Un homme « mort 17 fois en 13 minutes » révèle ce qu’il affirme avoir vu au paradis
Auteur: Simon Kabbaj
Une soirée d’anniversaire qui bascule soudainement à Whitby

L’expression d’expérience de mort imminente est souvent employée pour décrire une grande frayeur liée à un problème de santé. L’histoire vécue par John Williams, un Britannique de 39 ans qui ne partage aucun lien avec le célèbre compositeur de la bande originale de Star Wars, dépasse ce simple cadre clinique. L’événement inaugural s’est produit en novembre 2004, lorsque cet homme s’est rendu dans la ville balnéaire de Whitby avec sa compagne afin de célébrer le quarantième anniversaire de cette dernière.
La soirée avait débuté de la manière la plus classique qui soit. Le couple se trouvait dans l’ambiance chaleureuse d’un pub pour partager un repas, profitant d’une bonne compagnie tandis qu’une fraîche brise hivernale soufflait à l’extérieur de l’établissement. Au milieu du dîner, la situation a basculé lorsque le trentenaire a commencé à ressentir des bouffées de chaleur, des sueurs abondantes et de violents étourdissements.
Quelques instants plus tard, John s’est effondré au sol. La suite s’est déroulée dans la précipitation, rythmée par les lumières bleues clignotantes des véhicules de secours. L’homme a été transporté d’urgence à l’hôpital après avoir été frappé par une crise cardiaque majeure, marquant le point de départ d’un long parcours médical.
Le réveil aux soins intensifs et le verdict médical

Plusieurs heures après cet effondrement inattendu dans le pub de Whitby, le patient a repris conscience. Il s’est réveillé entouré par de nombreuses machines de surveillance et des membres du personnel soignant, son corps luttant encore pour tenter de récupérer du choc initial.
Le médecin consultant en charge de son dossier s’est alors penché vers lui pour lui livrer un constat clinique sans détours. Le praticien lui a déclaré : « Vous avez eu de la chance. » En traçant une ligne imaginaire sur sa propre main pour illustrer son propos, le docteur a ensuite ajouté : « Avec les crises cardiaques, soit vous vivez, soit vous mourez. Il n’y a pas d’entre-deux. »
Les examens spécialisés ont révélé que le Britannique avait été victime d’un infarctus du myocarde. Cette urgence médicale grave se caractérise par le blocage du flux sanguin en direction du cœur. Ce diagnostic vital ne constituait cependant que le prélude aux événements hospitaliers qui allaient survenir l’année suivante.
L’attente du triple pontage à Leeds et un calme inexpliqué

Presque un an plus tard, le parcours de santé de John Williams s’est poursuivi dans les couloirs d’un hôpital privé situé à Leeds. Le patient s’y préparait pour subir une intervention chirurgicale lourde, consistant en un triple pontage cardiaque. Ce protocole médical impliquait l’arrêt temporaire de son muscle cardiaque en bloc opératoire.
Malgré la lourdeur de l’acte et les actions prévues par l’équipe chirurgicale, le trentenaire éprouvait une sensation inattendue de sérénité. Il a expliqué : « Vous auriez pensé que j’aurais été anxieux, considérant que les médecins étaient sur le point de m’ouvrir, de me casser les côtes et d’arrêter mon cœur, mais ce calme m’a envahi comme quelque chose que je n’avais jamais ressenti auparavant. »
C’est précisément dans cette phase d’attente précédant l’opération que le Britannique a commencé à percevoir la présence de son père et de son grand-père, tous deux décédés. Il a précisé : « Je savais qu’ils n’étaient pas physiquement là, mais je pouvais les sentir avec moi. C’était presque comme s’ils étaient venus me souhaiter bonne chance, ».
Une immersion clinique qualifiée de paradis

Une fois la procédure entamée et le cœur arrêté, le patient rapporte avoir revu ses proches disparus. Il a décrit ce lieu de rencontre visuel comme étant le paradis. Les trois hommes semblaient se trouver ensemble, physiquement dans la même pièce, permettant un échange dont John conserve une trace précise.
Lors de cet épisode rapporté, le trentenaire s’est adressé à eux directement. Il a raconté : « Je vous verrai bientôt, j’ai hâte de vous voir tous les deux, cela fait si longtemps ». La réponse verbale de son grand-père s’est voulue particulièrement chaleureuse : « Tu as grandi depuis la dernière fois que je t’ai vu. Nous te verrons très bientôt. »
En revanche, l’intervention de son père s’est distinguée par une tonalité nettement plus ferme, renvoyant le patient à ses responsabilités familiales directes. Son père lui a transmis ce message sans équivoque : « Tu as deux jeunes filles à la maison… Pas tout de suite. »
Dix-sept arrêts et la preuve des défibrillateurs
Au moment de reprendre conscience, John Williams pensait émerger de l’anesthésie immédiatement après la fin de son pontage, selon le plan initial de l’équipe médicale. La réalité était cependant différente : il sortait d’un coma artificiel induit qui avait duré plusieurs jours consécutifs.
Pendant qu’il se trouvait sur la table d’opération, son muscle cardiaque avait été frappé par une arythmie. Cette complication résulte d’une perturbation des signaux électriques du cœur, générant un rythme anormal. Le battement peut alors devenir trop rapide, trop lent, ou adopter une cadence irrégulière, obligeant les médecins à recourir à la défibrillation de manière répétée.
Les registres hospitaliers indiquent que le cœur du patient s’est arrêté exactement 17 fois en l’espace de 13 minutes. En regardant son torse, l’homme a constaté la présence de deux marques de brûlures rectangulaires sur sa poitrine, prouvant l’usage des défibrillateurs. En évoquant ces événements, il a conclu : « Je n’arrive toujours pas à expliquer complètement ce qui s’est passé ou quand cela s’est passé, » avant d’ajouter : « Tout ce que je sais, c’est que cela semblait si réel, mais en même temps, d’un autre monde. Je n’ai jamais ressenti un tel calme depuis. »
Créé par des humains, assisté par IA.