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Le Troisième lien résiste au départ de Legault : Drainville et Simard montent au créneau
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un héritage qui ne doit pas s’effondrer

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C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe, n’est-ce pas ? Le départ du chef historique de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault. Une page se tourne, c’est indéniable. Mais au milieu de tout ce remue-ménage, il y a une question qui brûle les lèvres des gens de chez nous : qu’en est-il du fameux troisième lien ? Eh bien, ne sortez pas vos mouchoirs tout de suite pour ce projet, car il semblerait qu’il soit là pour rester.

Malgré ce séisme politique, deux figures de proue du gouvernement, les ministres Bernard Drainville et Jean-François Simard, ont tenu à remettre les pendules à l’heure. Pour eux, le projet de lien autoroutier entre Québec et Lévis doit impérativement rester au cœur du projet politique de la CAQ. C’est non négociable, dirait-on.

Bernard Drainville, le ministre de l’Environnement, n’y est pas allé par quatre chemins jeudi, au lendemain de cette annonce choc. Avec la fougue qu’on lui connaît, il a lancé : « On en a besoin. Je vais continuer à me battre pour ce projet-là comme je me suis toujours battu ». De son côté, Jean-François Simard, responsable de la Capitale-Nationale, a renchéri avec une phrase qui en dit long sur l’état d’avancement des choses : « On continue. On est trop avancé pour reculer ». Voilà qui a le mérite d’être clair, je suppose.

La course à la succession et les enjeux de la Capitale

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Maintenant, parlons un peu de l’avenir, car c’est là que ça devient intéressant. Bernard Drainville ne ferme absolument pas la porte à l’idée de se porter candidat pour succéder à M. Legault. Mais attention, il pose ses conditions, ou du moins, ses priorités. Pour lui, peu importe qui prendra la barre, les besoins de la grande région de Québec devront être au centre des discussions. Il l’a affirmé assez sèchement : « Chose certaine, les intérêts de la grande région de Québec-Lévis doivent faire partie du débat. Si ça doit être un candidat, une candidate, je ne suis pas rendu là ».

Il ne s’agit pas juste d’un tunnel ou d’un pont, vous savez. M. Drainville a dressé une liste d’épicerie assez claire : « Le troisième lien, le chantier Davie, les infrastructures, on a plein de projets et des dossiers qui nous sont propres et ça doit être pris en considération dans cette course ». C’est tout un programme. D’ailleurs, il a tenu à rappeler un détail technique crucial — peut-être pour mettre un peu de pression ? — en soulignant que le ministre des Transports, Jonatan Julien, doit annoncer très prochainement le tracé officiel et le budget cible de ce pont-tunnel. Et il a ajouté, avec un brin de mise en garde : « Si ce n’est pas maintenu, j’aimerais bien le savoir ».

Et puis, il y a cette petite pique sur l’économie. Alors que plusieurs caquistes se demandent qui pourra incarner à la fois le nationalisme et l’économie — les deux pôles du parti — Drainville a tenu à défendre son CV. On sentait presque qu’il répondait à des critiques muettes. Il a demandé rhétoriquement : « C’est quoi une aptitude en économie ? » avant d’énumérer ses états de service. D’avoir fait du journalisme économique ? D’avoir une maîtrise du fameux London School of Economics ? D’être ministre responsable de la stratégie maritime ? Est-ce que c’est ça, avoir une aptitude en économie ? La question est posée.

Simard en réflexion : Idées avant popularité

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De l’autre côté, on a Jean-François Simard qui est, lui aussi, en pleine réflexion. On sent l’hésitation, mais aussi l’ambition légitime. Le ministre des Ressources naturelles avoue avoir « beaucoup d’amis » qui le poussent dans le dos. « Certains m’encourageant, il faut penser à ça », a-t-il confié. C’est humain, après tout, de se poser la question quand le trône se libère.

Cependant, sa position sur le lien interrives est aussi solide que le béton qu’ils veulent couler. Il a souligné qu’il est un « partisan de la première heure de cette idée du troisième lien ». Pour lui, c’est impensable, voire impossible, qu’un nouveau chef puisse remettre en question ce projet controversé. Il a utilisé les mots « absolument pas ». On ne peut pas être plus catégorique.

Enfin, Simard a voulu élever un peu le débat. Pour lui, cette course à la chefferie ne doit pas devenir un concours de beauté ou de popularité. « Cette course ne doit pas être centrée sur la personnalité, ça ne doit pas être centré sur le taux de notoriété, la prochaine campagne devra se faire sur les idées et j’entends y contribuer au niveau des idées », a-t-il ajouté. Une belle déclaration, certes, mais reste à voir si la politique spectacle ne reprendra pas ses droits. Quoi qu’il en soit, le troisième lien semble être le ciment qui tient encore tout ce beau monde ensemble.

Selon la source : lapresse.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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