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À 26 ans, découvre son cancer elle-même et adresse un message ferme aux médecins
Crédit: sumbulari/Instagram

Un diagnostic posé après un an d’errance médicale

Sumbul Ari, âgée de 26 ans, a reçu un diagnostic de lymphome de Hodgkin en mars 2026 (sumbulari/Instagram).

Sumbul Ari, une jeune femme de 26 ans, a récemment partagé son histoire. Une histoire marquée par près d’un an de symptômes ignorés par le corps médical avant qu’un diagnostic ne tombe enfin : un lymphome de Hodgkin de stade 2-3. Face à ce qu’elle décrit comme un « manque d’empathie », elle a dû trouver elle-même la cause de ses maux.

Pendant des mois, Sumbul a vu ses inquiétudes balayées par plusieurs professionnels de santé. Ce n’est qu’après avoir identifié elle-même la maladie en ligne qu’elle a finalement obtenu une confirmation officielle. Une situation qui la pousse aujourd’hui à adresser un message fort aux médecins qui l’ont suivie.

Des symptômes clairs mais constamment minimisés

@sumbul.ari Hello new peeps!! I’m Sum, 26, and living in far North Queensland. I recently got diagnosed with Stage 2-3 Hodgkin’s Lymphoma and I am here to share my journey and story with you all!! 🙂 #cancerawarness #cancerfighter #hodgkinslymphoma #lymphoma #chemo ♬ original sound – Sumbul Ari

Tout a commencé par un symptôme particulièrement handicapant : des démangeaisons excessives. L’inconfort était tel que Sumbul Ari peinait à dormir une nuit complète, constamment réveillée par le besoin de se gratter. Face à cette plainte, les réponses des médecins ont été déconcertantes. L’un lui a simplement conseillé de s’hydrater la peau, tandis qu’un autre a qualifié son état de « une de ces choses qui arrivent ».

Pourtant, d’autres signaux d’alarme se sont ajoutés aux démangeaisons. Sumbul souffrait de sueurs nocturnes, d’une perte d’appétit et d’énergie, ainsi que d’infections à répétition. Ces symptômes, lorsqu’ils sont combinés, sont des indicateurs courants du lymphome de Hodgkin. Malgré ce tableau clinique, Sumbul affirme qu’aucun des cinq médecins qu’elle a consultés n’a « jamais mentionné [le cancer] ni même envisagé cette possibilité ».

Le jour où Google a donné la réponse

Le point de bascule fut l’apparition d’une grosseur dans son cou. Face à ce nouveau symptôme tangible, Sumbul a pris les choses en main et s’est tournée vers internet pour chercher des informations. C’est là qu’elle a posé son propre diagnostic.

Elle raconte  : « Dès que j’ai cherché sur Google ‘grosseur dans le cou’, tous mes symptômes sont apparus, et j’ai immédiatement su que j’avais un cancer ». Loin d’être un choc, la confirmation médicale officielle qui a suivi a été, pour elle, une forme de soulagement. « J’étais soulagée », confie-t-elle, car elle avait « enfin une réponse ».

Un message direct aux médecins : « Faites mieux »

Interrogée sur ce qu’elle dirait aux médecins qui l’ont ignorée, la réponse de Sumbul est sans détour. « Je leur dirais à quel point je suis déçue qu’ils ne m’aient pas écoutée et ne m’aient pas prise assez au sérieux, et maintenant je dois en assumer les conséquences », déclare-t-elle. « J’aurais pu être diagnostiquée 11 mois plus tôt, et pendant tout ce temps, le cancer se propageait ».

Elle poursuit avec une critique acerbe : « Je leur dirais de se former davantage sur les symptômes du cancer, et de ne jamais supposer que les jeunes ne peuvent pas avoir de cancer parce qu’ils ont l’air en forme et en bonne santé. Pas un seul des médecins n’a vérifié la présence d’une grosseur, même lorsque je leur présentais tous mes symptômes ». Sumbul dénonce un « manque d’empathie et un manque de connaissances » et les exhorte à « faire mieux ».

Elle se souvient même d’un détail frappant : « Une médecin avait même une pancarte dans son cabinet qui disait ‘ne confondez pas votre recherche Google avec mes années d’études’. Je lui dirais que c’est une vaste blague. C’est cette même médecin qui a dit ‘c’est juste une de ces choses’, m’a recommandé de voir un autre confrère, et ensuite j’ai dû diagnostiquer mon propre cancer. Quelle blague. »

Entre soulagement physique et épreuve émotionnelle

Sumbul documente son parcours contre le cancer sur TikTok et Instagram (sumbulari/Instagram).

Aujourd’hui, Sumbul Ari suit un traitement contre le cancer et les résultats physiques sont encourageants. « Depuis que j’ai commencé le traitement, mes symptômes ont disparu et honnêtement, je me sens très bien physiquement, je n’ai eu aucune réaction, nausée ou effet secondaire au traitement, donc je vais très bien physiquement », explique-t-elle. Cependant, le combat se poursuit sur un autre front : celui de l’émotion.

La jeune femme de 26 ans doit désormais gérer l’impact psychologique de cette épreuve. « Je gère juste actuellement les répercussions émotionnelles de tout ce qui se passe », confie-t-elle. « Je sais que ça ira, et je fais de mon mieux pour rester positive, mais je ne mentirai pas en disant que c’est très, très difficile. J’ai travaillé si dur pour arriver là où j’en étais dans ma carrière et dans ma vie, et soudain, tout est en pause et m’est retiré. C’est très dur. »

Selon la source : unilad.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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