Pourquoi la Russie vise une petite ville britannique de 10 000 habitants dans une nouvelle menace
Auteur: Simon Kabbaj
L’escalade : 120 000 drones qui changent la donne

La menace d’une Troisième Guerre mondiale, qu’on y croie ou non, ne semble pas s’estomper. Un nouvel épisode de cette saga aux relents nucléaires s’est déroulé le 15 avril dernier. Ce jour-là, le ministère de la Défense du Royaume-Uni a dévoilé son intention de fournir 120 000 drones à l’Ukraine, déclenchant une réaction immédiate de la part de la Russie, qui a mis en garde contre des « conséquences imprévisibles ».
Cette annonce a été perçue comme une provocation par Moscou, qui a rapidement désigné de nouvelles cibles potentielles. Cette montée des tensions s’inscrit dans un contexte de soutien occidental accru à Kiev. En effet, l’Allemagne a récemment approuvé une aide militaire d’une valeur de 3,4 milliards de livres sterling, tandis que la Norvège s’est engagée à verser 7,8 milliards de livres sterling pour soutenir l’effort de guerre ukrainien.
La réponse russe : « Dormez bien, partenaires européens ! »

Les représentants du président Vladimir Poutine ont directement pointé du doigt trois localités sur le sol britannique, ainsi que d’autres territoires en Europe. Le ministère de la Défense russe a déclaré : « Au lieu de renforcer la sécurité des États européens, les actions des dirigeants européens entraînent de plus en plus ces pays dans une guerre avec la Russie ». Le message se veut clair : le soutien à l’Ukraine pourrait avoir un coût direct pour les nations qui le fournissent.
L’avertissement a été renforcé par Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe, qui a affirmé sur les réseaux sociaux que la déclaration de la Russie « doit être prise au pied de la lettre ». Il a ensuite ajouté une note particulièrement sinistre : « La liste des installations européennes qui fabriquent des drones et d’autres équipements est une liste de cibles potentielles pour les forces armées russes. Le moment où les frappes deviendront une réalité dépend de la suite des événements. Dormez bien, partenaires européens ! ».
Mildenhall, une cible stratégique inattendue

Mais quelles sont ces cibles précisément ? Selon les informations, les points vulnérables identifiés au Royaume-Uni seraient Londres, Leicester et la petite ville de Mildenhall, dans le Suffolk. Ailleurs en Europe, Munich, Riga, Hengelo et Prague sont également mentionnées. Mais pourquoi Mildenhall, une localité d’environ 10 000 habitants, figure-t-elle sur cette liste ?
La raison est purement stratégique. Mildenhall abrite l’une des principales bases de la Royal Air Force (RAF). Juste à côté, près du village de Lakenheath, se trouve une autre base utilisée par l’armée américaine. L’objectif présumé serait donc de neutraliser à la source l’envoi des milliers de drones promis au président Volodymyr Zelenskyy. En frappant ces bases, les drones n’atteindraient jamais les troupes ukrainiennes.
La déclaration russe a d’ailleurs précisé : « Le public européen ne devrait pas seulement comprendre clairement les véritables causes des menaces qui pèsent sur sa sécurité, mais aussi connaître les adresses et les emplacements des entreprises ‘ukrainiennes’ et ‘conjointes’ qui produisent des drones et des composants pour l’Ukraine sur le territoire de leurs pays. »
Où se réfugier ? La liste des villes jugées plus sûres

Face à cette menace, notamment pour les habitants du Suffolk, le quotidien Daily Express a dressé une liste des localités considérées comme des refuges potentiels au Royaume-Uni dans l’éventualité où la Troisième Guerre mondiale éclaterait réellement. Ces lieux sont jugés moins stratégiques ou plus isolés.
- Aberystwyth
- Barrow in Furness
- Berwick-upon-Tweed
- Bideford
- Brixworth
- Carlisle
- Cornouailles
- Douvres
- Dumfries
- Folkestone
- Inverness
- Île d’Anglesey
- Lancaster
- Margate
- Skegness
- Weymouth
- Whitby
Pour Zelenskyy, le conflit mondial a déjà commencé

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a une vision bien tranchée de la situation actuelle. Dans une déclaration à la BBC, il a affirmé de manière funeste que le conflit avait déjà dépassé le cadre régional.
« Je crois que Poutine a déjà commencé [la Troisième Guerre mondiale] », a-t-il déclaré. « La question est de savoir combien de territoire il pourra s’emparer et comment l’arrêter… La Russie veut imposer au monde un mode de vie différent et changer la vie que les gens ont choisie pour eux-mêmes. » Ses mots soulignent l’enjeu existentiel du conflit, bien au-delà des seules frontières de l’Ukraine.
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