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Le café, ennemi juré de votre cœur ? une étude rebat complètement les cartes
Crédit: lanature.ca (image IA)

Le coup de théâtre dans la tasse

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On l’a tous entendu dire : le café, avec son effet coup de fouet, mettrait notre cœur à rude épreuve. Une idée reçue tenace, que beaucoup de buveurs de « petit noir » gardent dans un coin de leur tête. Pourtant, une nouvelle étude internationale vient jeter un pavé dans la mare, suggérant que notre boisson fétiche pourrait, contre toute attente, jouer un rôle protecteur.

Un stimulant populaire, mais souvent montré du doigt

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En France, le café est un véritable rituel pour huit personnes sur dix. On le boit pour son goût, bien sûr, mais surtout pour la caféine, cette molécule qui nous aide à émerger le matin. En bloquant l’adénosine, le neurotransmetteur de la somnolence, et en libérant une pointe d’adrénaline, elle nous donne cette impression d’énergie et de concentration. C’est aussi cet effet qui est à l’origine des soupçons : en augmentant légèrement le rythme cardiaque et la pression artérielle, le café a longtemps été considéré comme un facteur de risque pour les cœurs fragiles.

Au cœur du sujet : la fibrillation auriculaire

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Les chercheurs se sont penchés sur un trouble bien précis : la fibrillation auriculaire. Il s’agit d’une pathologie où le cœur s’emballe et bat de façon anarchique. Loin d’être anodine, elle touche environ 1% de la population, et jusqu’à 10% des plus de 80 ans. Le principal danger ? La formation de caillots sanguins pouvant migrer vers le cerveau et provoquer un AVC, ou encore l’épuisement du muscle cardiaque menant à l’insuffisance.

Une expérience menée sur des habitués

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Pour en avoir le cœur net, une équipe internationale a suivi 200 seniors, tous consommateurs réguliers de café, répartis entre l’Australie, le Canada et les États-Unis. Pendant six mois, le protocole était simple : la moitié du groupe devait stopper toute boisson caféinée, tandis que l’autre moitié continuait à en boire au moins une tasse par jour. Les chercheurs ont alors surveillé de près leur rythme cardiaque à l’aide de moniteurs et d’électrocardiogrammes pour détecter la moindre récidive de fibrillation.

Des résultats qui déjouent tous les pronostics

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Le verdict, publié dans la prestigieuse revue JAMA, est surprenant. Les participants qui ont continué à boire du café ont été bien moins nombreux à connaître un nouvel épisode de fibrillation : 47% d’entre eux, contre 64% dans le groupe sevré. Mieux encore, leur première récidive est survenue bien plus tardivement. « J’ai été quelque peu surpris de constater à quel point le café caféiné semble protéger », a confié le Dr Gregory Marcus, cardiologue et auteur principal de l’étude, visiblement étonné par l’ampleur du phénomène.

le secret ne serait pas dans la caféine

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Alors, comment expliquer ce paradoxe ? Les chercheurs avancent une hypothèse : l’effet protecteur ne viendrait pas de la caféine elle-même, mais d’autres composés présents dans le café, connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Une seule tasse par jour suffirait à déclencher ce mécanisme de défense. De quoi savourer son expresso matinal avec un peu moins de culpabilité, en attendant que la science perce définitivement tous les mystères du grain torréfié.

Selon la source : science-et-vie.com

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