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Trump répond à la menace d’une attaque de drones iraniens en Californie
Crédit: The White House, Wikimedia Commons (Public domain)

Une alerte du FBI et une menace venue de la mer

C’est une information qui a mis les autorités sur les dents. Donald Trump a réagi à une alerte émise par le FBI, prévenant d’un possible projet d’attaque iranienne visant le sol américain. Le scénario évoqué est précis : une opération surprise menée depuis la côte californienne.

Le président américain a abordé le sujet ce 11 mars au soir, à son arrivée à Washington D.C. Ses déclarations interviennent un peu moins de deux semaines après le début d’une campagne de frappes coordonnées menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Le contenu du bulletin fédéral

Que disait exactement ce bulletin du FBI ? Publié à la fin du mois de février, il se basait sur des renseignements jugés suffisamment sérieux pour être diffusés. L’agence fédérale y expliquait avoir « acquis des informations » au début de ce même mois, suggérant que l’Iran « aspirait à mener une attaque surprise au moyen de véhicules aériens sans pilote ».

Cette action serait une mesure de rétorsion directe, envisagée dans l’éventualité où Donald Trump déciderait de lancer de nouvelles frappes contre l’État du Moyen-Orient. Le document du FBI restait cependant prudent sur les détails, ajoutant : « Nous n’avons aucune information supplémentaire sur le moment, la méthode, la cible ou les auteurs de cette attaque présumée. »

La réaction présidentielle : « L’Iran est en train d’être décimé »

Interrogé par les journalistes à sa descente d’avion, Donald Trump a d’abord voulu se montrer rassurant sur le déroulement du conflit. Il a affirmé avoir de « bonnes nouvelles sur le front de la guerre », avant de livrer une analyse sans détour de la situation de son adversaire.

Le président américain a déclaré que l’Iran était « en train d’être absolument détruit ». Il a ensuite martelé son propos : « L’Iran est en train d’être absolument décimé », ajoutant pour conclure cette première intervention : « c’est tout ce que je peux dire. »

Le complot californien et la conduite de la guerre

C’est Peter Doocy, correspondant de Fox News à la Maison Blanche, qui a relancé le président sur la menace spécifique visant la Californie. Sa question fut directe : « Qu’avez-vous entendu à propos de ce bulletin que les forces de l’ordre ont publié sur un possible complot de vengeance iranien en Californie, où il y aurait une sorte de bateau sur la côte, lançant des drones… »

La réponse de Donald Trump, âgé de 79 ans, fut mesurée mais ferme. « Cela fait l’objet d’une enquête, mais beaucoup de choses se passent et tout ce que nous pouvons faire, c’est les prendre comme elles viennent. » Il a ensuite élargi son propos à la gestion globale du conflit, affirmant : « La guerre elle-même est menée aussi bien que personne ne l’a jamais vu, et ce sont d’autres pays qui me le disent aussi. De grands pays, des pays puissants, ils ont dit n’avoir jamais rien vu de tel, et ils sont également d’accord avec ce que je fais. Ils disent que c’est un pays maléfique et qu’il en est ainsi depuis 47 ans. »

Cellules dormantes : Trump accuse la frontière de Biden

La discussion a ensuite dévié vers une autre menace potentielle : la présence de cellules dormantes iraniennes sur le territoire américain. Le journaliste Peter Doocy a demandé au président : « Et s’ils essaient de nous frapper en retour, avez-vous été informé du nombre de cellules dormantes iraniennes qu’il pourrait y avoir aux États-Unis en ce moment ? »

Sur ce point, Donald Trump a immédiatement pointé la responsabilité de son prédécesseur, Joe Biden, et de sa « stupide frontière ouverte ». Il a répondu : « Je l’ai été, et beaucoup de gens sont entrés grâce à Biden, avec sa stupide frontière ouverte. Mais nous savons où se trouvent la plupart d’entre eux, nous les avons tous à l’œil, je pense. »

Relancé sur le nombre exact de ces agents potentiels, le président a esquivé la question pour réitérer son attaque politique : « Ils sont entrés par les politiques de frontières ouvertes de Joe l’endormi, l’un des pires, le pire président de l’histoire de notre pays, et nous les avons tous à l’œil. »

Selon la source : ladbible.com

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