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Un premier dictionnaire historique pour percer les mystères des langues celtiques anciennes
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une quête linguistique au Pays de Galles

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C’est une aventure intellectuelle un peu folle, vous ne trouvez pas ? Les origines des langues celtiques sont, pour la plupart d’entre nous, enveloppées d’un épais brouillard de mystère. Avec désespérément peu de documents écrits pour nous guider, leur histoire ne survit qu’à travers des fragments éparpillés et de faibles traces, presque effacées par le temps. C’est précisément pour cette raison que des linguistes de l’université d’Aberystwyth, au Pays de Galles, se sont lancés un défi colossal : créer le tout premier dictionnaire au monde dédié aux anciennes langues celtiques.

Ce projet ambitieux vise à rassembler ce qui reste de ce patrimoine fragile avant qu’il ne s’efface des mémoires, je suppose. L’équipe cherche à structurer ces connaissances pour offrir, enfin, une vue d’ensemble cohérente de ces dialectes oubliés. C’est un travail de fourmi, certes, mais indispensable pour comprendre d’où nous venons.

Des langues vivantes et des résurrections inespérées

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Il ne faut pas croire que tout cela appartient uniquement au passé, loin de là. Aujourd’hui encore, plusieurs langues celtiques sont activement parlées en Europe : l’irlandais, le gaélique écossais et le gallois dans certaines parties de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, sans oublier le breton dans le nord-ouest de la France. C’est touchant de voir cette persistance, n’est-ce pas ?

Il y a aussi le cornique et le mannois (l’Ile de Man), qui, bien qu’ayant sombré dans l’extinction à un moment donné, ont été ramenés de l’abîme par des mouvements de renaissance passionnés. Toutes ces langues appartiennent à la même branche de la grande famille des langues indo-européennes et remontent finalement à un groupe d’ancêtres communs que l’on appelle le proto-celtique.

Remonter le temps jusqu’au VIe siècle avant J.-C.

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Ces langues disparues étaient autrefois parlées à travers une grande partie de l’Europe, mais nous en savons terriblement peu à leur sujet. Le Dr Simon Rodway, chef de projet et maître de conférences au département d’études galloises et celtiques de l’université d’Aberystwyth, a confié à IFLScience une réalité surprenante : « Nous ne savons pas vraiment à quel moment le celtique a émergé ».

Il précise cependant un point d’ancrage fascinant. Les textes les plus anciens existants dans une langue celtique datent du début du VIe siècle avant notre ère et proviennent du nord de l’Italie. C’est une langue que les chercheurs modernes appellent le lépontique. C’est curieux de penser que l’histoire celtique a des racines si profondes au sud, n’est-ce pas ?

Reconstituer le puzzle à partir d’indices épars

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Pour compléter cette histoire fragmentée, le Dr Rodway et son équipe ont l’intention de rassembler les preuves éparses des anciennes langues celtiques en Grande-Bretagne et en Irlande. Leur méthode s’apparente presque à une enquête policière. Ils vont inclure tout ce qu’ils peuvent trouver, des noms de lieux celtiques aux noms de personnes enregistrés dans les textes grecs et latins.

Ils s’intéressent également à la poignée d’inscriptions laissées en Grande-Bretagne à l’époque romaine. C’est un travail minutieux qui consiste à glaner chaque indice, aussi petit soit-il, pour redonner vie à des mots qui n’ont pas été prononcés depuis des millénaires. Une tâche titanesque, si vous voulez mon avis.

Le mystère des pierres d’Ogham

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Une source inestimable pour ce projet sera constituée par les inscriptions gravées dans l’alphabet Ogham à travers l’Irlande et la Grande-Bretagne. Il existe environ 400 monuments en pierre survivants qui portent ces marques distinctives. On pense qu’elles expriment une forme très ancienne d’irlandais, parlée aux alentours du septième siècle de notre ère.

Ces pierres sont comme des témoins silencieux d’une époque révolue. Elles offrent, malgré leur mutisme apparent, des clés linguistiques précieuses pour comprendre comment la langue a évolué bien avant l’arrivée des manuscrits plus modernes. C’est émouvant de penser que ces messages gravés dans la roche ont traversé les siècles pour nous parvenir.

Démêler le vrai du faux

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Le Dr Rodway souligne un point crucial : s’il est certain que des langues non celtiques étaient parlées dans ces îles avant les langues celtiques, et pendant un certain temps à leurs côtés, nous n’avons aucune preuve directe incontestable à leur sujet. Les hypothèses vont donc du prudent au purement fantaisiste. C’est souvent le cas en histoire ancienne, les théories foisonnent quand les preuves manquent.

C’est là que le projet prend tout son sens. « Une collection complète des preuves disponibles nous permettra de séparer le bon grain de l’ivraie », a expliqué le Dr Rodway. En centralisant toutes les données, l’équipe espère clarifier ce qui relève du fait historique et ce qui relève du mythe ou de la spéculation hasardeuse.

Un livre pour l’avenir de la recherche

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Les résultats de ces années de recherche seront publiés dans un livre physique, un bel objet tangible. Cet ouvrage ne se contentera pas de documenter ces langues anciennes ; il explorera également les théories sur d’autres langues parlées dans la Grande-Bretagne et l’Irlande préhistoriques qui pourraient être liées aux premières formes de celtique.

Comme l’explique le Dr Rodway, ce travail ne servira pas uniquement aux locuteurs modernes ou aux étudiants. Cette recherche sera très utile aux préhistoriens d’autres disciplines, comme les archéologues et les archéogénéticiens. C’est une belle preuve que la linguistique peut éclairer bien d’autres domaines de la science humaine, vous ne croyez pas ?

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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