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Des documents importants liés à Epstein sur Trump et une plaignante de 14 ans restent non publiés
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Des pièces maîtresses de l’affaire Epstein introuvables

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Une ombre plane sur la publication des archives de l’affaire Epstein. Plusieurs médias américains de premier plan, dont le New York Times, NPR et l’Associated Press, ont révélé une anomalie de taille : des documents fédéraux cruciaux semblent avoir disparu de la base de données publique du ministère de la Justice. Ces pièces concernent une femme qui avait contacté les enquêteurs en 2019, peu après l’arrestation du financier pour trafic sexuel en juillet de la même année.

Son témoignage, recueilli durant le premier mandat de Donald Trump, est explosif. Elle affirme avoir été agressée sexuellement des décennies plus tôt par Jeffrey Epstein et Donald Trump, alors qu’elle n’était âgée que de 14 ans. Des registres internes et des index de documents confirment que le FBI l’a interrogée à plusieurs reprises en 2019. Pourtant, la version accessible au public ne contient qu’un unique résumé d’entretien, soulevant de sérieuses questions sur la transparence du processus.

L’inventaire précis des documents volatilisés

lanature.ca (image IA)

L’enquête menée par la radio publique NPR a mis en lumière des lacunes flagrantes dans les archives publiées. L’examen des dossiers a révélé des sauts dans la numérotation des séries de documents et des références à des rapports d’entretien du FBI qui sont tout simplement absents du portail en ligne. Les registres internes sont pourtant clairs : ils indiquent que le FBI a mené pas moins de quatre entretiens distincts avec cette accusatrice au cours de l’année 2019.

Sur ces quatre auditions, seul le résumé de celle datée du 24 juillet 2019 a été rendu public. Or, ce document se concentre principalement sur Jeffrey Epstein et ne détaille pas l’intégralité des allégations formulées par la plaignante. Pour ajouter au trouble, un index de divulgation lié à son dossier répertorie un total de 15 documents connexes. Moins de la moitié d’entre eux sont aujourd’hui consultables. Cette absence massive a logiquement intensifié les soupçons sur une possible rétention d’informations.

Des allégations graves face aux déclarations officielles

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Les allégations, telles que rapportées par les journalistes ayant eu accès aux résumés, décrivent des événements remontant à plusieurs décennies, à une époque où la plaignante était encore adolescente. Elle aurait déclaré aux enquêteurs que Jeffrey Epstein lui avait présenté Donald Trump, et qu’elle avait ensuite subi des agressions sexuelles et des violences. Ces détails particulièrement graves ne sont que partiellement, voire pas du tout, reflétés dans les documents officiels mis à disposition du public.

Lors de l’annonce de la publication des archives, le ministère de la Justice avait pourtant assuré avoir diffusé des millions de pages de documents, conformément aux exigences de divulgation. L’institution avait précisé dans un communiqué : « Les personnalités et les politiciens notables n’ont pas été censurés dans la publication des dossiers. » Fait notable, dans la même annonce, le ministère ajoutait une mise au point tranchée concernant ces accusations spécifiques : « Pour être clair, ces allégations sont infondées et fausses. »

Le bras de fer politique et judiciaire

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Face à la polémique grandissante, le ministère de la Justice a reconnu qu’il se penchait sur le problème. Dans une déclaration officielle, il a affirmé : « Comme pour tous les documents qui ont été signalés par le public, le ministère examine actuellement les dossiers appartenant à cette catégorie. » Il a également promis que tous les documents jugés indûment retenus et pouvant être légalement divulgués seraient publiés. Les responsables ont rappelé que la loi fédérale permet de retenir ou d’expurger certains documents pour protéger l’identité des victimes ou les enquêtes en cours.

De son côté, Donald Trump a balayé toutes les accusations avec véhémence, présentant la publication des dossiers comme la preuve de son innocence. S’adressant aux journalistes, il a martelé : « Je n’ai rien à cacher ! J’ai été innocenté ! Je n’ai rien à voir avec Jeffrey Epstein. » Puis il a ajouté : « J’ai été totalement innocenté. » L’ancien président a toujours reconnu avoir connu le financier dans les années 1990, mais assure avoir pris ses distances bien avant les poursuites pénales. Aucune charge n’a d’ailleurs été retenue contre lui dans ce dossier. La réponse des démocrates est cinglante. Le représentant Robert Garcia a déclaré : « Les démocrates chargés de la surveillance peuvent confirmer que le ministère de la Justice semble avoir illégalement dissimulé les entretiens du FBI avec cette survivante qui a accusé le président Trump de crimes odieux. »

Un scandale aux répercussions politiques limitées ?

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L’onde de choc de la publication des archives Epstein a touché de nombreuses personnalités publiques, bien au-delà du seul Donald Trump. La diffusion a d’ailleurs été critiquée pour ses erreurs techniques et ses problèmes de rédaction dans les premières vagues de documents. Pourtant, malgré les interrogations persistantes sur les entretiens manquants et les registres incomplets, l’ancien président semble politiquement épargné par cette controverse au sein de sa base électorale.

Beaucoup de ses partisans considèrent en effet que cette affaire est avant tout motivée par des considérations politiques. Alors que plusieurs noms cités dans les dossiers ont vu leur réputation durablement ternie, la position de Donald Trump au sein de son parti ne paraît pas immédiatement ébranlée. Pendant que l’enquête interne du ministère de la Justice suit son cours, une question centrale demeure : le public a-t-il vraiment eu accès à l’intégralité des éléments liés aux accusations de cette plaignante ?

Selon la source : pbs.org

Créé par des humains, assisté par IA.

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