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Une mère dont le cancer a été pris pour un syndrome de l’intestin irritable n’a plus que quelques mois à vivre
Crédit: PA REAL LIFE

Un diagnostic inattendu après des décennies d’errance médicale

Ruth Lloyd-Williams, 61 ans, a appris qu’il ne lui restait que « quelques mois à vivre » après qu’un scanner a révélé que son foie était « criblé » de tumeurs – mais elle refuse d’accepter le pronostic (PA REAL LIFE).

Selon les informations relayées par la presse britannique, le parcours de Ruth Lloyd-Williams, une femme d’affaires de 61 ans originaire de Llandudno au nord du pays de Galles, illustre une complexe errance diagnostique. Depuis l’âge de cinq ans, cette dernière souffrait de troubles gastriques invalidants. Ses médecins n’ont jamais mené d’investigations poussées, attribuant simplement ses maux au syndrome du côlon irritable, la laissant gérer cette condition par elle-même pendant plusieurs décennies.

Le point de bascule survient en janvier 2025. Alors qu’elle prend un rendez-vous médical pour son mari Paul, âgé de 67 ans, elle formule spontanément une demande d’examen pour elle-même, motivée par un inconfort récent et une modification de son transit intestinal. La sexagénaire explique sa démarche par cette réflexion : « Je vais aller demander, je n’y suis pas allée depuis des années. »

Cette simple requête routinière transforme radicalement son existence. Orientée vers une coloscopie le 5 février 2025, elle apprend dans l’heure suivant l’intervention qu’elle est atteinte d’un cancer de l’intestin, caractérisé par une tumeur de six centimètres. Face à cette annonce, elle confie : « C’était presque comme une expérience de sortie de corps, vous êtes là-bas à regarder quelqu’un d’autre recevoir cette nouvelle qui va changer sa vie ».

L’évolution de la maladie et l’annonce des métastases

Ruth Lloyd-Williams, 61 ans, femme d’affaires originaire de Llandudno, dans le nord du Pays de Galles, souffrait de symptômes d’estomac débilitants depuis l’âge de cinq ans (PA REAL LIFE).

Le mois suivant sa coloscopie, son spécialiste l’informe que son cancer est traitable mais incurable, nécessitant la pose d’une stomie, une ouverture chirurgicale sur l’abdomen destinée à dévier les flux corporels. L’équipe médicale lui accorde alors une espérance de vie de cinq ans. Le jour de l’intervention, la patiente se présente à l’hôpital vêtue d’un pantalon à sequins argentés afin de « faire une déclaration. »

Cependant, quarante-huit heures plus tard, un nouveau scanner met en évidence une propagation du cancer vers son foie. Elle relate un échange marquant avec son médecin, qui lui déclare : « J’ai des nouvelles pour vous. Malheureusement, nous allons devoir revoir à la hausse votre diagnostic ». Ce à quoi elle répond avec humour : « Oh, un surclassement pour moi, c’est de l’espace supplémentaire pour les jambes et un verre de champagne, alors qu’est-ce que c’est ? » L’expert lui assène alors la réalité : « Non, malheureusement, le scanner a montré que vous avez des métastases dans votre foie, vous avez cinq ans et il n’y a rien que nous puissions faire. »

Un lourd protocole thérapeutique débute ensuite avec une chimiothérapie d’avril à septembre 2025, complétée par vingt-cinq séances de radiothérapie. En février 2026, elle subit une résection hépatique et une ablation, une technique utilisant des températures extrêmes pour détruire les cellules cancéreuses. Une infection complique les suites opératoires, et un scanner réalisé en mars révèle une croissance des tumeurs, laissant son foie criblé de lésions. Le corps médical ne lui donne alors plus que quelques mois à vivre.

Une détermination farouche et un nouveau protocole expérimental

Photographie de presse 8K. Un jardin verdoyant et bien entretenu avec un espace barbecue en brique et des chaises de jardin en bois. Fin de journée, heure dorée avec une lumière chaude filtrant à travers les arbres. Ambiance paisible et familiale.

