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Neige en février : ce système qui pourrait tout changer in extremis
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un mois de février 2026 sous le signe du déficit neigeux

Le mois de février 2026 touche bientôt à sa fin et le bilan provisoire laisse apparaître un manque de précipitations solides sur une grande partie du territoire. Pour plusieurs régions du Québec, ce deuxième mois de l’année n’a pas été particulièrement généreux en flocons, une situation qui divise l’opinion publique.

Si certains citoyens se réjouissent de cette accalmie météorologique qui simplifie les déplacements, d’autres déplorent ce manque de neige en plein cœur de l’hiver. Cependant, la situation n’est pas encore figée. Malgré ce déficit marqué observé depuis le début du mois, les conditions pourraient évoluer avant le passage au mois de mars.

Il reste en effet quelques jours au calendrier, et les prévisions indiquent que le Québec pourrait encore rattraper une partie de son retard. L’analyse des données actuelles et des systèmes à venir permet de dresser un portrait nuancé de la situation.

Montréal et les grands centres en manque de précipitations

La métropole illustre parfaitement cette tendance à la baisse. Depuis le 1er février, Montréal n’a enregistré qu’une vingtaine de centimètres de neige. Ce chiffre est particulièrement bas lorsqu’on le compare à la normale mensuelle, qui s’établit habituellement à 48 cm pour cette période de l’année.

La ville affiche donc un cumul inférieur à la moitié de ce que l’on attend statistiquement. Ce constat ne se limite pas à la seule région montréalaise. L’analyse s’étend à l’ensemble de la province, révélant une tendance généralisée.

En effet, dans plusieurs grands centres urbains du Québec, près des deux tiers des villes accusent un déficit important en matière d’accumulations neigeuses. L’hiver 2026 semble, pour l’instant, marquer une pause dans ces secteurs densément peuplés.

Les exceptions régionales : qui a reçu le plus de neige ?

Toutes les régions ne sont cependant pas logées à la même enseigne. Quelques secteurs parviennent à tirer leur épingle du jeu grâce à des systèmes dépressionnaires qui se sont montrés plus actifs au début du mois. Ces zones ont ainsi atteint, voire dépassé, leur moyenne climatique habituelle.

Si l’on établit un classement des grandes villes ayant reçu les plus forts cumuls, trois localités se démarquent nettement. Gatineau décroche la première place symbolique avec 72 % de sa normale atteinte. Elle est suivie par Val-d’Or, qui affiche 57 % de sa normale, et enfin Gaspé, qui complète ce trio de tête avec 54 %.

Ces secteurs ont bénéficié de trajectoires météorologiques plus favorables. Ils ont notamment profité de dépressions longeant le fleuve Saint-Laurent et de systèmes côtiers plus vigoureux. En conséquence, ces villes jouissent d’un couvert neigeux plus conforme aux attentes de la saison, surpassant parfois les normales établies.

Un système majeur surveillé pour la fin du mois

La dernière semaine de février pourrait toutefois modifier les statistiques finales. Les météorologues surveillent attentivement l’évolution des conditions atmosphériques. Un premier phénomène, identifié comme un « clipper », devrait apporter quelques centimètres de neige, mais c’est un autre système qui retient l’attention.

Un système plus imposant, en provenance de l’ouest et remontant par le sud des Grands Lacs, est attendu vers jeudi. C’est cette perturbation spécifique qui possède le potentiel de changer la donne pour la fin du mois.

Les modèles de prévision ne s’accordent pas encore totalement sur la trajectoire précise que empruntera cette dépression. Cette incertitude laisse planer le doute sur les quantités exactes de précipitations à venir sur la province.

Scénarios possibles : 30 cm ou rien ?

L’impact de ce système dépendra entièrement de sa proximité avec le Québec. Si la dépression passe suffisamment près, des accumulations totales allant de 15 à 30 cm seraient possibles localement. Un tel apport permettrait de combler une partie significative du retard accumulé.

À l’inverse, si le système effectue un glissement plus au sud, février se confirmera comme un mois peu généreux en flocons. Les prochains jours seront donc déterminants pour faire pencher la balance du côté des victoires ou des défaites, selon l’appréciation que chacun se fait de la quantité de neige reçue.

Ces prévisions et analyses ont été réalisées avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue, qui continue de suivre l’évolution de ces systèmes pour affiner les projections à l’approche de l’échéance.

Selon la source : meteomedia.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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