu’il était Américain, et qu’ils pensaient que ce serait la meilleure façon de traiter avec le Président Donald J. Trump ».

Ce n’était plus une simple dispute diplomatique. Cette guerre des mots, notent les historiens des religions, est sans précédent dans l’histoire moderne. Il n’est pas nouveau que les papes s’expriment sur des questions politiques, mais les attaques de Trump contre un pape en exercice sont inédites. Tant Trump que son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, ont invoqué Dieu dans leur communication publique pendant le conflit, Hegseth présentant l’effort de guerre comme divinement soutenu et utilisant des justifications bibliques lors de ses briefings.

Elise Ann Allen, correspondante à Rome pour Crux, a déclaré que les commentaires de Trump montraient qu’il « se sentait menacé par le fait que Léon émergeait comme une figure plus forte sur la scène internationale ». Elle a dit à CNN que Trump « doit être prudent, car il doit se rappeler que ce sont les catholiques modérés qui l’ont fait élire lors des deux élections ». La réponse de Léon fut mesurée mais sans ambiguïté. À bord de son avion au début d’un voyage de 10 jours en Afrique, le pontife a déclaré aux journalistes : « Je n’ai aucune peur de l’administration Trump ou de proclamer haut et fort le message de l’Évangile, ce pour quoi je crois être ici, ce pour quoi l’Église est ici ». Il a ajouté : « Nous ne sommes pas des politiciens, nous ne traitons pas la politique étrangère avec la même perspective qu’il pourrait la comprendre. Mais je crois au message de l’Évangile, en tant qu’artisan de la paix ».

Une bataille théologique aux conséquences bien réelles

Sous le conflit politique se cache un véritable désaccord théologique. Les deux camps ont invoqué Dieu. La question est de savoir quelle invocation est légitime. Trump a déclaré aux journalistes qu’il croyait que Dieu soutenait l’action militaire américaine en Iran parce que « Dieu est bon et Dieu veut voir les gens être pris en charge ». La Maison Blanche a également publié une image de Trump en pape sur les réseaux sociaux.

L’opposition de Léon à la guerre en Iran n’est pas d’origine politique, mais morale et théologique. Elle repose sur une affirmation constante : le pouvoir doit être jugé, la violence doit être contenue, et invoquer Dieu pour justifier la destruction est une déformation de la religion et de la vie publique. Dans un message sur les réseaux sociaux le 10 avril, selon le magazine Time, le pape a écrit : « Dieu ne bénit aucun conflit. Quiconque est un disciple du Christ, le Prince de la Paix, n’est jamais du côté de ceux qui maniaient autrefois l’épée et qui aujourd’hui larguent des bombes ». Lors de son homélie du dimanche des Rameaux en mars, il avait ajouté que Dieu « n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre ».

L’effet pratique de cette confrontation est concret. Une visite de Léon aux États-Unis serait immédiatement consommée par cette bataille d’interprétation. Chaque mot prononcé, chaque instant devant un micro serait analysé pour ses implications dans le conflit en cours entre la Maison Blanche et le Vatican. Margaret Thompson, professeur d’histoire et de sciences politiques à l’Université de Syracuse, a noté : « Nous avons une administration, pas seulement un président, mais une administration qui s’exprime en des termes plus ouvertement religieux que même quelqu’un comme Jimmy Carter ».

Le choix de Lampedusa : un message symbolique fort

Les tensions sont devenues si vives que le Pape Léon, le tout premier pontife né aux États-Unis, a refusé l’invitation de Trump à célébrer le 250e anniversaire de la nation. À la place, le 4 juillet 2026, le pape américain prévoit de se rendre à Lampedusa, une minuscule île de la Méditerranée qui sert de porte d’entrée pour les migrants nord-africains risquant tout pour atteindre l’Europe. Ce choix est une réplique cinglante. Plutôt que de se trouver à Washington ou Chicago pour l’anniversaire de l’Amérique, il sera sur une île symbole de la crise migratoire, dont il a qualifié le traitement aux États-Unis d' »inhumain ».

Son voyage en Afrique – avec des arrêts en Algérie, Angola, Guinée équatoriale et Cameroun – vise à promouvoir l’unité, la paix et des relations interreligieuses plus fortes. Le pape a commencé son périple à Alger, où il a été accueilli par le président Abdelmadjid Tebboune, marquant la toute première visite papale dans le pays et soulignant l’importance symbolique du dialogue avec les nations à majorité musulmane. Au Cameroun, Léon a prononcé des paroles frappantes, condamnant les dirigeants mondiaux qui, selon lui, « ravagent le monde » en dépensant des milliards pour la guerre. Dans un discours à la cathédrale Saint-Joseph de Bamenda, il a vivement critiqué ceux qui utilisent la religion pour justifier des actions militaires. « Les maîtres de la guerre prétendent ignorer qu’il ne faut qu’un instant pour détruire, alors qu’une vie entière ne suffit souvent pas pour reconstruire », a-t-il déclaré.

Outre l’Algérie et l’Angola, les évêques espagnols ont également confirmé une visite du pape cette année. Léon XIV a aussi exprimé son désir de se rendre en Amérique latine, citant l’Argentine, l’Uruguay et le Pérou. Le calendrier joue également un rôle : selon CBC News, tout voyage aux États-Unis avant début novembre serait perçu à travers un prisme politique, en raison des élections de mi-mandat prévues ce mois-là.