Face à ce pronostic extrêmement sombre, la réponse de la patiente témoigne d’un refus catégorique de capituler. Elle rétorque immédiatement au corps médical : « Eh bien, je ne peux aller nulle part parce que j’ai un petit-fils prévu pour septembre ». Cette volonté farouche de repousser les limites temporelles imposées par la pathologie dicte la suite de son parcours de soins.

La sexagénaire se voit par la suite proposer un nouveau traitement appelé Breakwater. Ce protocole novateur est administré par voie intraveineuse toutes les deux semaines, en complément d’une prise médicamenteuse quotidienne sous forme de comprimés. La thérapie engendre de lourds effets secondaires, incluant une fatigue intense, des nausées, des abcès buccaux ainsi qu’une neuropathie périphérique occasionnant des lésions nerveuses.

En dépit de ces contraintes physiques majeures, elle affirme bien réagir à cette nouvelle molécule et garde l’espoir de prolonger son existence. Elle souligne l’importance des avancées scientifiques : « Je suis maintenant sous quelque chose qui n’était pas à ma disposition lors de mon premier diagnostic, donc un an plus tard, deux ans plus tard, il pourrait y avoir autre chose ».

L’écriture comme thérapie : le combat contre le poisson-grenouille

En marge de son parcours clinique, Ruth Lloyd-Williams canalise son expérience à travers la rédaction d’un ouvrage conçu sous forme de journal intime sur la vie avec un cancer de l’intestin. Elle y personnalise les éléments de sa maladie : sa tumeur devient Billy, dans l’espoir qu’il n’ait « aucun ami », sa stomie est baptisée Prada en référence aux sacs de la marque de luxe, et son cathéter central (PICC line) prend le nom de Lilli, inspiré du condiment britannique piccalilli.

Pour donner un visage à la maladie, elle collabore avec un illustrateur afin de concevoir un personnage animé représentant Billy. L’apparence de cet antagoniste s’inspire de l’un des poissons les plus laids de la faune sous-marine, le poisson-grenouille poilu. L’ouvrage, dont la parution est prévue dans le courant de l’année, porte un titre évocateur : « Ruth contre Billy, la guerre d’une femme contre Billy le poisson-grenouille au visage bleu et poilu ».

Afin de documenter son quotidien et de maintenir un lien avec le public, elle a créé un groupe Facebook portant le même nom. Sur cette plateforme, elle publie des mises à jour régulières concernant l’évolution de son état de santé et l’avancée de ses projets éditoriaux.

Des projets atypiques et un message d’espoir inébranlable

Dans l’éventualité où son pronostic vital viendrait à se confirmer, la Galloise a organisé des funérailles singulières. Elle souhaite être incinérée dans sa robe de mariée afin d’épargner à ses proches « la douleur et le chagrin » de devoir s’en débarrasser. Elle prévoit que ses cendres soient dispersées dans le jardin de sa maison pour « ne jamais manquer un barbecue familial ou une fête dans le jardin. »

Celle qui a fondé Network She, une ressource de soutien communautaire destinée aux femmes, et qui dirige une entreprise de formation médicale pour les professionnels de santé, refuse de s’attarder sur la mort. Elle incite les patients dans une situation similaire à garder espoir : « Ne restez pas simplement assis là à être la statistique. Peu importe votre âge car, malheureusement, le cancer ne se soucie pas de votre âge, de vos projets de vie ou si vous partez en vacances l’année prochaine. »

Son discours s’articule autour d’une résilience absolue face à la maladie. « Le cancer déteste la positivité, alors je déteste le cancer, et par conséquent je suis aussi positive que possible, et cela seul vous fait vous sentir mieux », affirme-t-elle, avant de conclure : « Votre diagnostic n’a pas à être la fin de votre vie. Il le sera peut-être un jour, mais il pourrait aussi être la raison de vivre. » Pour toute question médicale, consultez un professionnel de santé qualifié.

Selon la source : unilad.com

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