Vous souvenez-vous quand Trump disait avoir réussi 3 tests cognitifs ? Un psychologue explique que ce n’est pas le vrai sujet
Auteur: Simon Kabbaj
L’énigme des dépistages cognitifs à répétition

En décembre 2025, le psychologue Dr John Gartner a évoqué la question de la répétition des tests cognitifs après des déclarations de Donald Trump affirmant avoir réussi plusieurs évaluations. Selon lui, l’enjeu médical ne serait pas seulement le résultat obtenu, mais aussi la raison pour laquelle ces examens sont réalisés plusieurs fois.
Ancien professeur au département de psychiatrie et des sciences du comportement de Johns Hopkins Medicine, le Dr John Gartner a commenté à plusieurs reprises la santé cognitive du président américain dans des interventions publiques. Ses analyses portent principalement sur l’interprétation des examens cognitifs disponibles publiquement, et non sur une évaluation médicale directe.
Lors d’une intervention dans The Daily Beast Podcast, le Dr Gartner a expliqué que la répétition d’un test comme le MoCA peut avoir une signification différente selon le contexte médical. Selon lui, un premier test sert généralement au dépistage, tandis que des évaluations répétées peuvent parfois être utilisées pour observer une évolution dans le temps. Il précise toutefois qu’un résultat à un test cognitif ne permet pas, à lui seul, d’établir un diagnostic.
Le test MoCA et le piège de l’effet d’apprentissage
L’évaluation cognitive de Montréal, connue sous le nom de MoCA, est un examen rapide destiné à mesurer plusieurs fonctions cognitives. Le test analyse notamment la mémoire, l’attention, le langage, les fonctions exécutives et l’orientation, sur une durée généralement comprise entre 10 et 15 minutes.
La répétition d’un même test peut toutefois poser une difficulté connue en psychologie : l’effet d’apprentissage. Une personne qui connaît déjà le format d’un examen peut parfois améliorer son score simplement parce qu’elle s’est familiarisée avec les exercices.
Des recherches ont montré que cet effet peut influencer l’interprétation des résultats lors d’évaluations répétées. Les spécialistes doivent donc prendre en compte le contexte, l’évolution globale du patient et d’autres éléments médicaux avant de tirer des conclusions.
Le mystère de l’IRM et la détection des accidents vasculaires cérébraux

Donald Trump a indiqué avoir passé une IRM en octobre, quelques mois après un examen médical annuel annoncé plus tôt dans l’année. Selon les informations communiquées par ses médecins, cet examen avait notamment pour objectif d’évaluer certains aspects de sa santé générale.
Interrogé par des journalistes au sujet de cette IRM, Donald Trump a indiqué ne pas connaître précisément la zone examinée. Cette déclaration a suscité des réactions et des discussions sur la manière dont les patients sont informés lors d’examens médicaux.
Le Dr John Gartner a estimé que la combinaison d’examens cognitifs et d’imagerie médicale pouvait correspondre à une démarche de surveillance clinique. Cependant, aucune information officielle n’a confirmé qu’un diagnostic neurologique particulier avait été posé.
Statistiques cliniques et réponses officielles

Les recommandations médicales rappellent que les tests cognitifs sont des outils de dépistage et non des diagnostics définitifs. Leur interprétation dépend de nombreux facteurs, notamment l’âge, les antécédents médicaux et l’évolution observée dans le temps.
La Maison Blanche a contesté les analyses du Dr Gartner, affirmant que Donald Trump était en bonne santé. Le médecin du président a également déclaré que son état général était excellent. Le Dr Gartner, de son côté, n’a pas examiné Donald Trump personnellement et fonde ses remarques sur des informations publiques.
Selon le psychologue, l’observation des changements dans le langage, le comportement, la mémoire et les capacités motrices peut faire partie de l’évaluation clinique d’une personne. Ces observations doivent néanmoins être combinées avec des examens médicaux complets.
Les limites du dépistage et les leçons pour le grand public

Le débat autour des tests cognitifs de Donald Trump illustre une question plus large concernant le suivi de la santé cognitive. Un score élevé à un test ne remplace pas une analyse médicale complète réalisée par des professionnels.
Le MoCA est considéré comme un outil utile pour repérer certains troubles cognitifs, mais il ne permet pas à lui seul de confirmer ou d’exclure toutes les pathologies neurologiques. Des examens complémentaires peuvent être nécessaires selon la situation.
L’analyse du Dr Gartner reste discutée, mais elle rappelle un principe médical général : les examens répétés sont généralement interprétés dans leur contexte. Comprendre pourquoi un test est demandé et comment ses résultats sont utilisés est essentiel pour éviter les mauvaises interprétations.
Avertissement : Les informations fournies ici sont uniquement destinées à des fins éducatives et informatives. Elles ne remplacent en aucun cas l’avis, le diagnostic ou le traitement d’un professionnel qualifié en santé mentale, comme un psychologue, un psychiatre ou un thérapeute. Pour toute question ou inquiétude concernant votre bien-être émotionnel ou votre santé mentale, il est recommandé de consulter un professionnel agréé. Ne négligez jamais un avis médical et ne retardez pas la recherche d’un soutien approprié en raison d’informations lues ici.