La stratégie papale : influencer l’Église américaine depuis Rome

Si le pape Léon XIV ne vient pas en Amérique, il trouve d’autres moyens d’y faire sentir sa présence. Selon PBS NewsHour, il a nommé de nouveaux évêques aux États-Unis, dont plusieurs ont été des critiques virulents du président Trump. Evelio Menjivar-Ayala, un ancien immigrant sans-papiers, sera le nouvel évêque du diocèse de Wheeling-Charleston en Virginie-Occidentale, tandis que Gary Studniewski et Robert Boxie III seront évêques auxiliaires à Washington, DC.

Le parcours de Menjivar-Ayala, 55 ans, est hautement symbolique. Il a fui la guerre civile au Salvador dans les années 1980, traversant illégalement la frontière américaine en 1990. Il a rapidement obtenu une protection humanitaire, puis un visa de travailleur religieux, avant de devenir citoyen américain il y a vingt ans. Menjivar-Ayala avait critiqué les politiques migratoires de l’administration Trump, écrivant que « le gouvernement fédéral a mené une campagne de ‘choc et d’effroi’ avec des menaces agressives et des opérations très visibles d’une légalité douteuse qui vont bien au-delà de la simple ‘application’ de la loi sur l’immigration ».

En élevant des évêques qui ont publiquement défié les politiques de Trump, Léon XIV signale qu’il ne recule pas sur ses positions morales. Le Washington Post a décrit cette démarche comme un nouvel effort pour « promouvoir » un clergé américain pertinent sur les points de tension avec l’administration Trump. Le message est clair : le pape ne peut pas entrer aux États-Unis, mais ses nommés y sont déjà, prêts à porter sa vision.

Le poids des élections et le verdict des sondages

Au-delà des différends de fond, des raisons structurelles expliquent pourquoi le Vatican n’aurait probablement jamais envoyé Léon en Amérique en 2026. Le National Catholic Reporter note que c’est une année d’élections de mi-mandat, un type d’événement que le Vatican, selon son correspondant Justin McLellan, essaie généralement d’éviter lors de la planification des voyages du pontife. Cette prudence historique vise à ne pas paraître influencer les élections.

Cette décision tranche avec une longue tradition moderne. Jean-Paul II s’est rendu sept fois aux États-Unis. Benoît XVI y a effectué un grand voyage de six jours en 2008. François a visité le pays en 2015 et est devenu le premier pape à s’adresser à une session conjointe du Congrès. Le fait que Léon rompe avec ce précédent n’est pas une simple question d’agenda. C’est le reflet d’un calcul sur ce qu’une visite signifierait dans le climat actuel : un combat médiatique permanent transformant le désaccord moral en munitions électorales.

Pourtant, le pape Léon est populaire aux États-Unis. Parmi 14 personnalités américaines sondées en 2025, il était le plus apprécié, avec 57% d’opinions favorables contre seulement 11% d’opinions défavorables. Un sondage NBC News de 2026 lui a également attribué une cote de popularité nette de +34, contre -12 pour Trump. Une enquête Verasight auprès de 2 000 adultes américains a révélé une division quasi égale sur la pertinence pour le pape de critiquer publiquement un président (50% pour, 39% contre). Chez les catholiques, la division était plus serrée (48% pour, 45% contre), mais l’opinion se durcissait considérablement lorsque la critique venait du président, suggérant un coût politique à s’attaquer au pape. Avec plus de 70 millions de catholiques aux États-Unis (environ 20-22% de la population), le calcul est délicat.

Un retour au pays qui attendra

L’absence de Léon XIV du sol américain n’est ni un oubli, ni un contretemps. C’est le résultat visible d’une série d’événements : une réunion contestée au Pentagone, une guerre en Iran, des attaques publiques de la Maison Blanche et une confrontation théologique sans solution évidente. Un responsable du Vatican l’a dit sans détour : « Le Pape pourrait bien ne jamais visiter les États-Unis sous cette administration ».

S’exprimant au début de sa tournée africaine, le premier pape américain a souligné que les conflits mondiaux causaient d’immenses souffrances et a insisté sur le fait que le leadership moral exigeait de défendre des alternatives à la violence. « Je continuerai à m’élever haut et fort contre la guerre, en cherchant à promouvoir la paix, le dialogue et les relations multilatérales entre les États pour trouver des solutions justes aux problèmes », a-t-il déclaré. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a même qualifié les attaques de Trump d' »inacceptables », illustrant l’isolement de la position de l’administration américaine.

Pour Léon XIV, le rôle de la papauté n’est pas d’être le miroir de la nation qui l’a vu naître. Visiter un pays dont le gouvernement l’a publiquement attaqué brouillerait les lignes de sa fonction. Le premier pape américain choisit, délibérément, d’être d’abord un pape mondial. Pour l’avenir, tous les regards sont tournés vers une éventuelle rencontre à Rome entre le secrétaire d’État Marco Rubio et le Pape, décrite comme une tentative de raccommoder les liens. Mais un réel changement dépendra de la volonté de l’administration de modérer ses positions sur les sujets qui ont créé la rupture. Pour l’instant, le retour au pays attend.

Selon la source : usatoday.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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