Trump critiqué après avoir lu un passage de la Bible, à la suite d’une réponse controversée sur son verset préféré
Auteur: Simon Kabbaj
Une lecture biblique qui déclenche la polémique

Une vidéo pré-enregistrée montrant Donald Trump lisant un passage de la Bible a suscité une vague de critiques. Le président des États-Unis participait à un marathon de lecture de la Bible, se filmant pour l’occasion dans le décor solennel du Bureau Ovale. Cet acte a été perçu par beaucoup comme une simple manœuvre publicitaire.
La diffusion de cette séquence intervient à peine une semaine après que Donald Trump a partagé sur les réseaux sociaux une image de lui-même générée par intelligence artificielle le dépeignant en Jésus. Pour ses détracteurs, cette lecture n’est donc pas un acte de foi isolé, mais s’inscrit dans une communication bien orchestrée, qui a ravivé le souvenir d’une ancienne interview où sa connaissance des textes sacrés avait été questionnée.
Un passage de l’Ancien Testament lourd de sens
Le choix du texte lu par le président n’est pas anodin. Donald Trump a sélectionné un passage du Deuxième Livre des Chroniques, chapitre 7, versets 11 à 22. Historiquement, cette portion des Écritures a souvent été citée par ceux qui soutiennent que les États-Unis ont été fondés en tant que nation chrétienne. Une vision qui s’oppose directement au principe de séparation de l’Église et de l’État, pourtant inscrit dans le premier amendement de la Constitution américaine et considéré comme un des piliers fondateurs du pays.
Dans la vidéo, Donald Trump déclame ainsi les paroles suivantes : « Et l’Éternel apparut de nuit à Salomon et lui dit : J’ai entendu ta prière et j’ai choisi ce lieu pour moi comme maison de sacrifice. Si mon peuple, qui est appelé par mon nom, s’humilie, prie, cherche ma face et se détourne de ses mauvaises voies, alors je l’entendrai des cieux, je pardonnerai son péché et je guérirai son pays. »
Des réactions vives et partagées sur les réseaux sociaux

Immédiatement après la diffusion, les réseaux sociaux se sont enflammés. De nombreux internautes ont exprimé leur colère, qualifiant l’initiative de mise en scène. Un utilisateur a ainsi écrit : « Juste un autre coup de pub de TRUMP ». Un autre s’est montré plus sceptique : « S’il vous plaît, dites-moi où Trump va à l’église ? Lire la Bible à voix haute pour un groupe de gens au hasard ressemble à une cascade publicitaire. Ce n’est une réaction à rien, donc c’est purement de la propagande. La Bible n’est pas de la propagande, mais l’usage qu’en fait Trump l’est ! ». Un troisième commentaire se voulait plus lapidaire : « Trump qui lit la Bible, quelle blague ».
Cependant, d’autres voix se sont élevées pour défendre le président. Un de ses partisans a partagé un message positif : « Quel privilège d’entendre la Bible lue à voix haute sur la place publique. Partout dans le monde, de nombreux chrétiens sont persécutés simplement pour avoir partagé leur foi ouvertement. Merci, Président Trump, d’avoir lu les Écritures avec audace. Quel moment à vivre. »
Un contexte de tensions et de symboles religieux

Cette lecture biblique ne survient pas dans un vide. Elle s’ajoute à une série d’événements récents où Donald Trump a utilisé des références religieuses. Comme mentionné, une semaine auparavant, il avait relayé une image de lui en Jésus, générée par une IA. Cette communication a été jugée provocatrice par certains observateurs.
Par ailleurs, le président entretient publiquement une querelle avec le pape Léon XIV. Le souverain pontife a en effet critiqué de manière forte et continue la guerre menée par Donald Trump en Iran, créant des tensions diplomatiques et religieuses. L’ensemble de ces faits dresse le portrait d’une relation complexe et très médiatisée entre le président américain et la sphère religieuse.
L’interview qui refait surface : le verset préféré de Trump

La polémique actuelle a fait resurgir une interview passée au cours de laquelle un journaliste avait interrogé Donald Trump sur son verset biblique favori. Sa réponse, pour le moins inhabituelle, avait marqué les esprits. Il avait d’abord affirmé que la Bible « signifie beaucoup pour moi », avant de refuser de citer un passage précis, expliquant : « je ne voudrais pas entrer là-dedans parce que pour moi, c’est très personnel ».
Relancé par le journaliste qui lui demandait s’il était plutôt un adepte de l’Ancien ou du Nouveau Testament, Donald Trump avait alors répondu : « Euh, probablement les deux à égalité. Je pense que c’est juste un incroyable… toute la Bible est incroyable… ». Il avait ensuite conclu l’échange en déclarant que son propre livre, « The Art of the Deal », était son « deuxième livre préféré de tous les temps », juste après la Bible.
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