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La fin de la « prise d’otages » : l’ouverture du marché aux véhicules électriques chinois
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un coup de pied dans la fourmilière

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C’est ce qu’on appelle donner un grand coup de pied dans la fourmilière – et tout un ! Le premier ministre Mark Carney vient de prendre une décision qui risque de faire couler beaucoup d’encre : l’ouverture du marché canadien aux véhicules électriques chinois. En voyant passer des images de Ford Mustang Mach-E ou de ces imposants F-150 Lightning, on comprend vite le message : la récréation est finie.

Cette décision nous assure déjà deux choses, même si les conséquences exactes restent floues. D’abord, c’est – enfin, on l’espère – la fin de cette époque agaçante où les constructeurs automobiles nous prenaient littéralement en otages. Vous savez, cette manie de nous offrir presque exclusivement de gros véhicules électriques hors de prix pour s’assurer des marges de profit bien juteuses… Eh bien, c’est terminé. Ensuite, et c’est une bonne nouvelle, la décarbonation du secteur des transports va enfin pouvoir passer à la vitesse supérieure.

Bien sûr, il reste des tonnes de questions. Quel sera l’impact réel sur l’industrie automobile canadienne ? Et nos travailleurs dans la filière batterie québécoise ? Bonne chance pour le savoir précisément aujourd’hui. On doit supposer que M. Carney a un plan solide pour naviguer dans cette tempête qu’il a lui-même déclenchée. Mais pour être tout à fait honnête, il faut admettre que c’est Donald Trump qui, le premier, a commencé à faire des vagues et à déchaîner les éléments dans ce dossier.

Les chiffres, les promesses et l’étonnante réaction de Trump

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Il ne faut pas se laisser distraire par les détails mineurs. Oubliez un instant les 49 000 véhicules chinois qui vont échapper à la surtaxe de 100 % imposée jusqu’ici par le Canada. Oui, ils seront vendus à bas prix, mais franchement, c’est une goutte d’eau. On parle de moins de 3 % du marché si on compare aux 1,85 million de véhicules vendus au pays en 2024. Non, la vraie nouvelle, la « bombe », se cache dans le communiqué du bureau de Mark Carney publié vendredi.

Tenez-vous bien : on s’attend à ce que d’ici trois ans, cet accord stimule considérablement les investissements chinois dans des coentreprises ici même, au Canada. Ottawa prévoit même que d’ici cinq ans, plus de 50 % des véhicules nés de ces partenariats Canada-Chine seront électriques et affichés à moins de 35 000 $. Ça, c’est du changement majeur ! Comment les constructeurs américains vont-ils réagir ? Est-ce que ça va nuire à nos discussions avec l’Oncle Sam ? C’est difficile à dire.

Pourtant, Donald Trump, qui avait semé la panique la semaine dernière en disant que les États-Unis « n’ont pas besoin des voitures construites au Canada », a surpris tout le monde. Alors qu’on s’attendait au pire, il a admis, en parlant de Carney : « C’est correct. C’est ce qu’il doit faire. C’est une bonne chose pour lui de signer un accord commercial. Si vous pouvez conclure un accord avec la Chine, vous devriez le faire. » C’est à n’y rien comprendre, surtout quand des membres de son administration affirment au contraire que le Canada va « regretter » cette entente.

Opportunités locales et échecs des constructeurs

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Dans tout ce remue-ménage, on pense forcément à chez nous. Est-ce que la filière batterie québécoise, qui est déjà pas mal ébranlée depuis la chute de Northvolt mais qui continue son développement, pourra tirer son épingle du jeu ? Si j’étais le gouvernement du Québec, je peux vous dire que je pousserais très fort pour que cela fasse partie des ententes. Il ne faudrait pas oublier les enjeux éthiques, évidemment. Faire affaire avec la Chine, c’est ouvrir une boîte de Pandore où se mêlent travail forcé et questions morales, politiques et économiques.

Mais une chose est claire : le marché va être bouleversé, et les constructeurs nord-américains ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. La stratégie de ne vendre que des gros véhicules chers tout en demandant au gouvernement de bloquer la concurrence bon marché était vouée à l’échec. Ça devait exploser tôt ou tard. Le monde vire à l’électrique, on ne peut pas résister indéfiniment.

Regardez ailleurs : ça fait des années que les Asiatiques et les Européens ont accès à des options abordables. Mon collègue Alain McKenna rappelait que les Européens ont le choix entre une dizaine de modèles sous la barre des 30 000 euros (environ 45 000 $ CAN). Et ici ? Selon Daniel Breton, le PDG de Mobilité Électrique Canada, seule la Fiat 500 électrique passe sous ce prix. C’est sans même parler de la Chine où certains modèles se vendent moins de 15 000 $ CAN. Espérons que Detroit et Windsor se réveillent et offrent enfin des modèles compétitifs.

Conclusion : Le portefeuille et la planète gagnants

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Au final, le résultat concret, ce sera plus d’argent dans vos poches. Normand Mousseau, directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier, a fait les calculs. Les Québécois achètent environ 500 000 véhicules neufs par an. Si on leur fait économiser 10 000 $ par véhicule, on dégage soudainement 5 milliards de dollars annuellement ! Mieux encore, au bout de 10 ans, le professeur Mousseau estime que les économies de carburant atteindraient 10 milliards chaque année si on passait au tout électrique. Comme il le dit si bien : « On parle d’argent qui va actuellement à l’étranger et qui resterait ici ».

Et n’oublions pas l’environnement. Les émissions de GES du transport routier ont bondi de 23 % au Québec entre 1990 et 2022. Elles représentent 32 % de notre bilan total, ce qui en fait le secteur le plus polluant. Les véhicules électriques ne sont pas magiques, mais ils sont un morceau essentiel du casse-tête. Jusqu’à présent, ils étaient trop chers pour la masse. La décision de Mark Carney vient secouer l’ordre établi, c’est certain, mais tant les consommateurs que l’environnement semblent déjà être les grands gagnants.

Selon la source : lapresse.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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