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Succession de François Legault : Christine Fréchette embraye en quatrième vitesse
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une course qui s’organise déjà

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On le sentait venir, mais là, ça se précise. Alors que le déficit de notoriété de la ministre Christine Fréchette est souvent pointé du doigt, voilà qu’elle semble prendre tout le monde de court dans cette fameuse course à la succession de François Legault. C’est assez fascinant à observer, honnêtement. Même si la « superministre » de l’Économie et de l’Énergie affirme officiellement être encore « en réflexion » — la formule classique, vous me direz — sur l’idée de se lancer dans cette aventure, les signes ne trompent pas : son organisation prend forme tranquillement, mais sûrement.

Elle a beau jouer la carte de la prudence dans ses déclarations, notamment en disant : « Je voulais vous informer que j’entame de mon côté un processus de réflexion […] Je vous donnerai le fruit de ces réflexions au cours des prochains jours », les coulisses racontent une autre histoire. Elle a déjà un premier supporter de taille, et pas n’importe qui.

Soutiens de poids et profil idéal ?

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C’est son collègue Gilles Bélanger, responsable de la Cybersécurité et du Numérique, qui n’y est pas allé de main morte pour lui dérouler le tapis rouge. En entrevue, il a plaidé que le Québec était mûr pour un leadership féminin et une première ministre. Il semble convaincu que Christine est « vraiment au centre ». Selon lui, pour assurer la pérennité de cette fameuse « troisième voie » de la CAQ, il faut quelqu’un capable de naviguer entre les souverainistes et les fédéralistes, entre l’économique et le nationaliste. « Elle incarne cette carte-là », a-t-il insisté.

Bélanger a même eu cette image assez frappante pour décrire le style Fréchette : « Une main de fer dans un gant de velours, avec un cœur ». C’est poétique, mais ça positionne surtout Bélanger comme un incontournable si jamais le vent tourne en faveur de Fréchette. Et ce n’est pas tout. Le ministre Mathieu Lacombe lui a aussi lancé des fleurs, bien que sans l’appuyer formellement pour l’instant. Mais le plus gros atout dans sa manche, c’est peut-être la confiance de François Legault lui-même. La députée de Sanguinet a l’oreille du patron, et ça, ça pèse lourd, très lourd dans la balance.

Embouteillage monstre sur la ligne de départ

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Mais attention, ne vendons pas la peau de l’ours trop tôt. Il y a foule au portillon pour reprendre le trône caquiste et le poste de premier ministre qui vient avec. C’est littéralement une légion de prétendants. On retrouve bien sûr les « gros canons » comme Geneviève Guilbault, Sonia LeBel, Simon Jolin-Barrette et Bernard Drainville, qui sont tous en train de soupeser leurs appuis. D’ailleurs, Drainville joue la carte de la patience en disant : « Pour ce qui est de prendre une décision pour la suite des choses, je redis que je ne suis pas là présentement ».

Mais la liste ne s’arrête pas là, oh que non ! Les ministres François Bonnardel, Ian Lafrenière, Christopher Skeete, Jean-François Simard et Eric Girard ont aussi levé la main. Pour plusieurs, c’est aussi une posture stratégique : on sait bien qu’un candidat à la chefferie est plus difficile à écarter du Conseil des ministres par la suite. Ian Lafrenière se pose d’ailleurs la question : « Est-ce qu’on veut une course à plusieurs candidats? Est-ce qu’on veut une course à quelques personnes? C’est vraiment la réflexion qu’on doit se faire présentement ».

Le cas d’Eric Girard, le ministre des Finances, est particulier. Il rappelle, à juste titre, que les règles de la course seront décisives, car être candidat oblige généralement à renoncer à son poste de ministre le temps de la campagne. Il doit présenter un budget d’ici le printemps, ce qui complique les choses. Il a précisé : « Oui, je suis intéressé, mais je pense qu’il est trop tôt pour dire si je vais plonger ou non ».

Conclusion : L’invité surprise et le défi de l’unité

Comme si ce n’était pas assez compliqué, un joueur externe vient brouiller les cartes. L’influenceur et entrepreneur Olivier Primeau teste la température de l’eau. Il a contacté la directrice générale de la CAQ pour comprendre les règles du jeu et devrait annoncer le fruit de sa réflexion ce vendredi. Il n’a jamais caché son ambition politique, après tout.

Depuis que François Legault a jeté l’éponge, les téléphones des élus caquistes ne dérougissent pas. Le défi pour le prochain chef sera colossal : il faudra réussir là où ça commence à craquer, c’est-à-dire rallier les « rouges » (fédéralistes) et les « bleus » (souverainistes) du parti, tout en conciliant économie et nationalisme. Certains murmurent même l’idée d’une union, un genre de ticket entre deux candidats, l’un de l’aile nationaliste et l’autre de l’aile économique. Ce serait… audacieux, disons. Reste à voir si la mayonnaise prendra.

Selon la source : journaldequebec.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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