Une notoriété née sur les réseaux
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Le réseau mondial possède cette capacité singulière de transformer des individus anonymes en figures familières du jour au lendemain. C’est exactement ce qui s’est produit pour une cultivatrice de pommes de terre vivant en Espagne, propulsée vers une célébrité virale inattendue.
Cette soudaine notoriété ne découle pas d’un exploit agricole, mais d’une perception visuelle partagée par les internautes. Une vaste proportion du public numérique considère en effet que cette femme présente une ressemblance avec le président américain Donald Trump. Les utilisateurs qui estiment qu’elle est le sosie parfait du résident de la Maison Blanche expriment leur stupéfaction avec une grande intensité en ligne.
L’origine de la photographie

Le phénomène a commencé de la manière la plus courante qui soit : par la publication d’une simple photographie. Dolores Leis Antelo, la personne au centre de cette attention, a pris la pose pour ce qui est devenu un portrait très largement diffusé sur les différentes plateformes.
À l’origine, cette image avait été réalisée pour le journal local La Voz de Galicia. La publication préparait alors un article consacré à la vie simple qu’elle mène au sein de sa ferme. Dans ce cliché, on la voit le regard tourné vers ses terres, une houe posée sur l’épaule. Son expression faciale indique qu’elle prend au sérieux son travail avec ses pommes de terre. Si certains ont simplement perçu une femme travailleuse, d’autres y ont immédiatement vu Donald Trump.
Comparaisons et contrastes

L’espace numérique a tendance à voir ce qu’il souhaite voir et à amplifier les moindres petites similitudes physiques entre les personnes. C’est par ce mécanisme qu’un nouveau sosie du dirigeant a vu le jour, fondé sur quelques caractéristiques visuelles spécifiques partagées par les deux individus.
Tout comme le président, Dolores Leis Antelo possède des cheveux clairs et fins, ainsi qu’une peau fortement bronzée par le soleil. Cette carnation résulte probablement de ses journées entières passées à l’extérieur pour s’occuper de ses cultures. Il existe cependant des éléments qui les séparent. Contrairement au président des États-Unis, l’agricultrice espagnole ne dispose pas d’un bouton sur son bureau destiné à commander du soda.
Un surnom lié au territoire
L’engouement suscité par cette comparaison a poussé une partie du public à lui attribuer un surnom très spécifique. Sur les réseaux, certains l’appellent désormais le « Donald Trump de la Costa da Morte », associant ainsi la figure politique au lieu géographique précis où elle évolue.
Cette appellation locale, la Costa da Morte, se traduit en français par la « Côte de la Mort ». Derrière ce nom réside une région balnéaire d’une beauté étrange, qui constitue le cadre de vie quotidien où Dolores Leis Antelo réside et travaille ses terres.
La réaction de l’agricultrice
Face à cet emballement médiatique généré par les internautes, l’interrogation se porte sur la principale intéressée. Que pense-t-elle de ce grand moment d’attention internationale porté sur sa personne et son métier ?
Interrogée sur la question, elle a partagé son analyse avec le journal à l’origine du cliché de manière très sobre. « Ma photo semble avoir voyagé loin. Je dis que c’est à cause de la couleur de mes cheveux, » a-t-elle déclaré à La Voz de Galicia, fournissant ainsi sa propre lecture de la situation.
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