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« Tout est gratuit » : une boulangerie de Montréal victime d’un vol collectif en plein jour
Crédit: _mamieclafoutis / instagram

Une fête des Travailleurs sous tension à Montréal

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La journée internationale des Travailleurs a été marquée par plusieurs incidents à Montréal. Au cœur de l’agitation, une boulangerie a été la cible d’un vol et d’actes de vandalisme par un groupe d’individus masqués. Cet événement s’inscrit dans une série d’actions qui ont mené à plus d’une douzaine d’arrestations et à des affrontements avec les forces de l’ordre à travers la ville.

Ces tensions se sont cristallisées autour de manifestations liées au 1er mai. Si cette date n’est pas un jour férié officiel au Canada, elle est néanmoins observée mondialement comme la journée internationale des Travailleurs, et donne parfois lieu à des rassemblements revendicatifs.

L’incident de la boulangerie Mamie Clafoutis

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Les faits se sont déroulés tôt le vendredi matin. Vers 8 heures, un appel au 911 a signalé qu’un groupe avait fait irruption dans une succursale de la boulangerie Mamie Clafoutis, située sur la rue Saint-Denis. Selon Jean-Pierre Brabant, porte-parole de la police de Montréal, environ une douzaine d’individus au visage dissimulé sont impliqués.

« Ce groupe de personnes, qui étaient masquées, est allé chercher des marchandises et des articles et est parti sans payer », a détaillé Jean-Pierre Brabant. Il ajoute : « Au même moment, des graffitis ont été faits sur le bâtiment, principalement sur une vitrine. Il n’y a eu aucune altercation. Ils sont partis avec la marchandise. » Le porte-parole a également confirmé que, en date de samedi, aucune arrestation n’avait encore eu lieu en lien avec cet incident précis.

Revendication anonyme et réponse de l’entreprise

La boulangerie a réagi en publiant une vidéo de l’incident sur son compte Instagram. On y voit les individus masqués pénétrer dans le commerce. L’entreprise décrit la scène : « des individus sont entrés, ont rempli leurs sacs, ont crié que ‘tout est gratuit’, se sont qualifiés d’anticapitalistes… puis ont vandalisé la devanture. » La direction a fermement condamné l’acte : « Ce n’est pas de l’activisme. C’est du vol », peut-on lire dans la publication, qui rappelle que l’entreprise est québécoise et emploie des travailleurs et fournisseurs locaux.

La publication s’interroge directement sur les motivations du groupe : « S’attaquer à une boulangerie locale, est-ce que c’est ça, votre révolution ? Parce qu’au final, vous n’attaquez pas ‘le système’. Vous attaquez des gens qui travaillent. » En parallèle, un compte anonyme sur les réseaux sociaux a semblé revendiquer l’action. Le message, accompagné d’une photo d’un individu masqué tenant un pain de la boulangerie avec une bougie allumée, présentait le geste comme un acte de « rejet total du regard envahissant de la surveillance et des faux dieux du capitalisme. »

Cette revendication visait apparemment le système de paiement automatisé « Scan & Go » utilisé par l’enseigne. Selon The Gazette, ce système, fruit d’un partenariat avec la start-up technologique Leav, est en place depuis environ 2024. Il est à noter que la boulangerie Mamie Clafoutis propose également un service de paiement traditionnel au comptoir.

D’autres événements à travers la ville

L’affaire de la boulangerie n’était pas un cas isolé. Jean-Pierre Brabant a rapporté qu’un incident similaire s’était produit la veille, le jeudi soir, dans une épicerie Maxi du quartier Rosemont. Là aussi, un groupe d’individus masqués a pénétré dans le magasin de nuit pour le piller et y laisser des graffitis. Le lien entre ces deux événements n’a pas encore été formellement établi par les enquêteurs.

Plus tard dans la journée du vendredi, une manifestation a débuté au Square Victoria avant de se déplacer dans le centre-ville. Le cortège a été le théâtre de nouvelles tensions. D’après le porte-parole de la police, certains participants ont lancé des projectiles en direction des agents. Aucun dommage matériel sur les bâtiments n’a cependant été signalé. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz poivré pour disperser la foule. Au total, quatorze personnes ont été arrêtées, notamment pour agression présumée sur un policier.

La police ouvre plusieurs enquêtes

Face à cette succession d’événements, les services de police de Montréal ont pris les choses en main. Des enquêtes ont été officiellement ouvertes pour faire la lumière sur chacun des incidents, qu’il s’agisse du vol à la boulangerie, du pillage de l’épicerie ou des débordements lors de la manifestation.

L’objectif sera de déterminer les responsabilités, d’identifier les auteurs des dégradations et des vols, et d’établir s’il existe une coordination entre les différents groupes impliqués dans ces actions menées en marge de la journée internationale des Travailleurs. Le bilan final de cette journée de mobilisation reste donc suspendu aux conclusions des investigations policières.

Selon la source : ctvnews.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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