Aller au contenu
Hantavirus : ce que dit le patron de l’OMS pour rassurer une île entière
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un message pour apaiser les craintes

Tedros Adhanom Ghebreyesus (44834995345).jpg
credit : MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Face à une inquiétude grandissante, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a pris la parole. Samedi, via ses réseaux sociaux, Tedros Adhanom Ghebreyesus a lancé un appel au calme, exhortant la population à ne pas céder à la panique.

Son message s’adressait spécifiquement aux habitants de Tenerife, la plus grande île de l’archipel des Canaries. La raison de cette intervention ? L’arrivée imminente du navire MV Hondius, identifié comme un foyer de hantavirus. Le patron de l’OMS a ainsi tenté de désamorcer une situation potentiellement explosive, quelques heures seulement avant l’accostage du bateau.

Conscient de l’anxiété que pouvait susciter l’arrivée de passagers infectés ou ayant été en contact avec le virus, il a choisi de s’exprimer directement pour clarifier la situation et présenter les mesures mises en place.

Le souvenir encore vif de 2020

credit : lanature.ca (image IA)

Le directeur de l’OMS n’a pas éludé le contexte psychologique particulier qui entoure cet événement. Il a reconnu que la peur des habitants de Tenerife était profondément ancrée dans un traumatisme collectif récent, celui de la pandémie de COVID-19.

Dans son message, il a validé ces émotions avec des mots soigneusement choisis : « Je sais que vous êtes inquiets. Je sais que lorsque vous entendez le mot “épidémie” et que vous voyez un navire voguer vers vos côtes, des souvenirs refont surface qu’aucun de nous n’a complètement apaisés. La douleur de 2020 est encore bien réelle, et je ne la minimise pas un seul instant ».

Cette approche visait à établir un lien de confiance, en montrant qu’il comprenait l’origine de l’appréhension locale avant d’exposer les faits actuels. Il a ainsi posé les bases d’une communication transparente, reconnaissant la légitimité des craintes populaires.

Une situation bien différente, un risque jugé faible

credit : lanature.ca (image IA)

Après avoir reconnu les peurs, Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est attaché à différencier radicalement la situation actuelle de la crise de 2020. Son message principal se voulait catégorique et rassurant sur la nature de la menace. Il a affirmé que la situation était sous contrôle et ne présentait pas le même niveau de danger.

« Ceci n’est pas un autre cas de COVID-19. Le risque actuel pour la santé publique lié au hantavirus reste faible », a-t-il soutenu. Pour appuyer cette affirmation, il a précisé la situation à bord du navire. Tout en confirmant le bilan de trois décès survenus sur le MC Hondius, il a martelé que le risque pour les résidents de l’île était « faible ».

Le patron de l’OMS a insisté sur le fait que cette évaluation n’était pas faite « à la légère », signifiant qu’elle reposait sur une analyse rigoureuse des données disponibles. L’objectif était clair : opposer des faits scientifiques à une peur émotionnelle.

Un protocole d’accueil sous haute sécurité

credit : lanature.ca (image IA)

Pour transformer ses paroles en garanties concrètes, le directeur de l’OMS a détaillé le plan logistique et sanitaire préparé par les autorités espagnoles. Un dispositif strict a été conçu pour isoler complètement les passagers du navire de la population locale.

« À cet instant, il n’y a aucun passager symptomatique à bord. Un expert de l’OMS se trouve sur ce navire. Les fournitures médicales sont en place. Les autorités espagnoles ont préparé un plan minutieux, étape par étape », a-t-il indiqué. Ces éléments visaient à démontrer que la situation était anticipée et gérée par des professionnels.

Une fois à quai, les passagers du bateau de croisière ne débarqueront pas dans une zone touristique. Ils seront conduits au port industriel de Granadilla, situé à l’écart des zones résidentielles. Le transfert se fera dans des véhicules sécurisés qui emprunteront un corridor entièrement bouclé, empêchant tout contact avec l’extérieur.

Aucun contact et un rapatriement immédiat

credit : lanature.ca (image IA)

La phase finale du plan a également été dévoilée pour ne laisser aucune place au doute. Les passagers, une fois débarqués et pris en charge dans la zone sécurisée du port, n’ont pas vocation à rester sur l’île. La procédure prévoit leur rapatriement direct dans leurs pays d’origine respectifs.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a été particulièrement insistant sur ce point pour rassurer les familles de Tenerife. « Vous ne les croiserez pas. Vos familles ne les croiseront pas », a-t-il martelé. Cette promesse d’un isolement total était le point culminant de son argumentaire.

Enfin, pour témoigner de l’importance que l’OMS accorde à cette opération et pour garantir sa bonne exécution, le directeur général a annoncé sa propre présence. Il sera sur place, à Tenerife, au moment de l’arrivée du navire afin d’assister personnellement au débarquement des passagers. Un geste fort pour prouver son engagement et la maîtrise de la situation.

Selon la source : tvanouvelles.ca

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu